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 Une ultime rencontre; une vie s'éteint, l'autre change de direction (feat. Damon)

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Emily Haas
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MessageSujet: Une ultime rencontre; une vie s'éteint, l'autre change de direction (feat. Damon)   Mar 17 Fév - 7:08

(Ceci est la partie écrite et vécue par Damon, postée par mes soins certes mais l'intégralité du texte est de lui. Enjoy)


Fini l'enquête douce. Fini les questions sans réponses. Damon piétiner dans sa quête de vengeance, sa dernière info au sujet de sa créatrice datait trop, aujourd'hui il se décida de passer à une autre méthode. La violence à l'état brut, cette envie sauvage qui lui ronge les tripes depuis douze ans désormais aller parler à sa place. Dans le sang il avancerait, dans le sang il sera vengé.
Il sortit de son hangar en marchant rapidement, traversant la nuit noire et dangereuse de Londres, en quête de personne surnaturelle à interroger. Il mit les mains dans ses poches biens remplis pour une fois, mais pas de billets.
Il s'assit sur un banc, attendant que la lune monte dans le ciel avant d'agir, il resta sur place une heure, voir peut être deux avant de se lever et partir brutalement, une odeur venait d'atteindre ses narines, celle du sang, du sang chaud des hommes.
Il atteignit rapidement la sombre ruelle où un spectacle cruel mais néanmoins familier entra dans son champ de vision. Devant lui, un homme, à terre se vidant du reste de son sang. Derrière, une ombre, se délectant de ce qu'il restait du bras du pauvre innocent.
Un loup-garou? Tout était parfait pour Damon.

Simplement il mit la main dans la poche avant d'annoncer sur un ton menaçant, innhabituel de la bouche du vieil adolescent :

"Et bien petit chien, apelle vite ta mère parce que je vais te briser si tu ne réponds pas à ce que je vais te demander. Fait attention tu auras une seule chance de répondre."
"Espèce de tocard, j'ai 212 ans, je suis bien plus fort que ce dont tu as l'air, je vais t'éventrer et étaler tes restes dans tout le centre ville pour faire passer le message aux autres qui tenteront leur chance."

Sans plus attendre, le vampire sortit un objet de sa poche et le jeta de toutes ses forces dans la poitrine de son adversaire qui ne vut pas ce coup venir. Il tomba à genoux suffoquant tandis que Damon se rapprocha en marchant.
Une fois à côté, le prédacteur nocturne lui tira les cheveux en arrière, et se rapprocha de son oreille afin de déclarer :
"Dommage t'avais qu'une seule chance."
En continuant de maintenir la tête du loup en arrière, Damon attrapa un poing américain en argent, il le mit sur la main droite et frappa de toutes ses forces dans la fragile mâchoire. Il inspira un coup avant de rajouter.
"Le problème des agées comme toi, c'est que vous être trop sur de vous et compter uniquement sur votre force. Tu vois il s'avère que comme ce poing amériquain, le piquet que tu as de planté dans la poitrine est en argent, et je supose qu'il t'affaiblit n'est ce pas? Du coup tu es complètement à ma merci. C'est tellement facile avec les gens comme toi... Mais après tout pourquoi un vampire t'aurait attaquer de la sorte hm? Ah oui, parce qu'il sait comment se déroule un vrai combat à mort."
Avant que sa victime ne réponde, il asséna un second coup de poing en plein visage.

"Maintenant que j'ai toutes ton attention, et vu que je suis plutôt d'humeur charmante ce soir, je vais te reposer la question. A moins que tu désires que je t'achèves?"
"Non pitié..."
"Pitié..."
Damon rit légèremment en haussant les épaules.
"Et il ne t'avait peut être pas imploré lui?" Ajouta t'il en désignant le cadavre.

Il remit un coup de poing d'une force terrible, toujours avec son arme argenté, seul objet brillant dans la nuit. Cette fois il visa la glotte. Le loup toussa et suffoqua, du sang sortit de sa bouche coulant le long de ses vêtements avant d'aller se mélanger avec celui du mort.

"C'est fou comme c'est défoulant en fait ! Enfin. Comment puis je retrouver une vampire que je cherche dans cette ville?"
"Retrouves Jake Soul, il est de ton espèce, il connaît tout les être comme nous dans Londres et la banlieue, il t'aidera ! Mais laisse mo vivre, je t'en prie !"
En guise de réponse, le vampire plaça son pied sur l'épaule de son adversaire et l'amena au sol sans pour autant lâcher un des bras. Une fois que la tête heurta le solide bitume, Damon entoura ce qu'il tenait de ses deux mains et l'arracha avec sa force surnaturelle. Il jeta cette partie du corps plus loin dans la rue.
"Je te laisse la vie pour cette fois, mais c'est le prix que tu dois payer pour avoir librement prit une vie comme si tu étais supérieur aux autres. Et au moins tu te souviendras de moi."

Damon quitta la rue sans se retourner, il laissait derrière lui un spectacle macabre, il savait qu'il ne supporterait pas de voir son oeuvre. Mais il vivrait avec ça sur la conscience, il venait de se rapprocher de son but dans la vie éternelle, et cela n'avait pas de prix.
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Plus tard, dans la même soirée, il se retrouva devant une boîte de nuit. Le "Jake Soul Club", plus connu sous le nom du JSC. Quelle discrétion pour une créature de l'ombre...
Le jeune vampire ne fit pas la queue, il avança directement vers le videur qui lui barra la route d'un bras. Un humain qui plus est. Damon le regarda dans les yeux et sourit. Il s'empara du poignet qu'on lui présentait et le brisa sans plus forcer avant de rentrer dans le club tout aussi rapidement.
De ses narines il chercha une odeur particulière, plusieurs lui revinrent. Il n'était pas que deux vampires, mais une attira en particulier son attention. Celle d'un vampire mélangé à de l'argent et de la drogue, et quoi de plus banal que de la drogue pour un dirigeant de boîte de nuit?
La vengeance en chair et en os s'approcha furtivement de celui qu'il cherchait, assez proche pour l'apercevoir avec une pauvre jeune femme. D'ailleurs celli ci tourna le dos et le fameux "Jake Soul" voulut glisser deux cachets bleus dans le verre de la naïve mais une main pâle l'interrompit.
"Et bien, qu'est ce que c'est que ces cachets mon bon vieux Jake? Et vous devriez partir, quand ce type veut quelque chose il a du mordant."
La jeune femme mit une claque au dénommé Jake. Avant de se redresser sur ses talons et partir du club avec une démarche rapide.
Le pauvre gérant émit un dernier grognement, avant de se retourner un air de colère sur la tête :
"Je ne te connais même pas comme vampire, ce qui n'est pas normal. Je connaît tout le monde dans cette ville, explique moi le mystère de ton identité avant que je ne décide de te faire sortir d'ici avec plus de force que nécessaire."
Damon se redressa, émit un sourire trompeur avant d'énoncer un mensonge pour attirer sa proie :
"C'est une vielles de vos connaissances qui m'envoie, mais je ne peux pas en parler ici, il y a trop des nôtres dans la pièce. Rejoignez moi derrière le club dans une dizaine de minutes."
Le dirigeant émit un grognement à peine audible avant de faire oui de la tête, il ramassa les cachets et disparut au sein de la foule. Le second vampire la regarda, toute cette masse de jeune personnes ennivrés ne sachant pas le tiers des secrets de ce monde, et la menace qui pesait sur eux à chaque coin de rue, à chaque heure de la nuit, à chaque promenade...
Il haussa les épaules, tout ça n'était plus de son ressort, ses intérêts personnels passaient désormais avant. Il sortit du club simplement, et se plaça dans la ruelle sombre. De son regard empli de haine il chercha quelque chose qui pourrait lui servir d'arme, une petite idée avait prit émergé de son esprit torturé, demander gentiment le nom ne faisait plus parti du programme.
Il ramassa un vieux tuyeau de plomberie en fer, et se mit à proximité de la sortie de secours du club, après tout il avait demandé de la discrétion, espérons que ce Jake est un minimum de jugeotte pour ne pas sortir par l'avant, quoi que ... Il était bien tombé dans le panneau après tout.
Cependant la porte s'ouvrit, et sans prononcer le moindre mot ni retenir sa force, le prédateur asséna le coup le plus puissant de sa vie en pleine mâchoire. Surpris, et blessé, Jake tomba en sol sans pouvoir crier, Damon leva ses bras et abbattit une nouvelle fois avec toute sa force un terrible coup pour assomer sa victime. Voilà une bonne chose de faite. Un sourire vainqueur mais aussi sadique s'invita sur le visage si juvénile du transformé. Il s'empara du corps immobile, et disparut dans la noirceur de la nuit.
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"Tu sais ce qu'il y a de bien avec ce couteau?"
Les chaînes de fer vinrent frapper la rouille de la chaise sur laquelle était immobilisé Jake lorsque Damon enfonça profondément la lame scintillante dans la cuisse de celui-ci.
"C'est qu'il est en argent."
Continuant dans son mouvement il abaissa la lame jusqu'au tibia, arrachant un cri de douleur à celui qui l'aiderait contre son gré. Finalement il retira la lame et la posa au sol. Il plaça son pied sur le torse dénudé de sa victime et la poussa au sol avant d'écraser sa cage thoracique avec sa force surnaturelle.

"- Maintenant que j'ai toute ton attention, je vais te poser une question, tu auras qu'une chance de répondre.
-Crève enflure !"
Le plus jeune effectua une pression encore plus forte alors que le sang coulait le long de la jambe de ce "Jake". Il soupira et donna deux énormes droite en pleine mâchoire, allant jusqu'à ce faire mal à la main.

"Allons, allons, je n'ai même pas encore demandé."
Qu'est ce qu'on penserait de lui à cet instant? Il ne le savait pas. Il s'en fichait, il se vengereait c'est tout ce qui l'intéressait. Il n'avait jamais été aussi sadique, il était en train de bafouer toutes les idées qu'il avait prôné le long de sa courte existence, il les roulait dans la boue sans le moindre regret et remord, pour la voir mourir il était prix à payer n'importe quel prix. Cette fille qui a causé autant de mal, ruiné la vie d'un adolescent en le condamant à une solitude éternelle sans but ni envie, cette vampire se croyant au dessus des hommes allait périr comme elle le méritait, atrocement.
Où était passé le jeune homme aimant les chocolats chaud et blaguant? Où était passé le petit curieux qui s'amusait d'un rien et s'enjouait d'une simple rencontre hasardeuse? Il était comme ce Jake, enchaîné dans un endroit sordide et sans sortie, seul et sans retour possible, la noirceur d'une âme pourtant pure, emporté par la haine.
"- Je cherche une vampire, blonde qui s'amuse à traquer les adolescents seul et à les torturer. Pas simplement les vider de leur sang, non s'amuser avec eux pour assouvir un plaisir sadique, il ne doit pas y en avoir beaucoup qui séquestre leur victime... Où est elle?
- Je ne vois pas de qui tu parles.
- Encore une mauvaise réponse."

Sans ajouter de mot il retourna la chaise et s'empara de la jambe mutilé, il commença simplement par agrémenter la douleur grâce à une simple pression, et jugeant le cri de souffrance pas assez puissant à son goût, il fit tourner une partie du mollet dans un sens, et la seconde dans le sens opposé, jusqu'à ce qu'il entende le muscle et la peau se déchirer dans cette abominable torsion.

"Tu sais, il y a un temps j'aimais bien qu'on se moque de moi. Mais c'était avant de rencontrer cette vampire..."

Doucement le bourreau se redressa et retourna de nouveau son prisonnier afin de voir son visage et l'expression si singulière imprégné dessus. Il essuya le sang présent sur ses mains en caressant la joue de son invité avant de l'interroger :

"Je me suis toujours demandé, si on perd la vue, est ce qu'on la retrouve au bout d'un moment? Tu me tiendras au courant n'est pas?"

Et sans attendre la moindre réponse il commença à enfoncer son pouce dans la pupille noire et visqueuse, le faisant tourner allégremment, se délectant des cris bien plus puissant qu'il y a quelques secondes.
Damon, enfin le monstre qu'il était devenu, retira son doigt avant de l'essuyer sur le costume saillant du pauvre vampire qui commençait à... pleurer? Ou était ce du liquide qui coulait de l'oeil percé?

"-Une dernière fois, qui est elle? Si tu as peur qu'elle te tue, sache que moi je vais te tuer ici et maintenant si je n'entends pas ce que je veux.
- Clarisse Drov ! C'est Clarisse Drov! Assez, je n'ai pas l'habitude de la douleur, pitié arrête toi.... Laisse moi partir...
-Le dernier qui m'a imploré a perdu un bras, mais comme je t'ai déjà enlevé un oeil je vais juste prendre ta main."
Le vampire ramassa le couteau, trancha la chair, et partit, abandonnant l'arme et le vampire à son sort, dans cet entrepôt qui fut autrefois sa maison.
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Clarisse Drov, ce nom résonnait dans le sombre esprit guidé par le sang, avoir son adresse allait être bien facile, un coup d'oeil dans les annuaires des cabines téléphoniques, et le tour serait joué. Il allait la tuer, il allait la faire souffrir et lui enlevait tout ce à quoi elle tenait, si elle tenait à quelque chose.
Il rentra dans l'étroite cabine rouge, et commença à farfouille dans les pages, il n'existait qu'une seule Drov à Londres, même si elle ne se nommait pas Clarisse. Surement un stratagème pour se faire discrète quant à sa vie éternelle. Pour être sur et entendre la voix de ce proche cadavre, il sortit son téléphone portable de sa poche, un large sourire sadique et un regard noir.
Alors qu'il voulait composer le numéro indiqué, un nom s'afficha sur l'écran bleuté : Emily Haas.
Ce simple nom eut l'effet d'une clé sur les menottes du jeune innocent, une envie grimpa, il voulait la voir.
Mais pourquoi? Pourquoi dans un tel moment? Il était presque au bout de sa seule et unique raison de vivre, et au fond de lui il désirait voir une jeune femme avant, comme si il n'y aurait plus de après, d'ailleurs, reviendrait il vraiment? Qu'allait il faire une fois que sa sombre vengeance sera accompli?
Il frappa sauvagement un des carreaux et le brisa net, il se coupa légèremment les mains. Il ne pouvait pas être amoureux, pas comme ça, ils avaient passé de bons moments ensemble c'est vrai, mais de là à tomber dans le piège de l'amour... C'était tout bonnement impossible. Alors pourquoi avait il ce désir de la voir, une dernière fois? Il reconnaissait qu'elle avait son charme, mais il ne pensait pas pouvoir succomber simplement à cet aspect physique.
Il tenta de s'expliquer cette envie, c'était la seule personne avec qui il avait discuté et passé de bon moments au fil des ces douze dernières années d'enfer, de ce cauchemar dont la fin était proche, était ce pour ça qu'il c'était rapproché de la sorte, qu'au fond de lui il voulait la voir juste une dernière fois avant que le néant ne frappe son existence, où était il vraiment amoureux?
"Tu crois que c'est une bonne idée?"
La question fit écho dans la rue déserte. Il commença à pianotter sur le clavier électrique :

"Coucou, j'ai besoin de te parler, je crois devoir t'avouer quelque chose avant, c'est important. Retrouve moi au parc, à l'endroit où on c'est rencontré ;) ! "

Sa tête se posa doucement sur les parois de fer, il soupira avant de partir en direction du parc.
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Le parc était tranquille à cette heure là. Qui viendrait d'ailleurs? Il sentit son portable vibrait, mais il ne regarda pas, pour la dernière fois il voulait capter le moment présent.
Damon était sur ce fameux banc à l'abri de la pluie, celui où il avait autant ri que menti, où il c'était autant ouvert que caché. Le temps passait et il restait à la même place, n'attendant que cette présence féminine. Il lui avouerait tout, il lui dirait pour son hésitation à l'égard de ses sentiments, il lui dirait aussi qu'il risquait de ne jamais revenir, cette fois il ne ferait pas le moindre détour, il ne cacherait rien et s'expliquerait, s'excuserait même.
Encore une dizaine de minutes s'écoula, quelques personnes venaient se ballader au parc, ainsi il n'était pas le seul à vouloir faire une "promenade" nocturne? Qu'est ce qui avait poussé ces gens à quitte la chaleur d'un doux foyer pour s'aventurer en ces lieux?

Alors qu'il regardait sans conviction ces personnes, l'une d'elle se retourna, lui sourit et le salua de la main d'un sourire étrange. Damon pencha la tête sur le côté, il ne la connaissait pas pourtant, pourquoi ce geste?
Tous les autres promeneurs se retournèrent et le fixèrent à son tour, se sentant soudainement menacé, le prédateur nocturne se leva et inspira.
La réponse s'éclaircit grâce à une odeur, le vampire n'avait pas fait attention auparavant :
"Jake ! "
Il voulut prendre les jambes à son cou, mais il sentit deux mains l'attraper, les autres "promeneurs" chargèrent dans sa direction à la vitesse d'un vampire. Personne n'était humain dans ce parc. Ce détail lui avait échappé parce qu'il pensait à la jeune femme...
Il voulut combattre, mais un énorme coup dans son estomac lui montra rapidement la différence de force qu'il avait avec ses assaillants. Il tomba à genoux le souffle coupé, le ventre en miette.
Les coups ne s'arrêtèrent pas pour autant, chaque partie de son corps se fit frapper violemment, la douleur était insoutenable, il n'avait même plus la force de crier en sentant ses os se briser les uns à la suite des autres, en sentant les hémoragies internes se multiplier. Soudain tout s'arrêta.

Le jeune vampire était sur la terre froide, le visage meurtri posé sur ce sol humide. Il leva doucement les yeux pour voir Jake s'approcher, un objet brillant à la seule main qui lui restait.
Respirer était devenu difficile, le sang avait empli la gorge de l'adolescent qui dut tousser pour l'évacuer. Quelle sensation horrible, toute cette douleur, toute cette faiblesse, il n'avait même plus la force de résister, le fait qu'il soit conscient relevé encore du miracle.
"Tu sais ce qu'il y a de bien avec ce couteau?"
La lame vint s'enfoncer doucement dans la main de Damon, Jake prit tout son temps pour que sa victime sente à quel point l'arme était aiguisé. Il transperca si doucement la chair que la douleur ne s'apaisait pas, elle était sans cesse relancé jusqu'à ce que le pointe rejoigne enfin le sol.
"C'est qu'il est en argent."
Ni la tête, ni le regard de Damon ne bougèrent. Il était fixé sur le spectacle qu'offrait sa main empalé par la lame grise, le sang coulant de chaque côté du trou désormais au milieu de sa main.
Il avait si mal... Si... mal... Il n'avait plus la force de faire quoi que ce soit, même plus assez de force pour avoir envie d'assouvir sa vengeance.
"Je suis sur que si tu pouvais me supplier tu le ferais, et donc comme je t'ai déjà pris tout tes os, je vais maintenant te prendre la vie. Foutez le sur le banc."
La vie? Non... NON ! Il ne devait pas mourir, il ne pouvait pas mourir ! Pas ici, pas maintenant pas comme ça! Il devait à tout prix tuer cette Clarisse, il devait la voir mourrir et quitter ce monde! La rage monter en lui, lui redonnant un peu de force, il voulait s'en sortir, il allait s'en sortir, doit il tuer tout ces êtres immondes, doit il y perdre ses membres !
Il tenta de s'appuyer sur sa main valide pour se relever, mais son bras ne se mouva pas d'un seul petit millimètre, malgré toute la volonté du monde, un os brisé restait brisé... Il sentit qu'on agrippait son corps violemment sur les hanches et qu'on le tira de sa position sans même retirer le couteau de sa main avant de l'immobiliser une nouvelle fois sur le banc. Une nouvelle odeur parvint aux narines du blessé, celle d'Emily. Alors elle était venu pour lui... Une larme coula le long de son oeil, perlant sur le sang et les équimauses avant de tomber sur le sol dans un ploc si sinistre et singulier. Il se servit de l'énergie qu'il avait, le peu de force qu'il avait pu rassembler pour articuler cette simple phrase :

"Je ne veux pas qu'elle voit ça, elle ne doit pas voir."

Jake ricana, et planta la lame dans le ventre du vampire après l'avoir ramassé. Damon fit un sursaut et se retint de crier. Il priait pour qu'Emily parte, il priait pour ne pas qu'elle se rapproche du spectacle sanglant, il priait pour pas qu'elle le voit mourrir.
La lame continua de mutiler la chair pâle, de transpercer les muscles et de couper ce qui restait du coprs si abîmé par la violence, cette souffrance était insupportable, mais le vampire n'émit pas le moindre son, il ne voulait pas attirer la jeune femme. Finalement ses craintes avaient été fondés, il l'avait mise en danger inconsciemment.

"Bon assez rigoler, on doit faire un truc pour mon oeil, un dernier coup et on s'en va."

Damon sentit qu'on releva son menton avant que le métal froid vint trancher sa gorge. On venait de l'égorger. Si mal... Atrocement mal... Il ne pouvait plus bouger et sentait son esprit fuir toute cette souffrance, tout cette immonde douleur qu'il aurait aimé ne jamais devoir supporter.

"Laissez le, dans quelques minutes il sera mort. Personne ne peut le sauver désormais."

Un nouveau miracle eut lieu, le bras de l'être si proche de la mort finit par se tendre, cette main ensanglantée pointant dans la direction de la seule odeur positive aux alentours, celle d'Emily, dans un geste suppliant et tremblant, avant que ce bras ne retombe au milieu de la flaque rouge, vaincu.
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MessageSujet: Re: Une ultime rencontre; une vie s'éteint, l'autre change de direction (feat. Damon)   Mar 17 Fév - 7:12

(Et voici ce coup-ci ma partie, comme vous l'aurez deviné en la lisant. A nouveau, enjoy!)


Le chocolat fondait dans la casserole, comme le jour où j'ai rencontré Damon. Après ma longue journée de travail, je m'étais sentie d'humeur à me préparer cette boisson chaude si réconfortante par ce temps frais, d'autant que maintenant, aussi ridicule que cela puisse paraître, cette boisson avait une importance nouvelle puisque, d'une certaine manière, elle avait été servi à sceller mon amitié avec le jeune homme. Et quel jeune homme, du genre plein de surprises. Il s'était présenté à moi comme un simple adolescent ayant des difficultés avec un téléphone, avait fini par atterrir chez moi pour boire un chocolat chaud, et avait bien failli y rester maintenant que j'y pense, vu que les nuages s'étaient finalement dispersés, laissant les rayons mortels du soleil baigner le salon où nous étions censés boire le fameux chocolat. Le pauvre, je me sentais coupable, maintenant que je savais la vérité, de lui avoir imposé un tel danger. Mais il s'en était bien tiré, il avait plaisanté, avait réussi à nous maintenir dans la cuisine jusqu'à ce que, finalement, j'aille moi-même fermer les rideaux, trouvant que les réverbérations du soleil devenaient éblouissantes. Nous avions alors pu boire le chocolat, tranquillement, assis dans « mon » petit salon fleuri, avant qu'il ne profite d'une nouvelle vague de nuage pour se sauver. J'avais eu quelques doutes à ce moment là, mais j'avais décidé de ne rien dire, parce qu'après tout, quand bien même il aurait été un vampire, puisqu'il ne m'avait fait aucun mal, et que le secret de sa nature semblait lui tenir à cœur, je n'avais pas de raisons de le mettre mal à l'aise en lui annonçant que je savais la vérité ; d'autant que ce n'était qu'une petite supposition à ce moment là. C'était lui qui avait fini par m'avouer la vérité, un soir près de la Tamise...
Mon portable se mit à vibrer, me tirant brutalement de mes pensées et m'évitant par la même occasion de laisser brûler le chocolat. J'ajoutai le lait tiède avant de lire le message reçu, tout en remuant la boisson. Damon, tiens, quand on parle du loup, enfin, du vampire. J'ouvrai le message :

« Coucou, j'ai besoin de te parler, je crois devoir t'avouer quelque chose avant, c'est important. Retrouve moi au parc, à l'endroit où on c'est rencontré ;) ! »

M'avouer quelque chose? C'était étrange, que pouvait-il cacher d'autre que sa nature vampirique que je connaissais déjà? Il marquait que c'était important, je décidai donc d'y aller en dépit de l'heure. Après une vague hésitation, je pris le temps de préparer un sac dans lequel je mis une thermos remplie du chocolat chaud que je venais de faire et deux tasses, me disant que ça le ferait sûrement sourire de voir ça. Et puis, s'il me disait que j'avais mis trop de temps, je pourrai lui rétorquer que si ce n'avait pas été pour lui, je ne me serais même pas déplacée à cette heure (c'était faux bien sûr, mais ça suffirait à le faire hésiter un instant, ce qui m'amuserait bien). Je me mis donc en route vers le parc, ce parc, le parc de notre rencontre, vers le banc où j'avais l'habitude de me poser les jours de pluie, prête à voir le jeune homme souriant, peut-être bien fier de m'avoir fait déplacer si tard, rieur, en somme, le Damon que je connaissais. Rien, absolument rien, ne me préparait à ce que j'avais finalement vu...

Je tournai enfin le long des hauts arbustes qui bordaient le chemin, me masquant le banc, sourire aux lèvres, et me figeai brusquement, les yeux de plus en plus grand ouverts, mon sourire se changeant en grimace emplie d'horreur et douleur à mesure que mes yeux s’écarquillaient, alors que j'avais enfin vue sur le petit banc et le spectacle de cauchemar qu'il supportait. Là, à une dizaine de mètres de moi, sous le lampadaire encore allumé, gisait un jeune homme maculé de sang frais que la lumière artificielle rendait encore plus écarlate; et ce jeune homme, c'était Damon. Passée la stupeur, l'incrédulité même, mon sang se mit à circuler en accéléré, comme pour rattraper le temps que j'avais perdu à rester figée sur place, et, le souffle court, je m'élançai en courant vers le jeune vampire qui me semblait inconscient jusqu'à ce que je remarque sa main très légèrement tendue dans ma direction, avant qu'elle ne retombe, "sans vie", le long du banc. Je m'agenouillai aux pieds du banc, tombant à moitié, approchant mes mains tremblantes du corps ensanglanté de Damon. Je murmurai, la voix instable, manquant de s'étouffer à chaque mot tant je sentais les sanglots monter dans ma gorge, et ce bien que je les refoulais du mieux que je le pouvais :

« Damon... C'est moi, Emily... Tu m'entends ? Je t'en prie, dis-moi ce qu'il s'est passé, et ce que je peux faire pour te sauver ! »

Il avait fermé les yeux, et je me demandai, le temps d'un instant, s'il n'était pas déjà mort, avant de me rappeler que si ça avait été le cas, je n'aurais pas un corps devant moi mais un tas de poussière. Il restait immobile, sans me répondre, probablement trop faible pour cela, et je réfléchis aussi rapidement que possible, cherchant une solution pour l'aider. Il était vampire, il tirait donc sa vie du sang qu'il buvait, et du sang, j'en avais, et j'étais prête à lui en donner autant qu'il le faudrait pour le sauver. J'avais sorti ma lame en argent et était sur le point de m'entailler au niveau du poignet pour offrir mon sang à mon ami quand sa main entra dans mon champ de vision, se posant lourdement (parce qu'il n'avait plus la force de la soulever sans doute) à l'endroit où je comptais me couper. D'une voix qui n'était pour ainsi dire plus qu'un souffle à peine audible, il dit, yeux entre-ouverts :

« Trop... tard... elle... la... tuer... »

« Elle » ? « La tuer » ? Parlait-il celle qui l'avait transformé en ce qu'il était désormais ? Je savais qu'il n'aimait pas sa condition de vampire, il me l'avait fait clairement ressentir le jour (ou plutôt devrais-je dire la nuit) où il m'avait avoué la vérité, et j'avais bien compris qu'il en voulait à sa génitrice. Mais je n'imaginais pas qu'il pouvait chercher à se venger... Et en même temps, je ne faisais là que des suppositions, je n'en savais rien dans le fond, il pouvait bien ne parler que de son assaillante de ce soir par exemple, puisque j'ignorais qui lui avait fait subir ces tortures. Bien des questions tourbillonnaient dans ma tête telles un essaim de guêpes furieuses, nourries et agitées par la peur qui me rongeait. Il avait dit qu'il était trop tard... mais ce n'était pas possible, n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas déjà être trop tard, il ne pouvait pas déjà mourir, pas lui, pas si tôt... Mes yeux me brûlaient à cause des larmes qui y montaient sans parvenir à en couler, et j'avais l'impression que ma tête allait exploser. Il était là devant moi, mourant doucement sans que je ne puisse rien y faire, sans même que je puisse être certaine de ce qu'il me demandait de faire. Il était trop faible pour parler, et moi je n'avais aucun moyen de savoir toutes les images qui semblaient le hanter à l'aube de sa seconde mort... à cette dernière pensée fit écho un souvenir que je croyais jusqu'à lors oublié. Le souvenir d'une soirée en compagnie de mes grand-parents et de leur mystérieux ami qui s'y connaissait tant en créatures « non humaines », durant laquelle il m'avait parlé, non pas d'une technique pour tuer les vampires, comme à l'habitude, mais d'une propriété un peu particulière de leur sang. Je me souvenais de sa question : « Sais-tu pourquoi on dit qu'échanger les sangs avec un vampire est équivalent à créer un lien très important avec celui-ci ? » J'avais bien évidemment répondu que non, je supposais que ça devait être parce que le sang c'est la vie et que c'était donc comme échanger sa vie avec la sienne. Mais je me trompais. « Les souvenirs des vampires sont rangés dans leur mémoire, comme les tiens par exemple. Mais si pour toi qui ne va vivre qu'une centaine d'années tout au plus, ces souvenirs sont déjà un peu difficiles à tous conserver, imagine pour des êtres qui ont vécu plusieurs centaines d'années en plus de leurs années humaines. Ils ne peuvent tout conserver en tête. Aussi, leurs souvenirs ont trouvé un autre endroit où être stockés, d'une manière différente de la mémoire puisqu'ils peuvent être « effacés » de la mémoire mais demeurer néanmoins bien présent dans leur nouvelle maison ; et cette nouvelle maison, c'est le sang. Quiconque bois le sang d'un vampire accède à ses souvenirs, et plus la quantité bue est importante, plus le buveur accède à des souvenirs enfouis, voire oubliés de leur possesseur... »

Cette réponse résonnait dans ma tête comme la cloche d'une messe funeste. Je pouvais avoir accès à ses souvenirs en buvant son sang, donc en accélérant sa mort de manière douloureuse, et en lui infligeant l'humiliation de se faire vider de son sang par une humaine. Non, je ne pouvais pas faire ça ! Tout mais pas ça ! Et pourtant, une voix calme et lugubre murmurait en moi : « c'est la seule solution... ». Je secouai la tête, en proie à mon dilemme, ayant l'impression de devenir folle. Je regardai à nouveau son visage, et sans que je sache vraiment pourquoi, ce que j'y vit me décida. Tendue, légèrement tremblante, la voix mal assurée, je me penchai au dessus du visage de Damon pour m'adresser à lui :

_ Damon... je voudrais faire ce que tu me demandes... mais pour cela, il me faudrait tes souvenirs sur « elle »... et dans... ton état... (je reteins difficilement un sanglot lorsque je du dire ces deux mots) je n'ai qu'un moyen de les obtenir...

J'inspirai un grand coup pour me calmer un peu plus avant de continuer :

_ Il me faut ton sang, Damon... tous tes souvenirs y sont enfermés, en si je le bois, j'en obtiendrai certains. Et plus j'en boirai, plus j'en aurai...

J'avais presque honte de cette dernière phrase. Qu'allait-il en penser ? Accepterait-il ? Me repousserait-il du peu de forces qu'il lui restait ? J'avais encore plus peur maintenant, parce que non seulement j'allais le perdre, mais je risquai aussi de perdre son amitié qui m'était si précieuse. Pourquoi les choses devaient-elles prendre cette tournure malsaine ? J'étais absorbée par cette question quand je senti à nouveau sa pression sur mon poignet ; il ne l'avait pas lâché depuis tout à l'heure, et je n'y avais pas prêté attention. Je le regardai ; ses yeux étaient à moitié ouverts, il me regardait avec un air où se mêlaient fatigue extrême, détermination et... confiance ? Je me faisais peut-être des idées, mais c'est ce que je cru y déceler. Je hochai la tête, la gorge serrée, le cœur lourd. Et, doucement, je passai mes bras sous le corps presque inerte de Damon pour le soulever lentement du banc, et l'installer allongé dans mes bras, le haut de son corps surélevé pour pouvoir descendre mon visage jusqu'à lui sans trop de difficultés physiques. Je baissai ma tête jusqu'à son cou, dans un geste d'une lenteur extrême, posai mes lèvres contre une de ses plaies profondes, et enfin me résignai à l'acte ultime : je bu.

Je pris une gorgée, puis une autre, et encore et encore sans m'arrêter, sans hâte, mais pas trop lentement car je sentais que la moindre pause m'empêcherait de reprendre. Je sentais le liquide chaud et à la saveur métallique couler dans ma gorge, et chaque goutte semblait apporter son morceau de souvenir, d'émotion, de ressenti. C'était comme un flot de sentiments étrangers qui déferlait dans mon esprit au rythme du sang qui plongeait dans mon corps. J’aperçus un couple assez jeune penchés au dessus de moi, je traversai en courant une rue un peu sombre, je vis le temps d'une seconde une femme inconnue et au sourire mauvais, je m'entendis moi-même alors que j'étais assise sur un banc sous la pluie, avec l'impression cependant que ce n'était pas ma voix mais celle d'une personne chère, ….  Et à chaque gorgée, je ressentais clairement la douleur qu'elle arrachait à celui que je tenais contre moi, parce que ce ressenti était le plus présent en lui à ce moment, et qu'il était donc omniprésent dans son sang. Je voulais arrêter, tout mon corps, tout mon esprit me criait d'arrêter, de cesser de le torturer ainsi, d'au moins le laisser mourir en paix, dans une dernière étreinte amicale ; après tout ce qu'il avait subit, il méritait au moins ça ! Mais une autre voix, discrète, et pourtant assez puissante en intensité pour faire taire les autres, me murmurait que je devais continuer, pour lui, pour accomplir sa dernière volonté, quoi que ça devait nous coûter à lui et à moi, parce que c'était ce que lui voudrait. Je ne savais pas trop d'où venait cette voix, je ne l'ai compris que plus tard, mais je l'ai écoutée avec le fort sentiment que je devais faire ce qu'elle me disait coûte que coûte. Alors j'ai continué à boire, et quand je n'ai plus pu rien absorber par la plaie que j'utilisais, j'ai calé le dos de Damon contre ma jambe droite pour le garder surélevé, et j'ai pris délicatement son poignet pour recommencer la manœuvre, replongeant dans ce flot étouffant, le laissant s'engouffrer en moi, ignorant au mieux la douleur qui brûlait non pas mon corps mais ma tête. Et puis cette douleur s'effaça, progressivement, pour laisser place à un ultime soulagement, comme un remerciement muet. Le poids contre ma jambe se fit plus léger, moins solide, et je senti de ma main encore placée dans son dos son corps partir en cendres. Je relevai la tête pour le voir, yeux clos, un imperceptible sourire aux lèvres, comme endormi, tomber progressivement en cendres pour ne laisser finalement que ses vêtements au milieu de ces copeaux noirs à mes pieds.

Puis le silence, absolu, écrasant, assourdissant. J'étais là, agenouillée au sol, seule dans la lumière du réverbère, au pied de ce banc qui m'avait vu rire sincèrement, et qui me voyait maintenant dévastée. Enfin, je senti les larmes commencer à couler. D'abord une larme solitaire, silencieuse, lente, comme vérifiant que la voie était libre pour les autres. Puis une deuxième, une troisième, et encore une autre, et de plus en plus. Mon corps commença à être secoué par les sanglots étouffés, jusqu'à ce que finalement, j'explose, incapable de contenir plus longtemps la douleur qui lacérait mon cœur. Je poussai un cri, entre le râle et la plainte, la colère et la peine s'y mêlant comme deux adversaires d'un combat forcé, prenant tour à tour le dessus sans jamais écraser l'autre parce qu'elles étaient trop liées pour ça. Il était mort, lui, si jeune, si innocent, assassiné froidement et de la manière la plus cruelle possible, et c'était moi qui avais du précipiter son départ pour l'autre monde, s'il existait. Il était mort, et, maintenant je le savais, c'était en partie à cause de moi, parce que s'il n'avait pas pensé à moi plus tôt, il aurait senti arriver ses assaillants, et il aurait au moins pu s'enfuir. J'avais causé sa perte sans le vouloir, sans même le savoir. Et j'étais censée vivre avec ce souvenir ? Il était mort à cause de moi, et je devais continuer d'avancer comme si tout allait bien ? Ce n'était pas possible, ce n'était juste pas possible, je ne le pouvais pas, je ne le pourrais jamais. Je restai ainsi à pleurer fort, en proie à ces sombres pensées, un long moment sans doute mais j'avais perdu toute notion du temps, jusqu'à ce que les larmes cessent progressivement, et que je retrouve un rythme de respiration normal, quoi qu'un peu plus lent que l'habitude. La voix était revenue, douce, stable, et m'intimait de me reprendre, de ne pas me laisser abattre, et encore une fois, je ne pu lui résister, parce que ce coup-ci, je compris à qui était la voix. C'était celle de Damon, incarné en moi par les souvenirs que j'avais absorbés. Il était donc vivant en moi en quelque sorte. Et cette voix me laissait entendre sa volonté à lui. Je ne pouvais m'y soustraire, non pas que j'en eus été physiquement incapable, mais je ne le voulais pas. Je ramassai donc dans des gestes lents et mesurés les vêtements du vampire décédé, fis tomber les cendres dans ma pochette, et me relevai doucement, avant de me mettre en route pour ma maison, qui ne m'avait jamais parue aussi vide depuis la mort du couple qui l'habitait autrefois. J'irai acheter une urne le lendemain, et j'y ferai graver le nom de l'adolescent pour pouvoir lui rendre les hommages funéraires moi-même, le vampire n'ayant pas de famille ni de proches à Londres.

Si aux yeux du monde, son histoire s'est achevée ce soir, pour moi elle n'est pas terminée, et elle continuera tant que je vivrai, c'est à dire au moins jusqu'à ce que j'ai accompli sa dernière volonté, car je ne laisserai pas la mort m'avoir avant d'avoir fini cette tâche. Après, on pourra toujours négocier...
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Une ultime rencontre; une vie s'éteint, l'autre change de direction (feat. Damon)

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