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 Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis

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MessageSujet: Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis   Mar 9 Juin - 10:01

Gaëlle Mortis

     
Somebody's in my head again...

     
Fiche d'identité :

     
Informations Générales

     
Âge Humain :
27 ans
     
Âge Surnaturel :
486 ans
     
Date de Naissance :
16 Février 1537.
     
Lieu de Naissance :
Paris
     
Lieu de Résidence :
Londres
     
Métier/Études :
Modèle photo
     
Orientation Sexuelle :
Bisexuelle
     
Statut Civil :
Célibataire.
     
Nourriture :
Sang humain
     
Moyen Financier :
Corrects
     
Groupe :
Vampire
     
Rang :
Vampire Nomade
     
Avatar :
Sara Fabel
   
Je suis un :
Scénario
   
Code du règlement :
Validé par Angel
   
Code à remplir :

   
Code:
[size=22][color=#B61C2E]•[/color][/size] Sara Fabel[color=#ffffff]Ϟ[/color] [url=http://lycampire.forum-canada.com/t345-baby-did-you-forget-to-take-your-meds-gaelle-mortis]Gaëlle Mortis [/url]

     
Personnalité :
Caractère

      • Il me semble que je suis... Timide... Ou craintive... Parfois. Souvent... Sauf quand... On me donne des raisons de ne pas l'être... Je crois...

Certains jours, on me qualifiera plutôt de... Tactile. Oui... J'aime le contact, et un corps est un corps. La porte ouverte à tant de choses... A voir, à sentir... A montrer...

Les autres jours, prenez garde à ne pas me mettre sur la défensive. Sans quoi, vous vous heurterez à la Fille au Poignard... En effet, rares sont les moments où je suis totalement désarmée...
     
Caractéristiques

      Mes cheveux d'une blondeur éclatante sont en réalité le résultat de mon traitement... Oui... Mes médicaments les ont totalement décolorés... J'ai eu beau essayé de les teindre, rien n'y fait... Alors, C'est en partie sur ma peau que vous pourrez lire, le récit de mes rêves... Et de mes cauchemars...

     
À propos de moi
Bonjour ! Mon surnom est Lady Crow, j'ai 21 ans et je suis Française. J'ai connu le forum grâce à ma bonne étoile et je le trouve Ooooooh. J'estime mon niveau de rpgiste à 8/10. Ma plus grande passion est l'art. Et selon moi, l'écriture en est un.. Je m'engage évidemment à respecter le règlement et le contexte de Lycampire. Le mot de la fin ? Shamalloooow!! Amour

     
     
Mon Histoire

     
A en juger par les documents qui relatent à leur manière mon existence, mes yeux ce sont ouvert sur le monde le 16 Février 1537. Depuis mes 13 ans, mes faits et gestes sont rapportés consciencieusement. Est-ce normal ? Aucune idée. J’avoue ne pas connaitre la définition de ce mot. Je sais seulement que je suis son opposé.

Ma famille, issue de la bourgeoisie parisienne, nous allions assister à la messe tous les jours. Ainsi, j’appris que les mortels avaient un guide céleste, voué à les guider toute leur vie, afin de leur permettre d’accéder au paradis, une fois le temps qui leur était imparti sur Terre, écoulé. Certain hommes, désigné par je ne sais quel moyen, étaient reconnus pour savoir interpréter la voix céleste… Toute mon enfance, j’ai cru faire partie de ces gens… Des voix, dans les tréfonds de mon esprit, me dictaient  ponctuellement un comportement à adopter, et je m’étais vite aperçue que j’étais la seule à les entendre… Ou plutôt… J’avais eu… Le réflexe de parler de ce que je pensais être un don, à ma sœur… Félicité. Plus âgée que moi, de 5 années, elle s’était montrée attentive. Etrangement, mes parents me regardaient différemment depuis lors. J’avais espéré qu’ils seraient fiers de moi… Or, j’héritais de messes basses, et de regards en biais… Mes parents s’étaient soudainement mis à tenir un carnet sur lequel ils prenaient des notes en me coulant des regards peu amène.  J’en avais donc conclu que la surprise qu’ils me préparaient n’avait rien de réjouissant. Je n’étais pas le genre de personne à chercher à briller. Je laissais ca à ma sœur. C’est donc tout naturellement que j’avais commencé à vivre de plus en plus recluse dans ma propre maison. Je ne partageais plus les repas avec le reste de la famille, et mes parents avaient même demandé à ce qu’on m’attitre une place prêt de la porte, à l’Eglise. Je me sentais humiliée, et ne pouvais pas m’empêcher d’en vouloir à Félicité. Je m’étais confiée à elle, et sans même me demander mon approbation, avait divulgué mes révélations.
Mon nouveau quotidien m’avait d’abord pesé… Mais… On s’habitue à tout. Malgré… Tout cela mon père avait fait l’effort de se montrer prévenant de temps à autre, et de passer un peu de temps avec moi après le souper.
Les années passèrent, et ma mère, quant à elle, était très dure avec moi, et ne manquait pas une occasion de me faire une remarque désobligeante, sur ce ton acide dont elle avait le secret. Ma sœur, quant à elle, était bien trop occupée à minauder pour se soucier de moi, l’essentiel pour elle, étant de ne pas voir de nuage assombrir son ciel.

Un jour, alors que mon père était sorti pour affaire, je m’étais retrouvée seule avec ma mère. Félicité passait la journée chez les grands couturiers à se faire offrir des robes par ses conquêtes qui passent bien trop vite dans sa vie pour avoir le temps de passer notre porte.
J’étais occupée à lire un roman sur le sofa du salon, quand ma mère me rejoignit l’air pincé, puis m’avait parlé comme on crache au visage de quelqu’un, en disant que je déshonorais la famille, que jamais je ne serais mariée, parce que personne ne voudrait d’une folle. Je m’étais figée, mon regard soudain vide posé sur la femme qui venait de me parlé. Elle m’apparut soudain comme une étrangère… Je me levai lentement sous son regard interloqué, et pris le gros chandelier qui trônait fièrement sur la grande table en bois massif, et m’approchait d’elle, tout aussi lentement. Elle n’avait pas esquissé le moindre mouvement quand je lui assénai un coup violent à l’arrière du crane. J’avais seulement vu ses yeux s’écarquiller quand elle comprit, trop tard, ce que je m’apprêtais à faire.  Elle tomba lourdement. Sans une once  de panique, je trainai son corps inanimé au bas du grand escalier de marbre, sans le moindre regret. La voix avait parlé. Je m’étais pliée à son souhait tout-puissant.
Mon père passa la porte d’entrée quelques minutes plus tard… Officiellement, ma mère avait fait une mauvaise chute en voulant descendre… Elle avait marché sur sa robe…
Je fêtais mes 21 ans la semaine suivante…

Etrange présent, pour cette occasion qu’une consultation chez un médecin qui, si j’en croyais les propos presque désespérés de mon père, saurait voir ce qui lui échappait. Cette démarche me semblait partir d’un bon sentiment. Je l’avais vu dans ses yeux. Il voulait m’aider… Mais à quoi ? Je n’avais pas besoin d’aide…
Etant donné qu’il avait été le seul à ne pas me laisser à mon isolement, je consentis à rencontrer cet étranger. Rien ne m’obligeait à lui parler de ce que je voulais garder pour moi.  Sans que je ne sache vraiment déterminer comment, il m’avait mise en confiance, au fil des séances. Il avait été jusqu’à présent, la seule personne à me regarder comme une exception, et non une erreur. De fil en aiguille… Je me dévoilai à lui. Alors que je ne maitrisais rien moi-même, il me semblait être capable de tout contrôler. Je me sentais en sécurité entre ses murs, et prête à suivre chacun de ses conseils.

Au commencement, je ne faisais que parler. Mettre des mots sur ce que je ressentais… ou croyais ressentir. Puis… Il a commencé à mettre en place des traitements médicamenteux, affirmant que les voix ne me contrôleraient pas. Que je serais plus forte qu’elles. Je devais donc me rendre à son cabinet quotidiennement, afin qu’il m’administre une injection d’une substance d’un rouge profond, que j’aurais eu tendance à assimiler à un velours de rose rouge au clair de lune… Le processus était bref, en lui-même. Je ne passais qu’une heure là bas en fin d’après-midi. Ainsi, je pouvais passer le reste de mon temps à la maison.
Ma sœur sortait beaucoup. Je la voyais peu. Mais… Je ne pouvais pas l’en blâmer, elle était radieuse. Je me doutais qu’elle était souvent bien accompagnée

Un soir, elle revint plus tôt que d’habitude… Accompagnée. Interpelée par ce fait notable, je descendis de ma chambre pour voir qui donc était cet invité exceptionnel. Rapidement j’avais parcouru mon corps du regard pour m’assurer que j’étais présentable. Vêtue d’une longe robe blanche, toute simple, qui soulignait mes courbes sans pour autant me donner un air provocateur. Ma longue chevelure brune cascadait jusqu’au milieu de mon dos. J’approchai timidement, et le vit… Cet homme qui se tenait à coté d’elle, vêtu de noir. Je me figeai un instant sans oser sortit de l’ombre… Mais sans savoir pourquoi, je mourais d’envie de mettre un nom sur ce visage, aux traits gracieux…  Ses longs cheveux, noirs... J’en eus le souffle coupé. Je le regardai de loin s’incliner devant notre père… Je ne pus résister à l’envie d’approcher pour entendre sa voix prononcer son nom.
Comme d’habitude, Félicité irradiait la beauté. J’allais sans doute sembler misérable en comparaison. J’entrai dans leur champs de vison quand mon père s’éloigna, en essayant d’arborer un sourire un tant soit peu assuré. Ma sœur me lança un regard noir, alors que son ami prenait ma main pour y déposer ses lèvres avec une infinie politesse.

« Bonsoir, demoiselle… Sasha Winkler. »

Rougissante, j’ouvris la bouche pour me présenter à mon tour, mais Félicité me prit de  vitesse. Sasha… Quel joli nom.

« Une amie de l’une de mes tantes. Elle est venue faire ses études ici. Allons… Laissons-la à ses occupations. Son avenir est en jeu, vois-tu ? »

Elle jouait toujours de ses charmes malgré la fermeté de sa voix. Elle le tira par le bras vers une autre pièce. Le regard de Monsieur Winkler croisa le mien… Il me sembla y voir une lueur d’excuses, alors qu’il emboitait le pas de celle qui m’avait délibérément reniée.
La colère s’empara de moi… Mais je restai silencieuse en les regardant partir. Je savais que je ne partagerais pas la soirée avec eux. Quelque chose dans la voix de Félicité avait sonné comme une menace qui m’avait glacé le sang. Comme un instinct de survie, une alarme s’était déclenchée dans ma tête… Malgré cela, mon Guide intérieur m’intimait la vengeance… Peut-être l’aurais-je un jour… Du moins, je m’accrochais à cet espoir.
J’avais donc passé la soirée dans l’ombre à respirer selon les intonations de la voix basse de ce Sasha, sans jamais me faire voir. Sans jamais intervenir. Celle, haut perchée de Félicité agressait littéralement mes tympans.

Les jours suivants, j’avais été particulièrement instable. Canalisant ma colère sur ma propre peau, par le biais d’une lame affutée. Je hurlais silencieusement ma peine… Ma solitude. A quoi bon être au milieu d’une foule, si personne ne vous voit ?
Je suivais toujours mon traitement, et honorais mes consultations quotidiennes. Les cicatrices sur mes bras ne semblaient pas vraiment alarmer mon médecin. A la fin de la semaine, il m’annonça que j’avais passé un certain stade dans mon évolution…. Et cette fois, il m’avait demandé de me dévêtir, et son injection me plongea dans un sommeil profond dont je ne pus estimer la durée.
A mon réveil, tout me sembla différent. Les odeurs plus fortes, sons plus…Intenses Et… J’étais toujours nue. Les poignets  sanglés à sa table de consultation. Il fallait que je trouve un moyen de m’échapper de là. J’avais faim… ou soif… Je n’en savais rien. De toutes mes forces, je tirai sur les sangles à m’en brûler la peau, appelant à l’aide.
Mes liens cédèrent au moment où il passa de nouveau la porte en souriant.

« Tu vas être tellement merveilleuse… »

Son regard brillait étrangement. Son sourire s’élargissait à mesure qu’il approchait de moi. Lentement, il vint me surplomber sans jamais me quitter des yeux. Je devais me défendre. Le Guide hurlait dans ma tête. Mes canines pointèrent. C’était douloureux, mais ma colère était telle que cela me sembla n’être qu’un détail.

« Fougueuse ma Panthère… »

Son poids m’empêchait de me dégager, mais je levai les jambes de sorte à les lier autour de ses hanches, et empoignait ses cheveux d’une main pour  m’offrir une vue imprenable sur le cou de l’homme. Son artère ne battait plus… Sa peau était froide… Mais le Guide m’intimait d’y planter mes crocs. Je l’attirai donc vers moi pour obtempérer. Ses mains ne se privèrent pas de parcourir mon corps dans un soupir approbateur. Je ne me souciai pas de ces contacts déplacés. Son sang… Il me fallait son sang. Au bout de plusieurs gorgées, il voulut défaire mon étreinte, mais ne fit en réalité que la resserrer, comme une proie dans la prise d’un serpent constricteur. Il était plus vieux que moi, évidemment. Mais même les vieux sangs froids avaient des faiblesses. La sienne ayant été, ce jour là, d’être trop sûr de lui. Il aurait pourtant dû le savoir, la folie ne permet aucune certitude. Ses ongles s’enfonçaient dans ma poitrine, tremblants. Je grognai douloureusement. Mon instinct savait que le vampire était capable d’arracher mon cœur à sa cage d’ossements. Ce serait lui, ou moi. Sans desserrer mes jambes, je pris sa tête entre mes mains, mon visage toujours niché dans son cou. Ainsi, ses crocs ne lui étaient d’aucune utilité.
Du coup sec, je lui brisai les cervicales. Il s’effondra sur moi, inerte. Je me dégageai en le poussant au sol. Descendit de la table, et m’accroupis à coté du corps, et lui arrachait le cœur d’une main, sans la moindre hésitation. Je l’observai un instant entre mes longs ongles, et léchai le sang qui n’en écoulait avant de le délaisser à coré de la dépouille. Je n’avais aucune idée de ce qu’il m’avait fait. De ce que j’étais devenue. Mais le Guide était toujours là, indéniablement. Alors, je ne m’alarmai pas. Couverte de sang, toujours en tenue d’Eve, je me dirigeai vers la salle de consultation dans laquelle il me recevait habituellement, et me rhabillai.
La nuit était d’un noir sans lune. J’allai furtivement au ruisseau qui passait prêt de la maison pour me débarrasser  des traces de mon forfait, et rejoignis ma chambre sans un bruit. Au levé du jour, le médecin aurait disparu après s’être changé en cendres.

Le temps passa… Je revis Sasha au bras de ma sœur… Toujours aussi doux. Toujours aussi sombre. Toujours aussi beau. Ma sœur avait mis un mot sur le prédateur que j’étais désormais. Etrangement, cela sembla à la fois nous rapprocher, et nous éloigner. Elle voyait à présent en moi une rivale à sa hauteur. Or, je n’avais jamais cherché à lui faire ombrage. Même pas en ce qui concernait cet homme pour lequel elle semblait avoir un intérêt particulier, étant donné que nous l’avions reçu plusieurs fois… Enfin… Quand je dis nous, je devrais plutôt dire elle… Avec l’approbation de notre père. M.Winkler, malgré l’hostilité de Félicité ne manquait jamais de me saluer. Même si nos échanges n’allaient jamais plus loin qu’un regard… Elle trouvait toujours un prétexte pour l’éloigner … Son attention me touchait vraiment, et le Guide ne semblait pas vouloir se montrer hostile envers lui.
Un de ces soirs, où il nous avait rejointes à la nuit tombée, à peine eut-il passé la porte que… Mon sang se glaça. Comme à son habitude, il m’avait saluée, sans oublier son léger sourire qui éclairait, le temps d’une seconde ou deux, ses prunelles sombres… Mais cette fois, je n’attendis pas que ma sœur trouve une excuse pour que je disparaisse de leur vue. Je m’éloignai lentement moi-même, arborant  un sourire gêné, et regagnai ma chambre. J’osais  à peine y croire… Elle l’avait fait sien, en lui prenant sa vie. Elle l’avait tué. Et au fond de moi, j’étais convaincu qu’elle avait fait cela dans le seul but de m’imposer sa supériorité. Elle avait gagné. Jamais Sasha ne poserait plus jamais le regard sur moi. Je brûlais, de tout mon être de la voir rendre son dernier souffle, une lueur paniquée dans le regard. Mes mains en tremblaient de rage… Mais… Je l’avais vu la regarder. Il en souffrirait trop. Alors, je me rabattis sur une feuille et une plume pour retranscrire ma douleur, en un hurlement silencieux…
Mon plus grand malheur… J’aurais dû me douter qu’elle m’épierait comme une bête de foire. Elle perça à jour la voix de mon silence en lisant ces mots. Elle ne m’en dit jamais rien, mais chaque fois que son regard se posait sur moi, je pouvais voir cette lueur vengeresse percer en ses yeux impitoyables.
Quelques temps plus tard, ma vie ne se résuma plus qu’à… Une petite pièce dans la pénombre, des couloir blancs… Un traitement assommant, des blouses blanches, et une brume qui emprisonnait mon esprit dans un corps engourdi, qui avaient de temps à autres des sursauts d’énergie et de violence, de douleur.
De honteuse calamité encombrante, j’étais devenue un numéro parmi tant d’autre dans une foule informe.
Jusqu’au jour où… Dans l’une des sales communes… Il apparut. Cet ange qu’il m’avait été défendu d’approcher.

« Sasha… »

Avais-je murmuré, désolée de le voir ici, son regard morne. Je m’étais me laisser distancer. Précautionneusement, je l’avais écouté, se livrer, tout doucement. Je l’avais écouté me raconter comment il avait finit par sous tirer lui-même le dernier souffle de la menteuse qui n’avait jamais eu en réalité d’autre préoccupation qu’elle-même. Peut-être aurais-je dû la pleurer. Mais au nom de quoi ? Du fait que nous étions du même sang ? Faible argument, compte tenu qu’elle refusait d’assumer notre lien de parenté. De sorte à ne pas raviver la douleur de Sasha, je ne démentis pas. De toute façon, au plus profond de moi je ne m’étais jamais rien senti de commun avec elle. J’étais bien trop heureuse d’enfin l’avoir vue disparaitre de nos existences.
Il était le seul en ses lieux auprès de qui je me sentais comme un individu à part entière. Sa musique calmait mes crises, et ma… Je ne sais quoi atténuait un tant soit peu sa peine. Nous avions même fini par en perdre notre pudeur, comme si nous étions devenus, l’un pour l’autre la seule certitude d’exister, alors qu’autour de nous, tout n’était que mirage.

Vingt années d’emprisonnement. Vingt années de souffrances partagées, quand vint le moment de notre évasion, que nous avions eu à cœur de partager… Et puis… Nos chemins se sont de nouveau séparés. Il avait besoin de renaître, et moi… Jamais je n’avais affronté le monde extérieur. Il me fallait plus de temps. Sa musique lui permettrait de s’en sortir quant à moi… je m laissai porter par le vent, au gré des injonctions du Guide, qui persistaient, et de mon besoin irrépressible de continuer à suivre mon traitement… Une véritable obsession qui avait fini par avoir raison de la couleur de mes cheveux. J’étais donc devenue une étrangère à mes propres yeux. La seule chance que j’avais, c’était ma capacité à prendre la pose devant un objectif… Voilà comment je suis arrivée à Londres après tout ce temps. J’avais été contactée par un photographe qui prétendait vouloir faire de moi son égérie.



     
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Kalia Murray
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MessageSujet: Re: Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis   Mar 9 Juin - 15:40

Re bienvenue Mignon ( Amour )

J'ai hâte de pouvoir vous croisez Very Happy

_________________

De n'importe quelle façon qui soit je ne serais jamais loin de toi mon ange ♥:

Quand l'amour frappe à votre porte ♥:
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MessageSujet: Re: Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis   Mer 10 Juin - 5:21

Je ... je ne sais pas quoi dire. Te voir ici ... toi.
Tant de souvenirs. Hâte de croiser ta route ♥

( LADY CROOOOWWWWWW Ooooooh )
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MessageSujet: Re: Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis   Mer 10 Juin - 9:15

S... Sasha... Tu... C'est... C'est vraiment toi... Je... J'ose à peine y croire... *se mordille la lèvre sans oser croiser ton regard*

(Ma Fééééééee Owi)
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MessageSujet: Re: Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis   

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Baby... Did you forget to take your meds? ~ Gaëlle Mortis

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