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 Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)

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Scarlet Skellington
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MessageSujet: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Lun 26 Jan - 17:55


Quand le passé ressurgit...
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La nuit était bien avancée, alors que je quittais le salon. Mon travail me permettait de m’épanouir et d’aller de l’avant. J’aimais mettre les sentiments des gens en image, avec mon regard sur le monde. L’art avait toujours été pour moi une porte vers l’âme de  l’auteur de l’œuvre. Quelque soit la forme d’art en question. Ma vision du monde avait donc quelque chose de particulier. Les voix étaient pour moi mélodies alors que les visages étaient de somptueux tableaux…

Voilà donc ce qui me passait par l’esprit alors que je me dirigeais vers un piano-bar, situé de l’autre coté de parc qui se trouvait lui-même, en face de mon lieu de travail. Je venais chanter là régulièrement, pour le plaisir. Parfois accompagnée du piano qui trônait sur une petite estrade, au fond de la salle. Pour être accompagné d’autres musiciens, il fallait préparer un petit programme deux semaines à l’avance pour préparer la mise en place, ou bien, venir en groupe et faire les balances soit même. Pour ma part, je venais toujours seule. L’équipe qui travaillait sur place collaborait avec moi de bon cœur quand l’occasion se présentait.  En cas d’affluence, le bar pouvait ressembler à une petite salle de concert, si le musicien est apprécié. Ce qui est souvent le cas. Cet endroit dégageait quelque chose de chaleureux qui me convenait tout à fait.

Le samedi soir, était le meilleur pour attirer les gens qui venaient apprécier une ambiance conviviale. Voilà, c’était tout à fait cela. Ce bar était convivial. En entrant dans l’établissement, j’allai saluer le barman avec qui j’avais fini par sympathiser. Un jeune homme fort séduisant à-vrai-dire. Il m’était même arrivé de prendre un verre avec lui, une fois, après la fermeture du bar. Son innocence humaine m’attendrissait. J’aimais bien la lueur de gêne qui apparaissait dans son regard quand je lui souriais en entrant. Il était jeune… Je ne lui donnais pas plus de 27 ans.

Après l’avoir donc, salué, comme à mon habitude, j’allai dans la petite pièce réservée aux musiciens, pour poser ma veste. J’avais sollicité les musiciens employés au bar pour ce soir. Je devais les rejoindre un quart d’heure plus tard sur l’estrade pour jouer le premier morceau []. J’avais fait simple ce soir. Une robe en mousseline noire, dont les bretelles larges me tombaient sur les épaules. Quand je me fus assurée que tout était en ordre, je remontai, et pris place devant le micro. Les notes de l’introduction s’envolèrent dans la grande pièce. Je fermai les yeux et commençai à chanter. Dans ses moments là, j’étais dans un état second, faisant abstraction de tout ce qui n’était pas musique. C’est seulement à la fin de la chanson que je sentis mon cœur, pourtant mort, se serrer. Puis cette scène eut un gout de déjà vu… Une grande salle, pleine de monde. Et parmi la foule, un homme… Ou plutôt, un regard. Son regard. Je sentis une colère des plus intenses monter en moi. Pourquoi
Revenait-il maintenant que je parvenais à peine à me reconstruire ? Qu’allait-il détruire cette fois ?
Quoi qu’il arrive, il allait devoir répondre de ses actes. Il fallait que je sache au nom de quoi j’avais souffert si longtemps.

Je quittai l’estrade, poussée par ma rage glaciale. Cette fois, je ne voyais plus que lui. Et dire qu’il m’avait abandonnée à ma douleur sans même me donner son nom…






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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Ven 30 Jan - 23:40

Scarlet ∞ Adriel
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Mon écarlate, mon inspiration, ma raison de vivre. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même depuis que t'ai quitté, mais sache ma muse que ce n'est qu'une question de temps avant que la terre se remette à tourner en son axe. Je t'a vu pleurer, je t'ai vu sourire, je t'ai vu avoir peur. Durant toutes ces années, je suis resté là, à admirer ta grande beauté en attendant le moment propice pour refaire surface. Le temps que cette blessure se referme, le temps que tu prennes confiance en ce cadeau d'éternité que je t'ai fais. Je suis patient. Le monde change, les époques évoluent, mais tu as pris possession de mon coeur au tout premier regard et cela ne changera jamais.

Charles, mon fidèle ami a pris soin de toi pendant cette absence, et c'est maintenant à mon tour de revenir. Revenir est un bien grand mot, parce qu'au fond, je ne suis jamais parti. Inconsciemment, tu as du sentir ma présence. Combien de fois t'es-tu sortie d'un pétrin sans comprendre pourquoi ? À mettre le tout sur la chance... Combien de fois as-tu vu apparaître devant toi ce dont tu avais envie ? À mettre le tout sur la coïncidence... Ceux qui t'ont voulu du mal on disparu, chaque fois. Je ne pouvais rester inactif. Je ne pouvais pas non plus faire acte de présence. C'était trop tôt. Maintenant c'est différent. J'ai mon manoir, je compte y rester. Un musée d'art d'époque, de notre époque. Oh douce Écarlate..

Assis au centre de la salle, j'attends avec impatience que tu montes sur scène, comme chaque fois où tu le fais. Ce soir c'est différent. Chaque fois que tu as fais entendre ta si belle voix, mon oreille était là pour tout s'approprier. Tu as un magnifique salon.. un art qui ne mourra jamais, tout comme nous, ma tendre fraîcheur. Comme ta voix est harmonique. Si pure. Incapable de détacher mon regard de ta silhouette, j'attends patiemment la fin de cette mélodie. Chaque notes m'interpellent, mais jamais autant qu'à cet instant où nos regards se croisent. Une seconde et notre existence bascule. Le début de la fin, ou la fin d'un chapitre, je suis là ma douce, je suis là et ne partirai plus.

Tu sembles en colère. Je peux le comprendre, mais je promets sur mon éternité que je te prouverai que tu as tord. Cérémonieusement, je me lève et va à ta rencontre. Depuis tout ce temps, je n'ai qu'une envie.. te prendre dans mes bras, mais je ne le peux pas. Je dois être patient. Encore. ''Scarlet.. '' Prenant délicatement ta main, je pose un léger baiser en son dos tout en me penchant légèrement vers l'avant afin de faire la révérence. ''Vous êtes toujours aussi magnifique..'' Mon regard tendre, mon sourire tout autant. Que c'était bon de te toucher...  
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Scarlet Skellington
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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Sam 31 Jan - 10:06


Quand le passé ressurgit...
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Son regard… Toujours ce regard. Celui qui m’avait charmée, mise en confiance. Tellement profond, doux, hypnotique, et pire encore, enivrant. Si je le fixais, j’allais encore m’y noyer. Ainsi, je n’aurais jamais de réponse à mes questions. Mais s’il refaisait surface aujourd’hui c’était bien pour y répondre, non ? Dans le cas contraire, je saurai me montrer convaincante…
Enfin je l’espérais… Car chaque pas qui me rapprochait de lui, une brume incontrôlable semblait vouloir étreindre mon esprit. Comptiez-vous me rejouer les mêmes simagrées que par le passé ? J’osais espérer que non.
D’une part, il vous serait impossible de me briser davantage le cœur. Il n’avait pu s’accorder un abandon à un amour naissant. Ni même toute autre sorte de sentiment. Je venais de retrouver mon loup… Mais… La page de notre histoire a définitivement été tournée… Bien-sûr que mon cœur en était alourdi, mais tout n’était pas perdu. Je m’appliquerai à regagner sa confiance.

Voila… Me concentrer sur Nathan me permettrait de laisser ma colère prendre le dessus sur cette brume troublante. Cette colère grandissante serait le pilier de ma détermination, et je devais m’y accrocher pour ne pas vaciller. Je l’observais te lever, là, devant moi, sans aucune once de honte, ni d’embarras quel qu’il soit. Alors que tu prenais ma main dans la tienne, ma colère redoubla, mais je n’étais pas certaine de connaitre son origine. Etait-ce parce que je sentais mes défenses faiblir… ? Ou parce que je ne supportais pas la simple idée que cette main, qui lui appartenait à lui, l’homme qui m’avait fait sombrer dans une folie dévastatrice, ne me touche… ? Sans doute un peu des deux…

Je fronçai les sourcils, sans cacher le courroux qui devait transparaitre par mon propre regard alors que je m’efforçai, et non sans mal de soutenir le tien, qui d’ailleurs semblait traversé d’une lueur de joie que je ne comprenais pas. En quoi la situation était-elle réjouissante ?

« Comment osez-vous me toucher ? Vous, qui m’avez fait prisonnière de ce corps de glace ? Corps qui n’a eu pour effet que d’éloigner la chaleur salvatrice de celui que j’aimais ! En plus de quoi, vous m’avez abandonnée à ma douleur, sans plus de considération qu’une Rose impérissable. Suis-je assez magnifique pour que vous daigniez enfin répondre de vos actes ? Serait-ce incongru que d’espérer connaitre votre nom ? Ou allez-vous encore abuser de mon esprit pour atteindre vos obscurs desseins? »

Mon ton était resté égal, et assez bas pour ne pas attirer l’attention des petites gens venues ici pour passer une soirée de détente. Je n’avais pourtant pas manqué de lui laisser sentir ma rage si glaciale qu’elle en devenait brulante. J’avais entendu parler du lien entre un vampire et son créateur. Ce soir, j’allais pouvoir en connaitre l’étendue. Ma main était toujours dans la sienne. Ainsi, la dague que j’avais si souvent vue en pensée dans son cœur devait probablement t’apparaitre aussi clairement que la foudre qui transperçait le ciel pour rejoindre la terre, dans la noirceur des nuages menaçants

Enfin, après toutes ces années, j’avais pu lui faire face, et lui dire à quel point je souffrais. Un poids quitta ma poitrine dépourvue d’énergie vivante. Mais je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin. J’espérais que ses actes avaient été guidés par de véritables motivations. Sans quoi, ma colère grandirait encore, et je n’avais aucune envie de redevenir l’être dénué de toute espèce de raison que j’avais été…




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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 4:09

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There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Il n'y a pas plus beau chef d'oeuvre de création que la femme. Un être parfait en tout point. Une ombre en sensualité et finesse. À mes yeux, il y a trois moments où une femme est la plus belle. D'abord, au levée du jour, quand elle ouvre les paupière après avoir passé une nuit paisible. À son plus naturel, là ou rien encore des mystères de la vie ne l'a atteint. Ensuite, lorsqu'elle pleure. Évidemment, sans être la cause de ces larmes, mais la brillance de leur yeux, la petites larmes salées qui coule sur leur joue. Et finalement, lorsqu'elle est en colère. Cette force de caractère, cette passion. En cet instant, j'en avais plus que le client pouvait en demander. Ma douce Scarlet, ma ténébreuse perfection. Jamais je ne l'avais vu aussi splendide qu'en ce moment. Je pouvais voir la rage, mais aussi le désespoir dans son regard. Je m'y en attendais. Revenir après autant d'années, ce n'était pas facile à digérer, mais j'ai bien l'intention de revenir comme une tempête dans sa vie. Plus aucun répit jusqu'à ce qu'elle soit mienne.

Sans jamais détacher mon regard du sien, je laisse planer quelques secondes à la fin de son discours qui est des plus légitime ''Adriel Edenhell. C'est comme cela qu'on me nomme. Et je peux vous assurez que vous méritez bien plus de considération que j'ai pu en avoir à votre égard. C'est à la base la raison de ma présence. Je vous dois des explications, je vous dois encore beaucoup plus. Me feriez-vous l'honneur de votre compagnie ? Je suis preneur de tout ce que vous m'accorderez Scarlet'' Lui dire que je suis présent depuis toujours ? Il est trop tôt. Elle doit se faire à mon retour à ma présence. Un jour, je lui dirai que je ne suis jamais réellement parti. Un jour, je lui dirai que j'ai souffert quand elle souffrais, que j'ai souris quand elle était heureuse et que j'ai déplacer des montagne quand elle en avait besoin. Tout ça, restant dans l'ombre, attendant le moment opportun pour refaire surface. Ce jour est arrivé.

Ma voix était calme, douce, enveloppante. Incapable de la quitter des yeux, je fais un pas vers elle tendant la main, paume vers le haut. Mon plus grand désir en cet instant est qu'elle y dépose la main, qu'elle me permette de l'emmener, de partager le même air, de simplement sentir sa présence.
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Scarlet Skellington
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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 17:12


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Il osait me tendre la main en espérant que j’allais la prendre, pour sortir d’ici. Espérait-il vraiment que je lui fasse assez confiance pour cela ? Comme si après avoir été absent aussi longtemps, m’ayant laissée sans scrupules à mes peines, j’allais sourire et tout oublier. Je sourirais peut être si j’avais une lame étincelante à la main en cet instant précis pour trancher la sienne.
Et puis, son expression subtilement réjouie m’agaçait. En quoi ma colère était-elle de bon augure ? Je me sentais déstabiliser par cette contradiction : S’il se réjouissait de ma colère, peut-être ne devrais-je pas lui faire ce plaisir… Mais si je choisissais de ne pas l’être, je n’aurais aucun moyen de tourner cette page on-ne-peut plus douloureuse de mon existence… Il fallait que toute cette rancœur puisse être extériorisée, et qu’il s’explique ou bien qu’il disparaisse d’une manière ou d’une autre.
Je croisai les bras fermement sur ma poitrine, le regard toujours glacial, et le ton sec :

« Il me semble en effet que des explications soient de rigueur, sans quoi, vous pouvez quitter les lieux, j’avais d’autres projets ce soir. Et nous pouvons sans problème nous entretenir ici. Je n’offre ma main qu’à ceux que je juge digne de confiance. »

Je me donnais du mal pour soutenir son regard. Ce regard qui à mon grand damne m’avait toujours troublée. Depuis la première fois que je l’avais croisé, il m’avait subjuguée. Etait-ce seulement à cause de l’intensité profonde de ce regard ? Ou bien, parce que le Gentleman dont ils ornaient le visage était un Sang Froid ? Cette question me taraudait depuis que j’avais retrouvé ma lucidité en tant que vampire… Mais je n’aurai probablement jamais la réponse… Je l’imaginais difficilement m’avouer maintenant qu’il s’était joué de moi, qu’il avait trompé mon esprit… Qu’aurait-il à y gagner ? De plus, je n’aurais aucun moyen de m’assurer de la véracité de ses propos, à moins qu’il ait l’idée saugrenue d’élaborer devant moi, le même stratagème sur quelqu’un d’autre…

Je m’assis donc devant lui, après avoir marqué une pause de façon à lui signifier que ma réponse était sans appel. Je continuais à soutenir son regard, en m’accrochant à ma colère, en espérant de pas me noyer…




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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 17:25

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There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Espérer qu'elle accepte de quitter cet endroit pour m'accompagner dans un lieu plus intime était un fantasme que j'avais pourtant caresser l'espace d'un instant. Malheureusement, un fantasme n'est pas fait pour être réalisé. Je me contente donc de m'assoir à cette table, en face de sa beauté, au centre d'une foule bruyante. Le simple fait de me trouver en sa présence me comble à un point tel que je n'entendais qu'elle, que je ne voyais qu'elle.

Jamais je n'ai perdu espoir de la retrouver un jour. Peu importe le temps que ça prendrait, les efforts qui seraient nécessaires. Je planifiais ce moment depuis longtemps et c'est avec la franchise que j'allais oeuvrer. Pour l'instant du moins. Certaines choses méritent de rester dans l'ombre. ''Il va de soit que vous n'avez aucune raison de m'accorder votre confiance en cet instant. J'ose cependant espérer qu'après cet entretient vous serez en mesure de porter sur moi un regard nouveau. Plusieurs années nous séparent maintenant de notre première rencontre et il serait sans doute ennuyeux que je vous raconte tout, alors je crois qu'il serait préférable que je vous dise la seule chose qui compte réellement. Après, vous serez libre de me poser les questions qui vous rongent, je soulagerai de cette ignorance au mieux de mes capacités''.

Il n'y avait qu'une phrase qui pouvait résumé ce passé incompris, ce présent troublant et ce futur inévitable. Quelques petits mots qui, dans mon esprit, prennent tous un sens. Je sais qu'elle en sera troublé et c'est en quelque sorte l'effet escompté. La troubler assez pour qu'elle veule en savoir plus, qu'elle vienne vers moi assoiffée de vérité. Au simple croisement de mon regard, elle allait savoir que ces quelques mots, souvent prononcé à tord, n'étaient rien d'autre que le dévoilement de mon âme. ''Scarlet.. je vous ai aimé à la seconde où j'ai posé le regard sur vous. Je vous aime en cet instant et je vous aimerez jusqu'à ce que l'éternité s'éteigne''.

Je la regardais. Je n'aurais pas pu être plus sincère, plus transparent. Voilà, c'était dit. Depuis des années que j'attends tapis dans l'ombre. Que j'attends le moment de surgir, de lui ouvrir mon coeur. Là, maintenant, je savais au fond de moi que c'était le moment où jamais, sinon j'allais la perdre et je n'aurais pu survivre à une telle tragédie. Cela allait prendre du temps, mais je ne pouvais baisser les bras. Je suis conscient qu'elle ne me tombera pas dans les bras et je suis à l'aise dans cette réalité, aussi triste soit-elle. Je devrais planter ma graine et la laisser accroître au rythme de saison en l'arrosant, sans la noyer, en la nourrissant, sans l'enterrer et en l'aimant sans la brusquer.



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Scarlet Skellington
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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 17:41


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Je l’avais laissé parler sans l’interrompre. Les traits d’apparence fermés. Mais en réalité, il y avait une véritable tornade dans ma tête alimentée par ma colère et ma peine… Car, oui, avoir cet homme en face de moi me faisait mal. Il me rappelait la perte de mon Amour, et les douleurs physiques et morales qui avaient suivis, puis mon naufrage vers cette folie sanguinaire qui avait précédée et clôturée ma période de léthargie. Cette folie avait fait de moi un monstre, et les innocents qui en avaient fait les frais n’auraient jamais l’occasion de savoir à quel point je me sentais coupable de ce que j’avais fait. Son discours achevé, je laissai passer un instant avant de répondre. J’avais besoin d’assimiler ses paroles. Pouvait-on réellement faire passer tout acte cruellement égoïste pour un crime passionnel ? L’homme qui se tenait devant moi était-il dénué de raison ? De quoi serait-il encore capable si je me refusais encore à lui ? Bien que je n’ai plus vraiment d’entourage depuis mon retour du néant, je sentis la peur poindre dans mon esprit par delà la colère… Peut-être d’ailleurs transparaissait-elle dans mes yeux.

« Est-ce coutume pour vous d’anéantir l’existence d’une personne lorsqu’elle vous semble vous échapper ? Ou bien ai-je eu l’honneur de ce privilège ?

Je luttais pour garder mon ton acide alors que ma crainte grandissait. N’était-ce pas folie que de se plaire à voir la rage grandir dans le regard de quelqu’un, et ce d’autant plus, lorsqu’on prétend aimer cette personne… ? Si son jeu avait pour but de me déstabiliser, alors nous allions jouer avec les mêmes règles.

« N’y a-t-il point, selon vous, d’autres façon de séduire une femme, que de l’arracher littéralement à celui à qui elle a offert son cœur ? Car, oui, Nathan possédait mon cœur, et m’avait offert le sien. Tout cela par la douceur de ses caresses, l’ardeur de son désir, la délicatesse de ses mots, et l’étincelle dans son regard. Il aimait me voir vivre. Telle que j’étais. »

J’avais conscience que mes mots allaient heurter celui que la communauté vampirique désignerait comme étant mon « créateur ». Mais ils n’étaient rien, en comparaison de ce que j’avais enduré.

« Il n’est pas si rare de voir un homme convoiter une femme qui se trouve déjà au bras d’un autre. Cependant, il est moins courant que le convoiteur parvienne à ses fins par la barbarie, à moins que son but ne soit que d’éloigner son rival. Si vous êtes dans ce cas, et bien vous avez gagné, mon loup s’en est allé.

Je marquai une courte pause, lui laissant le loisir de répondre s’il jugeait bon de le faire, puis repris

« Sans compter que vous ne me laissiez pas indifférente à l’époque. Bien que je n’ai connaissance de votre nom, votre sourire me réchauffait le cœur. Vos propos enchanteurs sur cette ville de Londres dont je n’avais pas encore foulé le sol, la faisait paraitre à mes yeux comme une cité à part qu’il m’aurait plu de découvrir à vos cotés… Pourquoi avoir détruit cette confiance que j’avais en vous, alors que je buvais vos paroles ? »

J’espérais, après avoir posé ces questions, sentir mon cœur s’alléger… Si par hasard les réponses devaient me glacer le sang… Et bien… Je m’aperçu à cet instant que je n’avais pas réfléchi à cette éventualité…


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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 17:46

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Légitime est sa réaction, mais surtout rassurante. Il est évident que cette rencontre l'affecte. C'était le but recherché. C'est d'autant plus agréable pour moi parce que cela prouve qu'elle ne m'a pas oublié. Que je la trouble. Dans le cas contraire, elle m'aurait seulement envoyé balader, sans prendre la peine de s'assoir avec moi, sans avoir ce désir curieux d'avoir des réponses à ses questionnements. Je reste silencieux tout au long que sa voix caresse mes oreilles. Je suis ouvert, je veux qu'elle dise tout ce qu'elle a sur le coeur. Plus j'ai de cartes en main, plus j'ai de chances de gagner la partie. Son innocence m'attendrit. Anéantir ton existence ? Oh ma Douce... Si seulement tu réalisais qu'au fond, je t'ai sauvé. J'ai immortalisé la perfection avant qu'elle ne soit souillée par une cruelle malédiction. Grâce à moi, sa beauté était resté intacte. ''Au risque de vous contredire, cela n'est que fantasme irréel de croire que cette idylle aurait perduré. Un jour, la cruauté du temps aurait usé de son malheur sur vous. À moins qu'il ne fasse de vous l'une des siens et cette éventualité m'était impossible''.

Je ne veux pas l'effrayer. Pourtant, lorsqu'elle invoque le terme de barbarie, cela me fait sourire du coin des lèvres. Si seulement tu avais la moindre idée de tout ce que j'ai pu faire durant toutes ces années afin te conserver son joyau intact. La transformer en être supérieur avait été la plus belle chose. L'une des celles que je ne regretterai jamais. Depuis plusieurs minutes, elle ne posait pas de questions. Elle se vidait le coeur. Sans doute avait-elle pu répéter des centaines de fois ce discours dans le miroir pour le jour espéré où je referais surface. Rien de ce qu'elle pourrait me dire pourrait faire en sorte que je revienne sur ma décision. Il n'y a qu'une personne dans notre existence qui peut le faire chavirer de la sorte et jamais je n'y renoncerai. C'est au dernier moment qu'elle me pose enfin une question. Une question qui venait me remplir le corps d'une telle chaleur que j'en avais les mains moites. Je ne savais pas si elle s'en rendait compte, mais elle venait aussi d'avouer ce dont j'avais besoin pour continuer sans relâche. Je lui prouverai que c'est ce dont elle a besoin ''L'amour peut justifier bien des choses. Dans mon cas, je ne prétend pas trouver des excuses pour quoi que ce soit. J'ai fais ce que mon instinct me guidait de faire. Je suis patient Scarlet. Très patient. Et même si cela doit prendre encore plusieurs décennies avant que vous puissiez sentir au fond de votre coeur que j'ai pris la bonne décision, j'attendrai''

Je ne peux pas lui dire que c'était mieux que je disparaisse le temps que la blessure s'apaise et que tout ça faisait partie d'un plan que je mettais en exécution depuis longtemps. Une confiance, ça se gagne. Un haine, c'est beaucoup trop dévastateur. Si j'étais resté à ses côtés, elle n'aurait vu qu'en moi la blessure de la perte de ce loup de malheur. Il fallait qu'elle tourne la page, qu'elle apprenne par elle-même les merveilles de cette nouvelle vie. Mon rôle, je l'ai joué en éloignant la vermine qu'était ce Nathan pour ensuite la protéger corps et âme, attendant le moment opportun pour revenir dans sa vie.

Une serveuse arrive, brisant la bulle si confortable dans laquelle nous étions. L'endroit était sur le point fermer. Sans jamais la quitter des yeux, je me lève. Tendant la main vers elle, je fais un pas de côté pour que cette table ne soit plus entre nous ''Scarlet.. bien que cette soirée tire à sa fin, il me serait inespéré que vous acceptiez de m'accompagner. Soyez certaine que mes intentions sont totalement platonique. Je veux simplement soulager ces maux qui vous rongent depuis si longtemps.. Donnez moi cette opportunité''



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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 17:53


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Il estimait que son acte était justifié. Ainsi il entend sans doute soulager sa conscience… Grand bien lui face, mais de quel droit s’estimait-il à même de juger de la sincérité et de la force d’une histoire d’amour ? Au nom de quoi s’octroyait-il le pouvoir d’estimer que les sentiments de Nathan avaient moins de valeur, de force que les siens ? Et qui sait s’il n’envisageait pas, un jour où l’autre de faire de moi, une partenaire à part entière… ? Je n’osais plus penser à cette éventualité, qui de toute façon, n’avait plus aucune chance de se réaliser. Je soupirai, oubliant un instant, l’homme en face de moi, prise dans les souvenirs vifs de ce lien si puissant qui m’avait unie à mon Loup. Comme pour me rappeler au présent, une force froide me noua l’estomac. Comme si cette énergie infernale refusait que mon attention se détourne top longtemps d’elle. Je retins un grognement d’agacement, et reportait mon attention sur l’individu qui me faisais face, et le laissai parler sans l’interrompre, bien que son assurance m’irrite au plus haut point. Déjà, à l’époque où j’avais été humaine, je n’aimais pas que quelqu’un tente de me persuader par tous les moyens que son point de vue était le meilleur de tous alors que j’avais de bonnes raisons de penser autrement. Alors à présent, que les années… Les décennies ont passé, j’estime être capable de faire preuve de discernement.

« Mais enfin, dites moi ce qui selon vous, vous donnait le droit de décider pour moi de la tournure qu’allait prendre mon existence sans aucune forme de procès ! Si j’avais du comprendre que votre acte était justifié, j’aurais dû pouvoir le faire au cours d’une discussion en bonne et due forme, comme peuvent en avoir des être civilisés… Que je pensais que nous étions à cette époque...»

C’est au moment où j’achevai cette phrase qu’une serveuse au sourire artificiel vint nous avertir de la fermeture imminente de l’établissement. Je n’avais donc plus d’autre choix que de sortir, accompagnée de celui qui avait arrêté mon cœur. Ma voix avait revêtu un ton acide et tranchant qui ne pouvait pas lui avoir échappé. Il me semblait que les syllabes sifflaient entre mes dents comme si mon corps refroidi par sa condition avait acquis des caractéristiques du serpent. Ce reptile pouvant être aussi dangereux que fascinant.

« J’entends bien, en effet que vous répondiez de vos actes, tout du moins si vous voulez susciter en moi autre chose qu’une colère glaciale »

Je me concentrai sur mon objectif en braquant mon regard sur lui alors que je me levai pour me diriger vers l’extérieur. Je regrettai aussitôt cet acte qui pouvait paraître anodin, car une fois encore, je fus happée par la profondeur de ses iris bleus. Mon souffle en fut coupé… Cet homme m’aimait… Mais ce sentiment pouvait-il justifier tous les actes ?



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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 1 Fév - 18:00

Scarlet ∞ Adriel
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Elle ne le fait pas de son plein gré. Elle ne le fait pas de gaieté de coeur. Elle ne le fait pas avec le sourire. Tout ça n'a pas d'importance puisqu'au final, elle le fait. Chaque minutes qui passent depuis toutes ces années me rapprochent toujours un peu plus de mon but, me rapprochent d'elle. Je peux sentir que mon regard la trouble. Je n'en suis que plus heureux. Cette étincelle qui faisait brûler nos coeur à l'époque n'est pas éteinte. Elle a seulement besoin d'un souffle pour se raviver. Je le sais, je le sens et je ferai tout pour que ça se produise. Sa réponse n'est pas rassurante, mais j'ai confiance. Je vais lui répondre... oui, dans quelques instants...

Sans jamais la quitter des yeux, je lui fais un signe polie lui indiquant de passer devant et la suit jusqu'à l'extérieur. J'ai du mal à dissimuler ce sourire. Ce n'est pas un sourire sarcastique ou même vainqueur. Non, le simple sourire naturel de pouvoir poser les yeux sur elle, sur un tel joyau. Si seulement elle pouvait voir au travers mes yeux.

Le bruit unique de ses talons hauts martèlent le sol de la rue au même moment où une calèche tirée par deux splendides chevaux blancs s'arrête devant elle. J'avais payé un beau montant afin qu'il vienne nous chercher. Peu importe, je vais récupérer cet argent puisque le cocher allait me servir de repas une fois cette rencontre terminée. Naturellement galant, je viens me poser à côté de la voiturette et lui tend la main. ''Me feriez-vous le plaisir de vous raccompagner ? Nous pourrons discuter durant le trajet et je pourrai également m'assurer que vous allez rentrer saine et sauve''

Comme je le pensais, elle hésite un instant avant de finalement grimper dans la calèche. Le sourire toujours aux lèvres, je monte à mon tour puis donne les indications au cocher. Une petite balade au travers le parc et ensuite nous irons reconduire la gente demoiselle. D'un petit signe de tête tout en pinçant le bout de sa casquette, l'homme claque la langue. Les chevaux avancent, laissant leurs sabots briser le silence qui planait autour de nous. Je dois lui répondre, mais je dois le faire stratégiquement. Sans mentir, bien sûr, mais je ne dois pas jouer toutes mes cartes. J'attends ce moment depuis si longtemps qu'il est hors de question de risquer quoi que ce soit.

Nos genoux se frôlent. Je garde une distance respectueuse, mais la place reste tout de même limitée. J'ai tout prévu, tout. ''Il y a longtemps, à une époque bien lointaine de celle d'aujourd'hui, j'ai fais la connaissance d'un jeune homme. Il n'avait que 16 ans. Il n'avait pas de famille. Comme tout sans abri, il volait pour subvenir à ses besoins. Un jour, un marchant l'a surpris à voler une mie de pain. Furieux, il agrippe le bras du petit et le traine dans une ruelle. Le marchand voulait lui faire payer cet affront. Quelques heures plus tard, je l'ai trouvé dans cette même ruelle, agonisant. Aucune chance de survie. J'avais plusieurs choix. Continuer ma route, mettre fin à ses souffrance en le vidant du peu de sang qu'il lui restait ou bien le transformer. C'est ce que j'ai fais. Je lui ai donné une chance, je l'ai sauvé. Aujourd'hui, il vit ici à Londres. C'est un médecin renommé qui utilise les vertus du sang de vampire afin de sauver des vies'' Je baisse alors les yeux pour la première fois depuis le début de mon histoire et soupire. Quelques secondes passent avant que je ne relève les yeux sur elle et reprend ''Je l'ai fais parce qu'il le fallait. Parce que je savais au fond de moi que c'était la bonne décision. Je ne lui ai pas demandé, je l'ai fais''

Allait-elle comprendre la comparaison ? Allait-elle comprendre ? Nos actes ne peuvent pas toujours se justifier sur le moment, mais ils finissent toujours par prendre un sens. Je ne pouvais pas encore lui avouer que la simple idée d'imaginer cette abomination lui retirer sa pureté pour en faire une créature repoussante, me donnait des envies de destruction. Elle était mienne, depuis la seconde où j'avais posé les yeux sur elle. Il nous fallait ce lien unique de créateur.

''Êtes-vous capable de me regarder dans les yeux Scarlet et.. et me dire en toute bonne foi que.. que vous regrettez votre appartenance à notre espèce ? Que vous auriez préféré ne jamais me rencontrer ?'' Évidemment, il y a des mauvais côtés au fait d'être un vampire. Mais qui peut affirmer qu'il n'y en a pas au fait d'être un loup ou encore un humain ? Quand des portes se referment, d'autres s'ouvrent.

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Mer 11 Fév - 17:45


Quand le passé ressurgit...
Feat : Scarlet & Adriel




J’étais contrainte de quitter ce lieu, qui me semblait parfois être comme une partie annexe de ma maison, pour le suivre… Adriel… Je devais bien reconnaitre que ce nom lui allait parfaitement. Il semblait échappé d’un roman… Quand nous nous côtoyions de mon vivant, il me contait si bien ses voyages à Londres que l’on aurait dit qu’il s’agissait de récits épiques dont il aurait été le héros. Ces histoires me laissaient rêveuse, et impatiente jusqu’à notre prochaine entrevue.
A présent, j’avais plus le sentiment de m’être fait bernée par le personnage maléfique de l’histoire… Même si, il fallait bien le reconnaitre, il m’arrivait souvent de m’attacher à ces personnages qui étaient destinés à ne jamais avoir une fin heureuse… Cette idée, simplement

C’est en pensant à cela que je sortis du bar en faisant de mon mieux pour ne pas croiser son regard qui m’empêchait d’avoir les idées claires, et de voir son sourire qui avait le don de me mettre les nerfs à vif. Il était fier de lui. Et je pouvais bien le comprendre ! Il avait éloigné Nathan de moi, et réapparaissait soudainement, avec la chance de m’avoir laissée trop avide de réponse à mes questions pour le tuer de sang froid sur-le-champ.

Qu’était-ce encore que cela ? Alors que je m’attendais à ce que nous parcourions à pieds les petites rues calmes de la ville, le bruit si reconnaissable des sabots de chevaux parvint à mes oreilles, me plongeant une nouvelle fois dans mes souvenirs d’antan… Une fois, déjà, à la fin d’une pièce que nous avions vue ensemble au théâtre, il avait tenu à me raccompagner chez moi de la même manière. Cette attention m’avait laissé toute émue.
Le fait de revoir en écho dans le présent une telle scène se produire me touchait étrangement. Il cherchait à susciter en moi ce sentiment d’émerveillement, et même d’admiration qui m’avait étreinte par le passé… Jamais je n’aurais pensé à l’époque que ce genre d’instant lui tenait à cœur à ce point… Je pensais n’avoir été qu’une jeune fille un peu naïve qu’il aimait voir s’émerveiller de tout, pour se sentir briller dans les yeux de quelqu’un, sans que cela n’ait un impact aussi profond…

Perdue dans mes pensées, j’hésitai à prendre sa main pour monter dans la calèche qui nous attendait… Ce fut une légère brise au mordant de l’hiver, sur ma joue qui me sortie de ma rêverie. Ainsi, je montai dans le véhicule aux étranges airs de déjà vu.
Toutefois, la proximité, bien qu’elle ne soit pas déplacée, avait ravivé quelque peu le goût amer dans ma bouche. Son regard me submergeait, mais le contact physique était loin de m’enchanter. Voilà encore quelque chose de bien farfelu…
Je regardais le paysage alentour du haut de l’assise de la calèche, sans doute pour éviter de me focaliser sur le vampire assis prêt de moi, mais sa voix me poussa à reporter mon attention sur lui. J’écoutai son récit sans l’interrompre et gardait le silence un instant après qu’il l’eut achevé. Me comparait-il à une pauvre voleuse sans abri ? Je me doutais bien que non. J’aurais bien relevé de la sorte pour lui montrer ma réticence à approuver cette bribe d’explication… Mais je me doutais qu’il faisait plutôt allusion à la métamorphose qu’il avait offerte à ce jeune homme. Pensait-il donc m’avoir accordé un second souffle comme à lui ? Mais c’était-tout l’inverse qu’il avait fait…

« Votre geste envers ce garçon semble noble. Mais… Pardonnez-moi de tenter d’y trouver une réponse à ma question à travers vos précédentes paroles… Vous semblais-je si misérable, humaine, ou du moins désœuvrée, pour que vous songiez que je fasse un meilleur vampire ? Vous saviez pourtant que je n’étais pas seule… »

Ma voix avait perdu de son tranchant à mesure que mon esprit m’avait laissé revisiter certains souvenirs passés. Ma question était sincère. Apres-tout, étant donné le charme certain d’Adriel, je me doutais qu’il eût pu être tout à fait capable de lier à lui bon nombre d’autres femmes… Pourquoi m’avoir choisi, moi ? Etait-il possible de se donner tant de mal par pur sadisme ? J’en doutais…

Enfin, avant de répondre à ma question, pour la première fois, il m’en posa une. A-vrai-dire, je fus un tant soit peu prise de cours… Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit prêt à entendre la réponse à cette interrogation précise. Enfin, en réalité, il s’agissait de deux questions, qui me permettraient de nuancer mes paroles.
Je pris soin de choisir mes mots avant de reprendre la parole. Au début de la soirée, et tout ce temps qui me séparait en ce jour de ma « mort », j’aurais sans doute dit oui, sur un ton sans appel. Mais, si je voulais être honnête, cet unique petit mot ne suffirait pas. Je me risquai comme il me l’avait demandé à croiser de nouveau son regard.

« Si je regrette de vous avoir rencontré, certainement pas. Vous m’avez offert une amitié unique, que jamais je n’aurais osé espérer. Moi, Scarlet Skellington. Chacun instant passé avec vous ressemblait à un rêve en ce temps là. Une bulle dans laquelle j’adorais me glisser. J’avoue avoir eu du mal à m’en défaire, chaque fois que l’heure tardive m’obligeait à regagner ma maison. Mais, ce serait vous mentir que de vous affirmer que le vampirisme m’ait aidée à me sentir la personne que je rêvait d’être. En réalité, à cause de cela, j’ai tout perdu… Et j’ai bien cru que moi-même, j’allais me perdre… »

La rage avait laissé place à une profonde tristesse qui avait fait perler quelques larmes à mes yeux, alors que j’avais du lutter pour ne pas me dérober aux siens…







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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Lun 23 Fév - 20:29

Scarlet ∞ Adriel
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Les minutes défilaient beaucoup plus vite que je ne l'aurais voulu. Nous arrivions bientôt à destination et j'en maudissais la proximité de sa demeure vis à vis le bar où nous trouvions tout comme la vitesse où les chevaux s'évertuaient à leur tâche. J'aurais pu rester là à profiter de sa présence, de cette proximité si longtemps désirée. Je la regardais dans l'ombre depuis des siècles en espérant ce moment. Sa simple voix, me troublait, du simple fait qu'elle s'adressait à moi. Je pouvais sentir son trouble aussi. Celui qui venait du fait que ma présence, mes paroles ainsi que mes gestes venaient raviver des souvenirs. Elle venait de me confirmer les seules choses dont j'avais besoin pour garder espoir, pour avoir la confirmation que j'avais eu raison de faire ce que j'avais fais. Nous étions là, côte à côte dans cette calèche, comme à cette douce époque où j'avais la certitude qu'elle serait mienne un jour.

Oui, je savais qu'elle n'était pas seule et c'était précisément l'information qui avait crée cette nécessité de l'immédiat. Comment aurait-il été possible que je prenne le risque que ce loup la transforme ? Si elle avait été seule à cette époque, sans doute j'aurais pu attendre. Sans doute j'aurais pu continuer à la courtiser, encore et encore jusqu'à ce qu'elle m'ouvre totalement son coeur et que je puisse lui amener ma vraie nature de manière plus douce. De manière à ce qu'elle en voit tous les bons côtés et qu'elle en vienne elle-même à me demander de la transformer. Malheureusement, le temps jouait contre moi de même que ses sentiments naissant vis à vis cet autre homme.

Le cocher s'arrête devant la demeure de mon éternelle. Je prends lentement ses mains entre les miennes, soutenant toujours son regard qui me prenait le coeur à chaque fois que je le croisais. ''Jamais je n'aurais l'affront de comparer votre personne à quelque chose de misérable. Au contraire Scarlet vous êtes la créature vivante la plus incroyable qu'il m'ait été donné de côtoyer. Si seulement vous pourriez vous voir au travers mes yeux...''

Dans un léger soupire de déception, je descend de notre véhicule et lui tend la main afin de l'aider à descendre à son tour. J'allais bien évidemment la raccompagner jusqu'à sa porte. Chaque seconde en sa compagnie avait une valeur inestimable. Une fois debout devant elle, sa tristesse m'affecte. Mon seul objectif à partir de ce jour serait de faire en sorte de ne plus jamais voir ce sentiment traverser son regard. Lentement, avec une délicatesse infinie, j'essuie les larmes sur ses joues à l'aide de mon pouce. ''Tous les mots du monde ne seraient pas suffisant pour exprimer tout ce que j'aurais envie de vous dire. Cette bulle.. ce monde que nous partagions était la chose la plus précieuse que j'avais. Ce sont ces souvenirs qui me gardent en vie, qui font en sorte que cette éternité vaut la peine d'être vécue. Je sais que je vous ai fais du mal et j'en suis profondément désolé. Le but de mon histoire était de vous faire voir l'autre côté de la médaille. Celui où une force inexpliquée fait rage et que même si sur le moment, sa présence donne l'impression d'être négative, elle est promise à de grandes choses. Comme celle que vous soyez encore là, après toute ces années. Toujours aussi belle, aussi radieuse. Scarlet.. donnez moi la chance de vous prouver que tout n'est pas perdu. Qu'au fond de vous, cette flamme persiste encore et qu'elle ne demande qu'à être ravivée..''

Je devais lui laisser du temps. Elle devait réfléchir, fouiller au fond de son coeur que j'avais raison. Que l'amour qui naissait à cette époque n'était pas mort. Devant la porte de chez elle, je baisse les yeux l'espace d'une seconde avant de prendre sa main à nouveau et d'y déposer un tendre baiser. Je me relève, la regarde dans les yeux ''Passez une douce nuit mon tendre amour.. ''  

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit (Scarlet & Adriel)   Dim 12 Avr - 21:46


Quand le passé ressurgit...
Feat : Scarlet & Adriel




Je l’écoutai, sans l’interrompre. Moi qui avait si longtemps attendu de l’entendre répondre à mes questions. Il était évident qu’il n’allait pas y répondre en une soirée, ni aussi catégoriquement que s’il avait agi de cases à cocher… L’existence, les choix, les sentiments étaient des choses bien plus complexes… Les derniers étant totalement incontrôlables. Je ne pouvais feindre l’ignorance à ce sujet. Mon amour pour Nathan m’avait élevée aussi haut qu’il m’avait fait sombrer profondément quand je l’ai perdu…
Les mots de mon Créateur étaient... Si puissants que je ne pus m’empêcher de relever les yeux vers lui, et de plonger mon regard dans le sien. A ce moment là, je sentis ma colère s’émousser. Il paraissait si sincère que j’en eus presque peur. J’avais du mal à  concevoir que quelqu’un soit capable de telles choses pour moi.
La petite voix de ma rage tenta de me souffler qu’il s’agissait peut-être d’une illusion engendrée par le lien du sang qui m’unissait à lui. Mais elle était trop faible pour pouvoir influencer ma réaction.

J’avais été en colère contre lui pendant des décennies… J’avais rêvé d’innombrable fois le faire payer. Lui faire aussi mal que j’avais eu mal, et même le tuer. A présent que j’avais pu me replonger dans son regard après tout cela, que je l’avais entendu m’adresser ses mots, à moi seule, je doutais d’être finalement capable de telles choses. J’aurais eu envie de poser ma main sur la sienne, mais m’abstins, n’étant pas encore familière de ce qui liait un vampire à son Créateur. Du moins, les notions que j’en avais, restaient très théoriques.

La discussion m’avait tant subjuguée que je ne pris conscience de la proximité de ma maison que lorsque la voiture s’arrêta. En parfait Gentleman, tel que je l’avais toujours connu, et d’une grâce sans pareille, il descendit, et me prêta appui, bien que je fus parfaitement capable de le débrouiller seule. Je posai ma main dans la sienne pour regagner le sol. Nous nous dirigeâmes vers ma porte. Une fois devant, je le vis baisser les yeux, et eus aussitôt envie de relever son menton du bout des doigts. Quand j’en pris conscience, je frissonnai. Que m’arrivait-il ? Etait-ce encore le lien, ou la prise de conscience que cet homme avait été capable de traverser le temps avec son amour pour moi comme seule raison ? Je l’ignorais, et ne cherchai pas de réponse immédiate.
Quand ses lèvres vinrent se poser sur ma main j’eus la sensation que mon cœur se serrait comme le soir de mon premier baiser… Il y avait bien longtemps de cela à présent.
Quand le mot « amour » franchit ses lèvres, un violent frisson me parcourut des pieds à la tête, comme si je n’avais pas voulu y croire vraiment, à tout ce discours, toute cette nuit, même, et que ce seul mot me mettait en face de la réalité, autant qu’il me noyait. Tout était totalement confus dans ma tête.

« Bonne nuit, Adriel… »

J’avais pour la première fois prononcé son nom, qui martèlerait probablement mon esprit comme un murmure inconscient pour un temps dont j’étais bien incapable d’estimer la durée…
Ma voix était basse dans la nuit calme, mais ne tremblait pas. Quand il se retourna pour s’éloigner, je pensai un instant à le retenir, mais renonçai. Il me fallait du temps pour faire le point sur tout cela.
Par contre, il me fut impossible de détacher mon regard de lui tout le temps que je pouvais le voir. Une fois qu’il eut quitté mon champs de vision, je passai ma porte, avec la certitude, bien que je n’ai pas de moyen de le joindre, qu’il allait revenir. Etrange sentiment libérateur que celui de ne plus être abandonnée.

FIN

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