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 Nathan Foss : Le Loup Garou de Londres

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Lycans NomadesLycans Nomades
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Nathan Foss
Date d'inscription : 05/10/2014
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MessageSujet: Nathan Foss : Le Loup Garou de Londres   Lun 27 Oct - 5:26

Nathan Foss

     
Si vis pacem para bellum

     
Fiche d'identité :

     
Informations Générales

     
Âge Humain :
27 ans
     
Âge Surnaturel :
277 ans
     
Date de Naissance :
21 Janvier 1739
     
Lieu de Naissance :
Londres
     
Lieu de Résidence :
Londres
     
Métier/Études :
Barman - Propriétaire du Loup Blanc
     
Orientation Sexuelle :
Homosexuel
     
Statut Civil :
En couple
     
Nourriture :
Des animaux et des humains sous forme de loup. Un alimentation normale sous forme humaine
     
Moyens Financiers :
Une certaine richesse accumulée au fil des années
     
Groupe :
Lycans
     
Rang :
Nomade
     
Avatar :
Jamie Dornan
   
Je suis un :
Inventé
   
Code du règlement :
Répondre ici.
   
Code à remplir :

   
Code:
[size=22][color=#B61C2E]•[/color][/size] Jamie Dornan [color=#ffffff]Ϟ[/color] [url=http://lycampire.forum-canada.com/t45-nathan-foss-le-loup-garou-de-londres] Nathan Foss [/url]

     
Personnalité :
Caractère

      Qui suis-je ? Qui suis-je réellement ? Un lycan pour le moins complexe, je dirais. Voire même contradictoire. Un paradoxe que beaucoup ont échoué à résoudre. J'ai tendance à me replier sus moi-même. À tel point que je ne supporte même plus d'être touché. Au point de devenir pour le moins désagréable avec celles et ceux qui tentent, même sans mauvaises intentions, d'en savoir plus à mon sujet. Malgré tout, il serait injuste de dire que l'on ne peut pas me faire confiance, car je suis incroyablement fidèle. Bien que cette confiance ne sera sans doute pas réciproque dans l'immédiat. Cependant, sachez tout de même qu'il m'arrive d'accorder ma confiance à certains individus. Dans ce cas seulement, je suis capable de montrer une nouvelle facette de ma personnalité. L'homme que je suis vraiment, et que je cache aux yeux de tous. Doux, charmant, gentil, romantique, attentionné. En somme, l'exact opposé de celui auquel je peux paraître au premier abord.
L'homme que je montre, par ailleurs, possède certains traits qui me sont propres. Notamment mon aspect perfectionniste. Ou encore le fait que je sois assez nomade, allant de ville en ville, changeant de lieu de vie très souvent. Cependant, peut-être vaut-il mieux qu'il en soit ainsi. Tout le monde ne peut pas apprécier mon côté borné, impulsif, et au-dessus de toute autorité. Enfin, concernant ce dernier point, si je vous fais confiance, vous pourrez éventuellement être capable de me donner un ou deux ordres de temps à autre.
Il faut savoir que mon obstination me conduit à faire des erreurs, que je regrette parfois par la suite. Mais cela ne signifie pas que je ne suis pas capable d'une grande intelligence et d'une certaine vivacité d'esprit. Du moins lorsque les conditions nécessaires sont réunies pour. Malgré cela, ma transformation en lycan n'a rien arrangé à mon caractère exécrable. Bien au contraire, à vrai dire. En effet, le loup en moi, mon côté bestial, prend souvent le dessus sur moi, éclatant dans des colères noires. Des crises de rage fulgurantes que je ne cache pas, et que je ne cherche pas non plus à oublier. Je vis avec car elles font partie de moi. Tout comme je vis avec la forteresse que j'ai bâtie autour de mon cœur afin d'y préserver l'homme bon et innocent que je suis réellement, au plus profond de mon être.
     
Caractéristiques

      Homme de grande taille, je dois faire dans les environs d'un mètre quatre-vingt cinq. À vrai dire je n'ai jamais vraiment fait attention à ce point. Tout comme je n'ai de description précise de mon regard que celles que l'on me donne. Tantôt froid comme les eaux glacées de l'océan, tantôt sombre comme les forêts tropicales les plus denses. Mes yeux se teignent de diverses teintes de bleu et de vert en fonction de la luminosité, mais seul ce détail reste le me même dans tous les récits que l'on a pu me faire : Froid. Distant. Sombre. Mystérieux. Tel est mon regard. Cependant, lorsque l'homme bon en moi est présent, mes yeux peuvent se faire doux, embrasés par une flamme tout droit sortie du plus profond de mon âme, avec la volonté de s'échapper de mon corps par ces fenêtres sur le monde.
Concernant mon visage, on le dit agréable. Mes cheveux, bruns pour certains, châtains foncés pour d'autres, sont toujours relativement courts, à la limite des boucles. Car ils ont tendance à boucler, en effet, en s'allongeant. Ils se prolongent d'ailleurs sur mon visage en une barbe plus ou moins légère que je conserve en toutes circonstances, me donnant un air plus dur et plus mature.
Mis à part cela, je suis plutôt athlétique, mes régulières transformations en loup me permettant de m'adonner à de nombreuses courses effrénées à travers les bois. Je ne suis pas non plus trop musclé, n'aimant moi-même pas spécialement les formes trop prononcées que certains se plaisent à dévoiler. Non, dans l'ensemble, je suis fort, mais assez fin. Le seul détail qui pourrait gêner certaines personnes est la cicatrice que j'ai au flanc gauche, entre mes côtes et mon bassin. Une partie légèrement dans le dos, et l'autre devant. Il s'agit d'une morsure, et pas n'importe laquelle. En effet, celui qui m'a laissé cette marque pour le restant de mes jours n'est autre que le lycan qui m'a, une nuit d'hiver à présent bien lointaine, transformé à mon tour en loup.

Lorsque je me transforme en lycan, mes yeux prennent une teinte orangée, semblable à celle du crépuscule. Mes griffes noires contrastent avec mes crocs d'un blanc immaculé, bien que mes deux armes soient aussi acérées l'une que l'autre. Quant à mon pelage, que dire à son sujet ? Il recouvre tout mon corps, qui a une taille presque identique à celle que je peux avoir sous ma forme humaine. Mais ne vous fiez pas aux apparences, je suis bien plus fort que je ne peux en avoir l'air. Ainsi donc, ma fourrure noire me protège, me rendant invisible dans l'obscurité de la nuit, dans laquelle seuls brillent mes iris enflammés. Cependant, il y a bien autre chose que l'on peut voir. Ma fourrure blanche, couvrant tout le dessous de mon corps lorsque je suis loup. Sans compter sur les quelques poils grisonnants que je peux avoir autour du museau. Mais je ferai l'impasse sur ce détail.
Au final, ma forme lupine me représente bien. Mon âme sauvage, enflammée, et fascinante. Mon côté sombre placé à la vue de tous. Et mon innocence, ma bonté, cachée, protégée des regards. Tel est celui que je suis lorsque je me transforme. Rien de plus, en y regardant de plus près, que le reflet exact de ma personnalité complexe.

     
À propos de moi
Bonjour ! Mon surnom est Varius, j'ai 19 ans et je suis français. J'ai connu le forum grâce à Google et je le trouve très beau Ooooooh. J'estime mon niveau de rpgiste à 8/10. Ma plus grande passion est l'écriture. Je m'engage évidemment à respecter le règlement et le contexte de Lycampire. Le mot de la fin ? Je vous mangerai tous, mes p'tits loups ! Niak niak niak

     
     
Mon Histoire

     

" Ta vie commence ici "


Vingt-sept janvier de l'an de grâce mille sept-cent trente-neuf. Ou le jour de ma naissance. Un jour dont je ne me souviens évidemment pas. Et pourtant, il reste gravé à jamais dans ma mémoire. Car d'après le récit du personnel de l'orphelinat, et en particulier de la femme qui m'a ramassé sur le pas de la porte, j'avais été abandonné par mes parents, le jour même où mes yeux s'ouvrirent sur le monde. Cet homme et cette femme que je n'ai jamais connus et dont le sang coule pourtant dans mes veines n'ont même pas pris le temps de me nommer. L'employée de l'orphelinat s'en chargea donc. Ainsi naquit Nathaniel Foster.
Nathaniel, pour le frère de cette charmante femme qui me ramassa sur le sol froid des escaliers menant à ma prison. Et Foster... pour l'ironie de la chose, j'imagine. Quoi qu'il en soit, à présent mon nom a changé. De façon à ce que je n'oublie pas mes racines, certes, cependant, si jamais une personne ose m'appeler Nathaniel, alors ce sera le dernier mot qu'elle prononcera. Car cet homme est mort. Depuis bien longtemps.
Mais avant d'en arriver là, passons rapidement sur mon enfance. Depuis ma naissance jusqu'à ma majorité, j'ai été le souffre-douleur du personnel de l'orphelinat, à quelques exceptions près, ainsi que des autres pensionnaires. Ma rage monta en mon âme, tentant d'en recoller les morceaux que mon entourage s'évertuait à briser un peu plus chaque jour.
Alors ma majorité fut comme une libération. Jeté sur le bord du trottoir, un sac de toile rapiécé en tous points sous la main en guise d'unique bagage, je quittai enfin le bâtiment qui m'avait servi de prison durant tout ce temps. Malgré tout, cette liberté avait, je l'avoue, un certain goût amer.
Vivant dans la rue, je m'improvisai rapidement voleur, à seule fin de survivre. Mais devenant assez doué, je parvins à monter quelques escroqueries qui firent qu'à mes vingt-six ans, je possédai une ravissante petite demeure, que j'ai encore, d'ailleurs, bien que je n'y vive plus. J'avais un niveau de vie correct. Je me contentai du nécessaire, sans plus de frivolités. Alors, le soir de mon vingt-septième anniversaire, tandis que le ciel hivernal était dégagé, éclairé par la lueur si pure de la pleine lune, je sortis de chez moi, une bouteille à la main, me promenant dans la forêt. Jusqu'à ce que j'arrive, au milieu de la nuit, dans une grande clairière vide. M'allongeant en son centre, je finissais ma bouteille d'alcool, maudissant mes parents, maudissant le monde, fier d'avoir réussi seul. Bien que j'étais justement seul... Du moins avant qu'il n'arrive.
En effet, entendant un bruit, dans les fourrées, je tournai la tête vers l'endroit d'où provenait le son. Cependant, à peine avais-je eu le temps de voir l'immense loup, qu'il était déjà sur moi, tous crocs dehors. Sans réfléchir, je lui brisai ma bouteille sur la tête. La bête s'en alla sur le champ, sans demander son reste. Je sentais mon cœur battre à vive allure, alors que mon flanc gauche me faisait atrocement souffrir. J'avais été mordu par l'imposant canidé. Et la blessure saignait abondamment. À tel point que je sombrai dans la minute qui suivit. Doucement, tout doucement...

Me réveillant, le lendemain soir, au couché du soleil, je ne comprenais pas ce qu'il m'était arrivé. Je me sentais étrangement bien. Comme si tous mes sens avaient été ravivés. Comme si j'étais plus fort, et plus rapide que jamais. Sans compter que ma blessure était guérie. Seule la cicatrice que j'arbore encore à ce jour, et qui parfois me brûle, était restée en place. Retournant donc chez moi, sans plus de réflexion à ce sujet, simplement heureux d'être encore en vie, j'arrivai sur le seuil de ma porte. Levant les yeux au ciel, j'aperçus, derrière l'importante couche nuageuse, l'astre lunaire qui était encore plein ce soir-là. Et soudain, je sentis une vive douleur, tout droit venue du plus profond de mon être. M'effondrant sur le sol, je sentais mon corps et mon âme se déchirer. Mes cris résonnèrent tant dans ma tête que dans les rues de Londres, puis le noir complet s'installa. Une trou béant dans ma mémoire.
Ce n'est que le lendemain matin, quand je me réveillai nu, au bord de la Tamise, que mes souvenirs reprirent leur route vers ma mémoire. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé cette nuit-là. Alors, courant chez moi le plus vite et le plus discrètement possible, je m'enfermai dans ma maison. Allant me laver, je découvris que, plus que le sang qui couvrait mes mains, ma bouche elle aussi était rouge. Sans compter sur les bouts de chair et d'os que j'avais entre les dents. Effrayé, je verrouillai la porte de ma cave, avec pour seul être vivant à l'intérieur, ma propre personne. Une unique lucarne me permettait de différencier le jour de la nuit, et la nourritures qui séchait à mes côtés était ma seule compagnie. Et ce durant des semaines.

Au début, quand je compris ce que j'étais devenu, je me refusai d'y croire. Je ne l'acceptai tout simplement pas. Cependant, au fil des jours, je me contrôlai de plus en plus. Mes transformations ne dépendirent plus des désirs de la lune, et je gardai en mémoire chacun des événements qui se déroulaient lors de mes métamorphoses. À partir de cet instant, je commençai à apprécier mes nouveaux dons. Sortant de ma cave, j'abusai de mes capacités dans la forêt, et parfois même en ville. Le soir qui marqua un réel tournant dans mon existence, j'allais quitter ma maison, passant d'abord me regarder dans un miroir. Je vis, pour la première fois, mes yeux briller d'une lueur orangée, tel le crépuscule. Souriant, je m'adressai à mon reflet avant de partir en quête d'une nouvelle proie.

" Ta vie commence ici. "

" Je t'aime tellement... "


Mille neuf-cent douze. J'avais beaucoup voyagé depuis mon départ de Londres. Et j'y étais revenu une trentaine d'année auparavant. Cela faisait des lustres que je m'étais rendu compte qu'il me fallait voyager, notamment parce que je ne vieillissais plus. Mais aussi à cause des nombreuses victimes de meurtres sauvages que je laissai derrière moi. J'étais donc déterminé à quitter l'Angleterre, en cette belle journée, pour me rendre aux États-Unis. Bien évidemment, j'allais embarquer sur le Titanic. Je séjournai donc à Southampton, dans l'attente du grand départ. Passant le plus clair de mes journées à vagabonder dans les rues, ou bien sur le port. Enfin, là n'est pas la raison pour laquelle je raconte cet événement. En réalité, il se passa quelque chose, à l'embarquement, qui ne m'étais encore jamais arrivée en cent soixante-treize années d'existence. J'étais tombé amoureux.
La chose fut soudaine. Tous les passagers étaient en train d'embarquer sur le bateau, moi y compris. Lorsque mon regard croisa celui d'une jeune femme. Elle se retrouvait à transporter ses bagages seule. Pourtant, sa robe verte décorée de noir, accompagnée de quelques touches de rouge, brodées de fil jaune, montrait bien qu'elle était de bonne famille. M'approchant d'elle, hésitant, dans mon beau costume sur-mesure, je l'aidai à prendre ses valises. Moi-même je voyageai léger, alors cela ne me dérangeait guère. D'autant plus que son sourire était d'une rare beauté. Et sa chevelure dorée, que l'on devinait soyeuse rien qu'à la regarder, me fit rêver.

Les jours qui suivirent cette rencontre inopinée furent les plus beaux de ma vie. Hélène et moi étions fous amoureux l'un de l'autre. Nous ne perdions pas de temps en banalités, à nous dire qu'il nous faudrait attendre le mariage pour nous montrer au grand jour. Si bien que je libérai rapidement ma cabine pour m'installer dans la sienne. Et je n'ai pas les mots pour décrire ce que nous vivions. Même lorsque je lui avouai mon âge, Hélène continua de m'aimer. Elle m'apprit à jouer du piano. À profiter pleinement de la vie. À aimer et à être aimé en retour. La vie me donnait enfin quelque chose de bon. Plus de solitude. Plus de torture. Juste un sentiment de bonheur partagé, et mes lèvres à jamais scellées contre les siennes. Du moins c'est ce que je pensais. Car bientôt tout cela prit fin. Bien trop tôt. Bien trop vite. Bien trop cruellement.
Lorsque le navire se mit à sombrer, se redressant à la verticale, mon grand amour et moi étions à l'arrière, nous cramponnant à la rambarde Cependant, ses mains délicates ne tinrent pas bien longtemps. Et finalement, elle se retrouva à pendre dans le vide, accrochée à ma main. Durant les minutes qui suivirent, je ne fis que tenter de la ramener vers moi. Malheureusement, le rebord auquel je m'accrochai menaçait de céder. En larmes, Hélène m'avoua son amour. À quel point elle tenait à moi. Elle me dit que j'étais celui avec qui elle aurait voulu passer le reste de sa vie. Et j'en faisais de même. Je répétai ses paroles, car elles étaient vraies pour moi aussi. Je voulais que nous vivions elle et moi, heureux, jusqu'à la fin des temps. Mais je m'arrêtai de répéter lorsque Hélène me demanda de la lâcher. Je n'arrivai ni à y croire, ni à le faire. J'étais paralysé. Alors elle cessa de tenir ma main, et se mit à glisser. Exerçant une plus forte pression, je la retenais, la suppliant de ne pas partir. Cependant quand la barre claqua, menaçant de céder pour de bon, je laissai tomber Hélène, lui susurrant quelques dernières paroles avant de la lâcher dans le vide, à la merci des eaux glacées de l'océan.

" Je t'aime tellement... "

" N'y vas pas, je t'en supplie ! "


Mille neuf-cent quarante-trois. De retour en France après une dizaine d'années d'absence. J'étais resté aux États-Unis jusqu'en mille neuf-cent dix-sept, quand je suis allé en Europe avec l'armée. La mort tragique d'Hélène était encore gravée dans ma mémoire, si bien que mes nuits n'étaient que d'interminables cauchemars. J'avais donc passé du temps en Angleterre, à Londres. Avant que n'éclate la Seconde Guerre mondiale. Tant de morts. Tant de sang. J'avais peur d'y aller, mais en même temps, un certain désir de rejoindre ma bien aimée dans la mort me poussa à rejoindre l'armée britannique dans son combat contre les forces de l'Axe. Rapidement, je me retrouvai à combattre en territoire français. Je parlais le Français couramment, et je le parle encore, alors j'étais d'une grande aide pour mes collègues. Cependant, lors d'une escarmouche, mon bataillon fut séparé en plusieurs groupes. Je me retrouvai seul, marchant dans la forêt. Je ne savais pas où aller, ni même que faire. Alors au bout d'une semaine, je parlai à mon fusil pour ne pas devenir fou. Seulement, un soir, un homme m'entendit. Un soldat américain qui vivait en France depuis quelques années. Lui aussi était seul et perdu. Nous continuâmes donc notre route ensemble à partir de ce moment.

Quelques jours après avoir rencontré Andrew, je trouvai une vieille ferme laissée à l'abandon. Nous nous installâmes dans la grange, afin de nous reposer quelques temps, de fouiller la maison, puis de repartir. D'autant plus que la nuit tombait quand nous sommes arrivés. Quoi qu'il en soit, Andrew et moi avions installé nos couvertures l'une à côté de l'autre. Gardant nos armes à portée de main, nous allions nous endormir, quand j'entendis mon compagnon me poser une étrange question. À savoir si j'étais marié. Sachant que depuis Hélène, je n'avais pas touché une seule femme, et que j'avais même, par respect pour sa mémoire, arrêté de les regarder avec envie, je lâchai un léger rire, lui disant que c'était quelque chose de compliqué. Lui retournant la question, il me dit que non, se mettant à me raconter toute sa vie dans les moindres détails. Et sa peur de mourir au combat durant cette guerre insensée. Face à un tel discours, je ne pu m'empêcher d'être touché au plus profond de mon âme. Alors je lui racontai à mon tour l'histoire de ma vie, sans le moindre mensonge.
Ma prise de parole achevée, Andrew resta immobile quelques instants. Je le voyais déjà fuir, criant au loup dans toute la forêt. Cependant, au lieu de cela, il se pencha vers moi pour déposer ses lèvres sur les miennes. Cette sensation, dont je m'étais privé depuis tant d'années, me donna d'incontrôlables frissons. Et lorsque Andrew m'enfourcha, commençant à me retirer mes vêtements en me priant de le laisser faire, je ne pus m'empêcher de ne plus bouger d'un pouce, excepté pour l'aider à me retirer mon équipement, tout comme il le faisait quand à mon tour je déposai ses habits sur le sol de la grange...

Les jours qui suivirent l'expérience qu'Andrew m'avait proposée de vivre, je tombai de plus en plus amoureux de lui. Et lui de moi, d'après ce que je voyais. Nous aurions pu passer le restant de nos jours dans cette grange. Vivre d'amour et d'eau fraiche. Nous aurions pu, si des soldats allemands ne nous avaient pas débusqués. Je fus blessé dans cette attaque par plusieurs coups de feu. Malgré tout, nous nous débarrassâmes, mon amant et moi, des assaillants. Pour nous retrouver engagés dans une bataille, plus loin, où je reçu un fragment d'obus, en protégeant mon compagnon. Il fit d'ailleurs tout pour me soigner, mais, paniquant face à mes blessures, il me cacha, me demandant de l'attendre pendant qu'il partirait en quête d'un médecin. Je refusai de le laisser partir. Pas sous ce feu nourrit. Surtout sachant que je guérirai rapidement. Cependant, loin de m'écouter, il m'embrassa langoureusement, se leva, et couru à la recherche d'un infirmier. Et juste avant qu'il ne disparaisse à jamais dans la fumée, tué par un obus, je n'eus le temps que de le prier à nouveau, dans un dernier râle de désespoir, les larmes aux yeux, la gorge sèche, le cœur brisé. Encore.

" N'y vas pas, je t'en supplie ! "

" Je suis de retour à la maison "


Mille neuf-cent quatre-vingt neuf. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas revu mon Angleterre natale. J'avais de nouveau parcouru le monde. À la recherche d'un objectif. D'un but à atteindre. Après la mort d'Andrew, je m'en suis tellement voulu. Il n'avait pas de famille. Je n'avais personne à prévenir, certes. Seulement, il était mort seul. Je n'étais pas non plus à ses côtés. J'avais l'impression de l'avoir abandonné. Je ne savais pas ce que je devais faire. Le suivre dans la mort ? Combien de fois avais-je eu cette envie ? Combien de fois avais-je tenu des lames de rasoir au-dessus de mes poignets ? Trop. Et pas assez en même temps. Mais je m'en étais tout de même assez remis pour vagabonder à nouveau autour du monde. J'avais vu du pays. Et j'avais rencontré quelques hommes. Car depuis Andrew, je me sens comme attiré par ce qu'il m'a montré. Je l'en remercie d'ailleurs. Même si je n'ai pas réussi à retrouver l'amour. Bien que je ne l'ai pas cherché non plus. Et peu à peu ma solitude devint colère. Ma colère se mua en rage. Chaque seconde que je passai à vivre me faisait mal. Malheureusement, pour le pire, seuls quelques massacres supplémentaires me permirent de tenir le coup. J'en retirai un certain plaisir. À voir d'autres personnes souffrir. Plus que moi. Plus que je n'ai jamais souffert dans ma vie toute entière.
Je savais pertinemment que ni Hélène ni Andrew ne seraient fiers de moi. Cependant, si je ne faisais pas cela, je me condamnai moi-même à mourir à petit feu. Alors j'agissais comme l'homme mauvais que j'étais. Celui que je montrai à toutes et à tous. Je me protégeai, pour finalement en oublier ce qu'est une vie normale. Ce que sont les sentiments. Et ce quels qu'ils soient. Mais alors que j'arrivai à Londres, mon cœur se serra. Tout avait commencé ici. Mon malheur. Ma vie bien remplie. Tout ce qui avait mené à ma rencontre avec Hélène. Celle avec Andrew. J'avais aussi croisé des vampires. Et ils étaient d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'étais revenu. J'avais ouïe dire qu'une guerre se préparait. Qu'elle débuterait là-bas. Je m'étais donc dit que tout le sang qui coulerait me permettrait de me venger du mal que tout le monde pouvait bien me faire, et ce depuis le jour de ma naissance. Si la vengeance est un plat qui se mange froid, alors en plus de deux cents ans d'attente, il a dû avoir tout le temps qu'il lui fallait pour geler. Ma rage allait donc être assouvie. J'allais avoir ma revanche sur la vie, sur le monde, sur tout. Et ce dans le sang.

Arrivé dans le cœur de Londres, je pris un taxi, tout droit en direction du cimetière. J'avais quelqu'un à aller voir. Au plus vite. Alors, une fois à destination, je payai mon trajet, avant de marcher lentement dans les allées du cimetière, désert. Je m'arrêtai finalement devant deux tombes. Entre elles, une troisième était vide. Regardant les deux pierres, je versais quelques larmes. Je caressai la roche froide du bout des doigts. J'avais fait tellement d'efforts pour les réunir ici, à Londres. Mais finalement, ils étaient là. Tous les deux. Attendant que je me glisse, dans mon cercueil, au fond de la tombe vide qui n'était là que pour moi. M'agenouillant devant les deux pierres tombales, j'essuyai mes larmes. Passant mes mains sur les noms gravés dans la roche, d'abord Hélène, et ensuite Andrew, je leur souriais, prononçant quelques mots avant de quitter le cimetière pour me fondre à nouveau dans la masse informe de la population londonienne. Comme au bon vieux temps.

" Je suis de retour à la maison. "

     
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Nathan Foss
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MessageSujet: Re: Nathan Foss : Le Loup Garou de Londres   Lun 26 Jan - 12:57

J'ai toujours su que c'était toi que j'avais en permanence sur le dos. Le terme de paillasson explique tout Hum... Arrow
Il me tarde moi aussi de t'enfoncer un pieu dans le cœur que tu n'as pas, mon Vampire préféré Cœur
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Scarlet Skellington
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MessageSujet: Re: Nathan Foss : Le Loup Garou de Londres   Lun 26 Jan - 16:57

Mais... Je... *Sent la panique commencer à monter au point d'en perdre ses mots*

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