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 Beware of the Wolf ♦ Lucian

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Nathan Foss
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MessageSujet: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Sam 24 Jan - 13:05


Beware of the Wolf
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La faim. La faim me tiraille l'estomac. Elle s'insinue partout. Fourbe. Pernicieuse. Elle gronde en moi comme je peux gronder de ma gueule. Elle ne me laissera en paix que si je parviens à lui donner ce qu'elle veut. Ce qu'elle attend de moi plus que tout au monde. De la chair. De la chair humaine. De la viande fraîche. Du sang. Un ou deux campeurs. Une dizaine, peut-être. Je ne sais pas. Je suis seulement aveuglé par ma faim. Ce grondement assourdissant ne me laisse pas la moindre seconde de répit. J'en ai assez. Je me lève de ma couchette et, sortant de ma cabane, je ferme la porte avant de cacher la clé à l'endroit prévu à cet effet. Tous les poils de mon corps nu se dressent sur ma peau face à la brise glacée de l'automne. L'hiver vient, et je peux le sentir. De plus, le soleil se couche, ne faisant que refroidir l'atmosphère. Je ne perds donc pas une seconde et, prenant ma forme de loup, je me laisse recouvrir de fourrure. Me secouant un peu, je profite de cet état bien particulier qui permet à mon être de se réchauffer dans son intégralité. Puis je me mets à courir dans la forêt, à la recherche d'un feu de camp. Ou d'un quelque autre signe de présence humaine. Je refuse, ce soir, de déchiqueter et de dévorer autre chose que l'une de ces frêles créatures.

La nuit est à présent tombée. Malgré mon pelage, je peux ressentir le froid tenter de mordre ma peau. Et pour le moment, aucune proie à l'horizon. Je ne suis plus guidé que par mon ventre qui, dans de sombres râles furieux, me fait comprendre qu'il s'impatiente. C'est alors, purement par réflexe, que je m'arrête de courir. Je dérape légèrement sur le tapi d'épines et de feuilles mortes à mes pieds, avant de lever la tête au ciel. La gueule légèrement ouverte, le museau à l'affut, je flaire une piste. Sept humains. Trois hommes et quatre femmes. Tous âgés de vingt-cinq ans environ. Mon odorat est bien plus développé lorsque mon estomac souffre le martyr. Ni une, ni deux, je baisse donc la tête afin de me diriger à grands pas dans la direction du petit groupe d'inconscients. Bientôt je les rattrape. Ils sont là, dans une petite clairière. Cinq dorment déjà dans leur tente respective. Deux autres sont à l'écart, en train de... De copuler, tout simplement. Je soupire un peu. Ces humains... Pensent-ils réellement que la forêt est le lieu le plus approprié pour ce genre de choses ? Peu importe. Ce ne seront pas mes premières cibles. Autant les laisser finir leur affaire. Qu'ils meurent donc heureux à défaut de mourir instruits.

M'approchant discrètement de la première tente, j'y pénètre furtivement pour en égorger l'occupant. J'agis de la même façon pour le reste du groupe. À savoir deux autres couples, bien plus calmes, eux. Je passe ensuite aux deux dévergondés du dehors. Ils ont terminé leurs ébats et commencent à revenir vers le campement en riant doucement. Ils me dégoûtent... Bien qu'au fond de moi, je me demande si un jour je retomberai amoureux... Je secoue un peu la tête quand cette idée me traverse l'esprit. L'amour n'est pas fait pour moi. Preuve en est mon expérience pour le moins déplorable de ce sentiment. Je suis donc ramené à l'instant présent par le faisceau de la lampe torche dans mes yeux, et le cri strident de la jeune femme humaine. Je lui grogne dessus, ce bruit me donnant envie de m'arracher les oreilles. Cependant rien n'y fait. Elle refuse de se taire. Je lui saute donc à la gorge, manquant de lui arracher la tête à coup de crocs. Une bonne moitié de son épaule arrachée, le cadavre s'écroule au sol. Et alors que je m'apprête à entamer mon repas, le petit-ami attaque, à grand renfort de buches de bois. Je m'en prends une dans le dos. Une autre dans une patte. Me retournant alors, j'arrache la tête de ce stupide humain, et ce d'un seul coup de griffe. Je prends quelques secondes pour respirer, puis je hurle à la lune. Suite à cela, je débute mon dîner avec appétit.

Finissant d'enterrer les os, je nettoie ensuite mes pattes dans les vêtements laissés là par mon souper. Rassasié, tandis que la nuit est déjà bien entamée, je décide de trottiner doucement vers ma cabane, en faisant un détour afin de digérer. Je profite à présent amplement du calme de cette fraiche soirée. Le parfum de la forêt à cette heure tardive me revigore. C'est donc heureux, la queue remuant de gauche à droite, que je parviens à mon Sanctuaire. La clairière dans laquelle j'ai été transformé en Lycan. Je ne laisse personne y pénétrer. Ni être humain, ni animal, ni même subtile mélange des deux. J'y passe souvent afin de me remémorer ce moment si particulier pour moi. Ici, je ne pense plus à rien. C'est aussi simple que ça. Seul bémol : ce soir je ne suis pas tout seul. Quelqu'un a osé perturber le calme de ma clairière. Et il en paiera le prix fort... J'avance donc doucement en dehors des arbres. Un Lycan. Je peux le sentir. Il est allongé là, dans l'herbe, à l'endroit précis où je me tenais il y a de cela plus de deux cents ans maintenant. Je grogne de plus en plus fort à mesure que je me rapproche de cet homme inconscient. Ma salive écumante coule sur le sol. Mes griffes s'enfoncent dans la terre meuble. Et soudain je m'arrête. Ma gueule se ferme. Mon poil redescend sur mon dos. Ma colonne vertébrale se redresse. Mes grognements cessent.

Je ne comprends pas tout à fait ce qu'il se passe. Mon odorat est de nouveau à l'affut. Cette fragrance. Elle m'est familière. Trop familière pour n'être qu'une simple coïncidence. Je la renifle. Une fois. Deux fois. Dix fois. Vingt fois. C'est de mon odeur qu'il s'agit. Ou en tout cas, elle semble se marier avec elle à la perfection. Car en effet, elle n'est pas identique à la mienne. Elle est plus corsée. Plus forte. Plus puissante. Plus chaude. Plus épicée. Je ne sais pas quoi en penser. Mon cœur accélère pour une raison aussi obscure que la nuit. L'intime conviction que je connais ce Lycan devient de plus en plus forte dans mon esprit. Je reprends alors ma marche dans sa direction. Une fois au-dessus de lui, je l'observe en silence. Je sais de qui il s'agit. Mais je ne me rappelle pas l'avoir vu quelque part. Pas sous cette forme, tout du moins. Je le renifle d'un peu plus près. Je me fiche bien de savoir s'il a conscience ou non de ma présence. Je me contente seulement de faire ce qui me parait être le plus logique dans cette situation. La première chose qui me vient à l'esprit. Je me mets donc à doucement lécher sa main, chaque coup de langue supplémentaire me faisant frissonner en long en large et en travers. J'ai bien conscience que ce geste est ridicule et digne d'un chien domestique, mais malgré tout, je me vois dans l'incapacité pure et simple de stopper mon action. Je dois me rendre à l'évidence. Je suis fait pour obéir à cet homme, peu importe qui il est.
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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Sam 24 Jan - 13:10

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Londres… Une ville a double visage. Celui que le monde connaît, et l’autre… Celui de la nuit et du plaisir, du sang et des meurtres. Londres avait bien changer depuis… Depuis quoi d’ailleurs ? Depuis mon enfance ? c’est une chose étrange de ce dire cela alors que le temps semble infini désormais. Les gens vont et viennent mais jamais ne restent. Ou du moins très peu… Pour l’instant, l’une des rares qui soient resté, c’est Talia. Des fois je me dis que je serais perdu sans elle.

Assis dans ma librairie, je regarde les gens qui passent. Des poissons rouges, voilà ce a quoi ils me font pensaient. Je suis dans un bocal où ses poissons vont et viennent. En fait la tout de suite, j’ai envie de fermer la boutique pour me réfugier dans la maison de passe. Oui… Je suis plus a l’aise dans cette maison de passe que dans la foule… Je n’aime pas les gens, je me méfie, je ne les crains pas, je préfère ne pas les approcher. On me tire de mes pensées, une jeune fille dans la fleur de l’âge qui étale ses charmes sous mon nez. Non je ne suis pas intéressais, je reste de marbre et la fait payer. Je n’ai pas que ça à faire. Elle grogne et s’en vas. Oui vas t’en, il serais dommage que quelque choses de mauvais t’arrive.

Les gens vont et viennent, enfin c’est l’heure de la fermeture. Je ferme prestement la boutique et me dirige d’un pas stricte vers la maison de passe que je connais très bien. Je n’en suis pas client, je suis le patron de cette maison de perdition. Talia m’accueille avec son éternelle sourire avant de me faire entré. Ses yeux légèrement orangés font d’elle la matriarche de cette maison. Elle le sais, elle sais que c’est elle qui héritera de ce commerce alors elle dirige cette maison d’une main de fer mais pas de manière cruel.
Aujourd’hui est un jour important, de gros clients vont venir et qui dit gros clients qui réserve des filles dit souvent mecs louches. Voilà pourquoi un briefing est essentiel avant ce genre de soirée, cela permet aux filles de savoir ce qu’elle doit craindre ou non. Une fois le discours finit, je m’éclipse dans ma chambre privé pour me préparer, quelque chose de sobre, mais le fond de l’air est frais alors que ressort mon long manteau noir que je portais par le passé. Noir aux inscriptions rouge comme le sang. L’un des derniers cadeaux de ma chère et tendre Hélène. Ce fut sans doute la dernière marque de noblesse que je possède avec mon nom. Quelle ironie…

La nuit est bien avancée quand je pénètre dans cette forêt, voilà bien des lunes que je ne suis pas revenu ici. Je n’en avais pas l’envie ni le courage. C’est une clairière comme une autre et pourtant, elle fut le témoin d’événement qui n’aurait pas eu lieu d’être. Cela revient par instant de manière diffus mais très confusément, mais c’est là… oui c’est ici que j’ai changer un garçon en loup, il y a maintenant un long très très long. Comme le temps a passé.

Assis dans la clairière, j’entend vaguement les hurlement plus loin. Ha… des campeur on servis de repas il semblerait. Je m’allonge près d’un des rocher, prenant appuie sur la pierre.
Un craquement suivit d’un grognement, je ne bouge pas gardant mes yeux fermés, il se rapproche je le sais, je le sens. Cette odeur, la mienne combiné a une fragrance plus sucré et plus suave. Soudain les grognements s’arrêtent d’eux même, le loup renifle l’air plusieurs fois, sans doute pour identifier l’odeur que je porte. Il reprend sa marche dans ma direction.
Il ne lu faut pas longtemps pour me dominer sous sa forme loup. Doucement il lèche ma main, c’est une chose ironique venant d’un lycan. C’est alors que j’ouvre les yeux, le fixant de mes yeux rouges. Alors c’est lui… Voilà bien longtemps que je ne l’ai pas vu.

-Bonsoir Nathan

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Nathan Foss
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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Sam 24 Jan - 13:12


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Je continue de doucement lécher la main de ce parfait inconnu. Je ne sais toujours pas pourquoi. Je le fais, voilà tout. Comme si mon seul et unique but dans la vie, ma seule raison d'être encore de ce monde, résidait dans le fait que je serve cet homme. Que je lui sois entièrement dévoué. Que je lui lèche la main tel un chiot docile qui viendrait réconforter son Maître. Je me surprends alors à penser à ce Lycan, car malgré son apparence il est bien de la même espèce que moi, dans les mêmes termes que ces différentes métaphores. Je suis un louveteau. Un simple petit animal au service de son Maître. Cet homme si grand. Si majestueux. Si impressionnant. Si viril. Mes pensées s'égarent. Je me vois déjà dans son salon, allongé dans un panier, entre ma gamèle et ma laisse. Et étrangement, cette image me plait beaucoup. Je ferme donc les yeux en continuant mes léchouilles, lorsque j'entends mon prénom.

Relevant la tête, je laisse la voix résonner dans mon crâne. Elle est proche. Puis lointaine. De nouveau tellement proche. Quelques frissons me parcourent le corps. Est-ce la fraicheur de la nuit ? Est-ce la douceur dans la voix de mon Maître ? Je ne le sais point. Je me contente simplement de lever la tête, l'air sombre, regardant l'homme droit dans les yeux. Comment sait-il comment je m'appelle ? Je penche la tête sur le côté. Pourquoi ai-je l'impression de le connaître alors que je ne l'ai jamais vu auparavant ? Ma tête penche de l'autre côté. J'éternue rapidement, comme si mon corps me disait de revenir à la raison. Je dévisage de nouveau l'inconnu de mes yeux orangés. Je sais qui tu es. Je le sais. Alors pourquoi je n'arrive donc pas à me souvenir de toi ? Qui es-tu !? Réponds-moi ! Allez ! Je veux savoir ! Dis-moi ! Je t'en supplie ! Je n'arrive plus à m'entendre penser. Je serre donc les dents, ferme les yeux, et tente de me calmer. J'y parviens finalement, mais je suis gelé. Frigorifié.

Humain. Je suis redevenu humain. Et ce sans même que je ne m'en rende compte. J'ai froid. Je tremble comme une feuille. Ma chaleur corporelle, plus élevée de part ma nature, n'y fait rien. Je suis à quatre pattes devant l'homme qui, toujours silencieux, du moins je le pense, n'a pas bougé. Je jette un coup d’œil vers lui. Mon cœur accélère. Qui est donc cet individu que j'admire tant au point qu'il m'en fait oublier la fraicheur du fond de l'air ? Cette question qui tourne en boucle dans mon esprit commence à sérieusement m'énerver. Je serre les poings et les dents, ne sachant pas quoi faire pour arrêter ce flot de pensées qui ricoche incessamment à l'intérieur de mon crâne. Je décide alors de me lever. Je me retrouve debout, nu devant mon Maître. Il parait plus petit que lorsque j'étais sous ma forme de loup. Cependant ce n'est qu'une question d'angle de vue. Mais pour le moment, cela m'importe peu.

" Qui... Qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon nom ? Pourquoi ai-je l'impression de vous connaître ? Que faites-vous là ? Qui... Qui suis-je pour vous ? "

Mes paroles se bousculent à une vitesse exponentielle. Je ne laisse aucun répit au Lycan pour me répondre. Et pourtant, ce sont ses réponses que j'attends, avec tout le désespoir de les avoir un jour affiché dans mon regard. Je déglutis à la fin de mon discours. Le froid revient. Je croise les bras autour de moi pour me réchauffer. Je me rends compte que mon intimité est juste en face de l'homme. Je me mords la lèvre. Quel idiot je peux faire... Mes mains viennent cacher ma virilité, tandis que je détourne le regard. Chacun de mes poils se dresse, partout sur mon corps. Je les sens tous. Tous, à l'exception de ceux autour de ma cicatrice. Ceux exactement dessus n'ont jamais repoussé. Mais autour si. Et je ne les sens pas. Comme si cette zone était plus chaude que le reste de ma peau. Je te connais, toi qui te tiens devant moi. Tu étais là, avec moi, il y a de cela des dizaines et des dizaines d'années à présent. Mon inconscient lupin te connait. Cependant, il me refuse l'accès. Comme s'il préférait entendre de nouveau le doux son de ta voix. Alors parle. Parle-moi, je t'en conjure...

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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Sam 24 Jan - 13:14

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Je n’ai plus l’impression d’avoir un loup en face de moi, mais un chien qui demanderait asile ou pardon pour une faute qu’il aurait commise envers ma personne. Sur l’instant, je revois les chiens de chasses et en particulier Noctis, le chef de meute qui vivait dans le manoir avec nous, imposant, puissant pour au final être aussi doux qu’un chiot, du moment que le clairon de chasse n’était pas sonné. Une fois sonné, il devenait un prédateur assoiffé de sang et près a tout pour attraper sa proie.

A l’entente de son prénom, sa tête se penche sur le côté comme si il ne comprenait pas le fait que je connaisse son nom. Chose normal quand on a oublier. Le temps passe et on oublie les visages. Je suis le premier a le savoir, seuls les disparus chers a mon cœur ne sont jamais vraiment effacer, comme Helena, Max ou encore mon fils Lucas. Mais voilà j’ai aussi une très bonne mémoire olfactive et auditive, si je ne reconnais pas les gens a leurs visages, c’est a leurs odeur que je me souvient de qui ils sont, que ce soit en humain ou sous une autre forme. Je ne dis rien et je le regarde, toujours de mes yeux rubis comme si je cherchais a transpercé son âme.

Alors doucement il reprend forme humaine, sans qu’il s’en rende alors que j’entends ses os reprendre forme commune a tout bipède humanoïde, le détail perturbant ? Sa nudité. Je le vois frémir et se mettre a tremblé. Je ne dis rien, laissant mes yeux reprendre leurs véritables couleurs, d’un bleu glace peu commun et surtout très dérangeant pour le commun des mortels. Je le vois serré les poings et la machoire, ne pas me reconnaître l’énerverait il a ce point, lentement il se redresse alors que je reste assis au sol, le fixant toujours dans les yeux.

" Qui... Qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon nom ? Pourquoi ai-je l'impression de vous connaître ? Que faites-vous là ? Qui... Qui suis-je pour vous ? "

Tellement de question d’un coup… Je fais claqué ma langue contre mon palet en signe d’exaspération. Alors doucement je me redresse. Il semblerait que je sois un peu plus grand mais passons. Lentement je retire mon manteau pour lui mettre entre les mains avec un flegme bien particulier.

-Met ça t’auras moins froid.

Le silence de nouveau, je me décide alors a lui répondre un petit sourire en coin.

-Je suis déçu que tu ne t’en souvienne pas Nathaniel, mais passons. Je suis Lucian Hellsinsky, ce que je fais ici ? Et bien… Disons que pour une fois je profite de la nuit.

Je fais quelques pas dans la clairière avant de le fixé de nouveau.

-Pour finir de répondre a tes questions, je dirais qu’elles sont toutes a la cicatrice que tu porte sur le flanc. Une morsure de lycan fait ici a cet endroit il y a maintenant des décennies.

Je rigole et finit par lui répondre

-Je suis celui qui t’as transformé mon cher.
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Nathan Foss
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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Sam 24 Jan - 13:15


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Je reste immobile, tremblant dans le froid de la nuit. Pourtant, fixer cet homme me réchauffe étrangement. Je me sens si proche de lui... Alors que je ne le connais pas. Pourquoi ? Cette question qui résonne dans ma tête, alors même que je viens de la poser à cet inconnu, m'exaspère au plus haut point. Elle est de celles qui m'ont suivi durant toute ma longue vie. Pourquoi mes parents m'ont-ils abandonné ? Pourquoi personne ne veut m'adopter ? Pourquoi tout le monde est-il contre moi ? Pourquoi dois-je encore dormir dans cette ruelle sombre ? Pourquoi refuse-t-on même de me regarder alors que je ne demande qu'une petite pièce ? Pourquoi est-ce que je ne me défends pas quand on me vole le peu que j'ai ? Pourquoi dois-je fuir quand je vole seulement pour manger ? Pourquoi suis-je toujours en vie, si je n'avance pas dans ma vie ? Et enfin, la grande question de cette période, pourquoi ce Lycan m'a mordu, moi ?

Se levant, l'individu se plante devant moi. Je lève un peu les yeux pour les plonger dans les siens, m'y perdant quelques instants. Il étaient rouges. Un rouge vif. Envoutant. À présent, ils ne sont plus que d'un bleu apaisant. À la fois froid comme la glace, et reposant comme l'océan. Le monde qui m'entoure s'évapore l'espace d'une poignée de secondes. Je me noie littéralement dans les deux fjords purs et calmes qui composent les yeux de cet homme. Je ne sens plus les effets du climat. Je n'entends plus rien hormis le son de ma propre respiration. Oui. Oui j'en suis certain à présent, j'appartiens à ce Lycan. Corps et âme. Il pourrait me traiter comme son chien domestique que je ne m'en offusquerais pas. Il pourrait me demander de m'assoir, de faire le beau, d'aller chercher un bâton, que je le ferais avec le sourire. Ce même sourire béa que j'ai actuellement sur le visage. Je secoue donc la tête pour le faire disparaître, attrapant le manteau que mon Maître me tend.

Je suis le mouvement du Lycan, tout en enfilant le vêtement. Il est encore chaud. Agréable. D'une douceur qui me permet de me détendre un peu. Et surtout il sent incroyablement bon. L'odeur de cet homme a imprégné le tissu. Je ferme le long manteau, avant de croiser les bras. Mon nez se glisse de temps à autre dans le col afin de renifler le doux fumet qui s'en dégage. Je n'ai même pas remercié le propriétaire de l'habit. Je suis comme hypnotisé par son parfum. Par le fait de le voir bouger dans l'ombre. Il semble ne pas ressentir la fraicheur de l'air. Ne serait-il donc qu'on fantôme ? J'en doute fort. Je ne veux surtout pas qu'il en soit un. Je déglutis alors qu'il se retourne vers moi. J'esquisse un pas en arrière. Ses mots me blessent. Je l'ai déçu. Pourquoi devrais-je me sentir honteux d'avoir déçu un inconnu ? Parce que ce n'en est pas un, tout simplement. Et que je l'admire, pour une raison qui m'est encore plus obscure que cette sombre nuit.

Lucian Hellsinsky. C'est donc son nom. Rien que le fait de le prononcer dans ma tête me fait frissonner. J'écoute chacune de ses paroles. Je les bois. Je n'ose même pas respirer pendant que sa douce voix grave résonne jusqu'à mes oreilles. Peu à peu, je comprends ce qu'il me dit. Je me rappelle de cette nuit. Celle où tout a basculé pour moi. La nuit de ma mort. De puissants flashs me reviennent. La pleine lune. Un grognement. Un énorme loup. Je lui brise ma bouteille sur le crâne. Il s'en va. Je m'endors doucement. Non. Je décède en silence. Puis je reviens. Et je ne suis plus le même. Lucian est le Lycan qui m'a transformé. Cette idée me traverse l'esprit au moment exact où mon Maître la formule oralement. Je reste un instant immobile, bouche bée. Il aura donc fallut près de deux-cent cinquante ans avant qu'enfin je ne retrouve l'homme le plus important de ma vie. Et maintenant qu'il est là, sous mes yeux, je ne sais pas quoi faire. Le manteau glisse le long de mes épaules, tombant au sol. Je me jette dans les bras du Lycan en face de moi. Je me fiche bien de mon intimité légèrement dressée collée à son bassin. De la fraicheur de l'hiver qui, elle, me colle à la peau. De la gêne que peut ressentir mon Créateur. Tout ce qui compte c'est que j'ai retrouvé mon Maître. Ce qui fait de moi le plus heureux des hommes.

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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Mar 27 Jan - 7:28

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Le silence se fait dans la clairière, je reste a observer le jeune homme qui se tient devant moi. Il a bien changer depuis la nuit où je l’ai transformer en ce qu’il est désormais. Un loup assoiffé de chair qu’il est aujourd’hui. D’un homme chétif, il s’est étoffer, devenant musclé sans trop l’être, chose appréciable d’un point de vu artistique. Un sourire béat se peint sur son visage et je fais celui qui ne l’as pas vu.  D’un mouvement calme je fais quelques pas en avant. Ce silence, encore et toujours, je n’aime pas le silence, je préfère de loin la musique et le bruit que le silence.

Je le regarde enfilé mon manteau avant de plonger son visage dans le col, sans doute pour s’imprégner de mon odeur et de se souvenir de celui qui a changer sa vie et sans doute pas de la bonne manière. Le regard brun de Nathaniel semble obscurcie par l’odeur du manteau. Il recule d’un pas devant mes paroles, je sais que je l’ai blesser, certes sans faire exprès mais le mal est fait. Il ne sait pas quel attitude il doit adopter face a mes mots, et ce regard, cette pointe de crainte mélanger a de l’admiration… Je n’aime pas inspirer la crainte, pourtant il semblerait que cela soit presque naturel cette crainte…

Un frisson le traverse sous l’entente de mon nom, sous ce que je lui raconte. Cette nuit funeste, j’étais affamé cette nuit là, j’errai depuis des jours. Les rebus de la société perdu dans la campagne ça va un temps, mais la il me fallait autre chose, de la viande neuve, un jeune homme de préférence, les femmes ont bien trop de chairs  grasse et leurs cris m’empêche d’apprécier mon repas. Alors qu’un homme, la chair est plus ferme, le gout plus piquant et leur cris sont bien plus mélodieux que celui d’une femme. Mais en arrivant dans cette clairière et lorsque j’ai vu Nathaniel, encore humain, je n’ai pas pu me resoudre a le tuer, non… Son regard avait quelque chose entre l’envie féroce de vivre et la résignation de la mort. Alors je ne l’ai pas tuer, je l’ai mordu le condamnant ainsi a l’éternité sauvage, coincé entre la bête et l’humain. Si au départ j’ai regretter mon acte, finalement je pense que c’était une bonne chose. Je l’ai surveillé de loin avant de finalement m’éloigné totalement de lui comme je l’ai souvent fait avec les gens qui m’étaient autrefois proche.

Le bruit du manteau qui tombe au sol me ramène doucement a l’instant présent, ce manteau qui a glissé sur sa peau pâle en apparence parfaite si l’on ne compte pas la morsure fait par mes crocs sur son flanc. Il se précipite dans mes bras, comme un enfant qui aurait besoin d’un réconfort. Mais ce n’est plus un enfant, comme je le sens contre ma hanche, il n’est plus ce garçon qui survivait plus qu’il ne vivait. La gêne d’être dans les bras de quelqu’un me fait écarquillé les yeux. Je resserre la prise sur ma canne, ne sachant que faire de ce contact peu habituel. Le frisson de l’hiver le transperce et pourtant je sens une pointe de désir contre ma hanche. Je le regarde alors dans les yeux.

-Rentrons, pas question que tu reste dans le froid louveteau.

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Nathan Foss
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MessageSujet: Re: Beware of the Wolf ♦ Lucian   Jeu 30 Avr - 11:37


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Voilà qui est pour le moins étrange. J'ai horreur du contact humain. Le moindre contact a presque tendance à me répugner. Lorsqu'il n'est pas désiré, je fais bien comprendre que je suis loin d'apprécier le geste. Mais qu'en est-il quand je suis l'instigateur de cette action sociale ? Eh bien je la tolère, bien évidemment. Cependant, j'évite dans la majeure partie des cas, d'aller trop loin, trop vite. Parfois j'ai certains besoins charnels contre lesquels je ne peux pas lutter. Le corps est souvent plus fort quant une bête féroce le domine. Seulement, dans le cas présent, je ne pense pas que répondre à ce type de demande venant de mon anatomie soit ma priorité. En réalité, pour la première fois depuis des dizaines d'années, je me sens bien. Protégé. En sécurité. Et ce dans les bras de mon Maître.

Comment vois-je mon Créateur ? C'est une excellente question. Je l'admire. Ou tout du moins telle est l'impression que j'en ai. Je le respecte. C'est une évidence que je ne devrais même pas avoir à préciser. Pourtant je ne le connais que depuis quelques minutes. Malgré tout, mon cœur s'emballe à sa vue. À son odeur. À son contact. J'ai du mal à comprendre mes instincts animaux, en cet instant. Je me sentais à l'abri dans le manteau de cet homme. Et à présent que je suis dans ses bras, le nez plongé dans son cou, j'ai l'impression que plus rien autour ne peut m'atteindre. Y compris le froid de l'hiver. Ce n'est pourtant pas faute de commencer à largement le ressentir. Alors qu'est-ce qui peut bien me pousser à rester là ? Le besoin d'appartenance. Je ne le ressens jamais. Mis à part ici, et maintenant.

Je me rends compte à présent que je suis en train de frotter ma joue contre le cou de Lucian. Je n'ai pas la moindre idée de pourquoi je fais cela. Ce sentiment d'appartenir à quelque chose. À quelqu'un. C'est assez troublant. Et bien plus encore. Je ne tente pas de lutter. Ce serait vain. Je le sais parfaitement. Après tout, n'ai-je pas deviné que cet homme était mon Maître ? Et ce sans même rien savoir de lui ? Je connais son nom, certes. Est-il seulement vrai ? Je me permets de me poser la question, dans la mesure où, moi, je ne suis que... Qu'une image. Une ombre. Celle de Nathaniel Foster. Au souvenir de ce nom, je resserre un peu plus mon étreinte sur l'inconnu. Je n'ai plus envie d'être Nathaniel Foster. Ni même Nathan Foss. Je ne veux plus qu'être sien. Qu'il marque son territoire. Qu'il fasse quelque chose pour me définir comme étant sa propriété. Rien d'étonnant à ce que je me colle à lui en remuant légèrement. J'ai honte. Terriblement honte de moi en cet instant.

Heureusement pour moi, mon Créateur me ramène à la raison. Je ne sais pas ce qu'il entend par rentrer. Renter où exactement ? Question intéressante. Seulement je ne suis sûr que d'une chose : Je le suivrais jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Et ce peu importe où il compte m'emmener. Me reculant afin de lui rendre son territoire, je rougis en baissant les yeux, cachant mon intimité de mes deux mains. Je me comporte comme un adolescent. Quelle belle image je montre de moi ! Tout particulièrement devant l'homme qui, en cet instant, compte le plus à mes yeux. J'aurais préféré qu'il me voit comme étant un loup des plus virils et fort. Qu'il soit fier de ce qu'il a crée. Mais au contraire je ne lui montre qu'un... Qu'un... Un louveteau. Et il me le fait bien comprendre, en me nommant ainsi dans ses derniers mots. Je ne parviens cependant pas à m'en offusquer. Bien au contraire, à vrai dire. Je suis heureux d'être un louveteau. D'être son louveteau.

Obéissant, je retourne chercher le manteau de mon estimé Créateur, afin de le mettre sur mes épaules. Soudain, la morsure du froid, qui avait profité du fait que je quitte les bras de mon Maître afin de m'attaquer de nouveau, s'en alla comme elle était venue. Comme si elle n'avait jamais eu la moindre existence. Je me blottis donc profondément dans le long et chaud manteau. Il sent tellement bon. J'en viens presque à craindre de déposer mon propre parfum dans ses fibres ! Secouant alors un peu la tête afin de reprendre mes esprits, je marche quelques pas lents et respectueux en direction de Lucian. Je me demande si je ne vais pas, en retournant dans sa direction, me jeter encore une fois dans ses bras. Ce n'est pourtant pas l'envie qui semble m'en manquer. Mon cœur battant la chamade me le fait bien savoir. Mais je me mords suffisamment les lèvres pour éviter ce genre de comportement pour le moins gênant. Pour tout le monde. Je m'arrête donc à deux ou trois pas de l'homme à la canne. Le fixant un instant, je parle ensuite d'une voix un peu rauque, peu assurée. Malgré cela, le fond de mon message ne laisse aucun doute sur mon envie de passer plus de temps avec Lucian, dans un endroit plus agréable que la fraîcheur de la nuit. Dans la demeure de mon Créateur.

" Ramenez-moi à la maison, Maître. "
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Beware of the Wolf ♦ Lucian

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