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 L'heure a sonné [ft. Angel Crow]

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PéchésPéchés
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Jake Hale
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MessageSujet: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Mer 20 Avr - 16:55

La nuit est assez claire, ce soir-là, éclairée par une lune presque pleine trônant au centre d'un ciel aussi dégagé qu'abyssale. Le bois, avec ses arbres dont les feuilles n'ont pas encore fini de repousser après l'hiver, baigne dans cette lumière blanche aux reflets bleutés qui filtre à travers les branches et les bourgeons. Pas un oiseau nocturne ne chante. Pas un rongeur ne fait entendre ses pas légers et vifs sur le sol terreux. Et pourtant, du bruit, si on tend l'oreille. Un tintement, qui devient à mesure qu'on s'en rapproche un bruit de chaînes sur lesquelles on tire. Et une première respiration, saccadée par la peur, qui couvre la seconde, calme, presque inaudible pour qui ne se trouve pas juste à côté de l'homme blond et droit qui l'émet. Cet homme fait face à un second, attaché par des chaînes argentées à un arbre au tronc solide, trop haut pour être assis au sol, trop bas pour être debout aussi droit que celui qui l'observe d'un air à la fois sûr et mauvais, à une hauteur qui le force à fléchir sur ses jambes qui commencent à trembler sous l'effort.

« Détache-moi ! Détache-moi ! J'ai rien fait ok ? C'était pas moi ! »

Le blond ne bronche pas, ne répond pas à l'appel du prisonnier, et se contente de le regarder sans changer d'air sur son visage. L'homme lié à l'arbre gémis un peu, lançant un regard de biais à ses bras rougis au niveau des chaînes, comme brûlés par un métal chaud. Il tire de nouveau, gémis de plus belle, et reprend, un peu plus paniqué encore :

« Il dit des conneries ton potes ! J'ai rien fait ! Il a aucune preuve ! »

L'homme au souffle tranquille sourit, mais d'une manière qui le rend plus inquiétant que rassurant.

« Tu l'as attaqué, parce que tu refusais de payer... Ce n'est pas la première fois, tu as déjà mangé quelqu'un, et tu as déjà reçu un avertissement pour ça... Tu crois peut-être que je vais perdre mon temps à t'en envoyer un deuxième ? »

Le prisonnier s'agite toujours plus.

« C'était pas moi non plus ! T'as aucune preuve contre moi ! Ça aurait pu être n'importe quel lycan ! »

«  Ça aurait pu, oui... Mais c'était toi cette première fois, et c'est encore toi ce coup-ci. Et je ne te dois aucune preuve... »

Le jeune homme libre s'avance finalement vers celui enchaîné, calme, sans précipitation, son attitude réduisant l'autre au silence sans même qu'il ait à faire le moindre mouvement. L'homme qui lui faisait face était un mauvais client, qui avait manqué plusieurs paiements, et dévoré un des dealers du blond alors que celui-ci tentait de récupérer l'argent du. Et la veille, il avait tenté de recommencer avec un autre, mais il ignorait qu'il avait affaire à l'un des trois proches du patrons de cette bande illégale. Un humain, certes, mais loin d'être aussi facile à manger que le premier. Il l'avait maté, malgré une blessure subie à l'épaule gauche, et livré au blond qui avait décidé de son sort. Aucune surprise sur celui-ci : l'insolent serait mis à mort. Et presque comme toujours, c'était le blond au regard noisette qui s'occupait de l'exécution.
Sans hâte toujours, le jeune homme ouvrit la petite mallette qu'il avait à la main et qu'il venait de poser au sol. De là il sorti un couteau à la lame blanche caractéristique de la céramique, une paire de gants blancs qu'il enfila tranquillement, et, avec ses mains gantées, plusieurs tiges et petites billes de couleur argentée. Le prisonnier frémit.

« Fais pas ça ! T'es fou, je te dis que j'ai rien fait, alors fais pas ça ! »

Absence de réaction chez son interlocuteur, qui se redresse, sa petite lame à la main et ses objets étincelants sous la lune rangés dans une poche assez épaisse de sa veste aussi blanche que ses gants, et s'avance de nouveau, pour se retrouver à portée de main du prisonnier. La main qui tient la lame blanche se lève doucement, puis disparaît pour se retrouver de nouveau vers le bas, le long du corps de son possesseur, alors qu'une trace fine et écarlate apparaît sur le torse dévêtu de l'homme enchaîné. Une trace d'apparence fine, mais un peu profonde cependant, qui commence déjà à se refermer. La main vide du blond plonge dans sa poche et en sort une petite bille qu'il plonge dans la blessure juste avant qu'elle ne se referme pour de bon, arrachant un hurlement à l'homme à demi vêtu.

« Tu en fais du bruit... tu vas réveiller les morts si tu continues... »

La voix calme et presque douce qui prononce ces mots glace le sang du crieur, qui se tait d'un coup, tremblant toujours plus que ce soit sous l'effort de ses jambes, la peur ou la douleur nouvellement arrivée. La main à la lame se lève de nouveau, et disparaît encore, comme la première fois, laissant apparaître une nouvelle traînée rouge, du côté gauche ce coup-ci. Et de nouveau, la main libre saisi une petite bille et la place dans l'entaille avant qu'elle ne finisse de se refermer. L'homme étouffe un cri, les larmes aux yeux, mais n'ose pas crier de nouveau. Et la manœuvre se reproduit plusieurs fois, dans un silence absolu de la part de l'exécuteur, et des gémissements de moins en moins étouffés de la part de la victime.

« Il semblerait que je sois à court de billes... je vais devoir m'en arrêter là, alors... »

Ces mots arrachent un soupire de soulagement à l'homme attaché qui y voit l'annonce de la fin de son calvaire. Il allait être libéré, et il pourrait vivre sa vie à nouveau, et se tenir loin de cet homme si effrayant. Il s'apprête à sourire, quand son cœur rate un battement. Le blond vient de sortir de sa poche une tige argentée, assez fine, du genre qui s'enfonce bien dans la peau. Son visage devient plus blême encore.

« Non... S'il vous plaît... je n'ai rien fait... je vous jure que je n'ai rien fait... »

« Eh bien, on est un peu plus poli maintenant... c'est bien... mais tu peux faire mieux que ça... »

Très lentement, le blond approche la barre argentée de sa victime, et l'enfonce dans sa poitrine, visant exprès entre deux côtes pour pouvoir venir effleurer le poumon droit, sans le perforer cependant. Nouveau hurlement de la victime, suivit de sanglots.

« Tu vois, tu n'avais pas de raison de hurler, avant... »

Nouvelle barre, symétrique à la première, plantée à gauche ce coup-ci, toujours sans percer le poumon. Nouveau cri, un peu plus faible. Encore une barre. Encore un cri. Après plusieurs barres plantées autours du cœur et juste sous la gorge, l'homme lié à son arbre par l'argent, très affaibli, murmure :

« Je suis désolé... je ne recommencerai pas... je vous en prie... arrêtez ça... »

« Eh bien voilà... il suffisait d'être poli... tu vois, ce n'était pas si compliqué que ça... »

L'homme blessé soupire, et ferme les yeux, rassuré par la voix douce du blond qui lui fait face, et qui s'approche un peu plus, comme pour le libérer de ses chaînes. Un bruit de tissu, quelque chose qu'on fait glisser contre l'ouverture d'une poche, le silence. L'homme rouvre les yeux d'un coup, le visage crispé en un cri qui n'a pas la force de sortir. Dans son cœur, une ultime barre argentée est plantée, le transperçant si bien qu'elle le traverse de part en part, bien que sa longueur lui permette de toujours dépasser de son corps couvert de sueur et de sang et d'être tenue par l'homme blond au sourire mauvais. La main vire à droite, puis à gauche, et ainsi la barre déchire le cœur en deux dans la largeur. L'homme blessé suffoque, à la manière d'un poisson cherchant à respirer hors de l'eau, les yeux révulsé, avant finalement de rendre son dernier souffle.

Le jeune homme blond lâche la barre, et ôte ses gants qu'il glisse dans la poche de pantalon du cadavre, et retourne à sa mallette d'où il sort un petit chalumeau, avec lequel il allume le pantalon de sa victime qui flambe rapidement et les gants et la chair encore tiède des jambes de l'homme mort à l'instant. Quand il juge que le feu a fait ce qu'il fallait, il l'éteint avec de l'eau et de la terre mouillée, avant de se détourner, sa mallette désormais vide de tout ustensile en argent, et de s'éloigner du corps à l'odeur de chair brûlée qu'un sbire viendra nettoyer au petit matin le lendemain. Il a l'esprit tranquille tandis qu'il s'enfonce dans le bois, quand une sensation l'arrête net. Une sensation désagréable. Celle d'une présence qui n'annonce rien de bon...
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PéchésPéchés
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Angel L.Crow
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MessageSujet: Re: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Lun 16 Mai - 13:53

L'heure a sonné

Jake & Luxus


La mort n’est pas le pire des châtiments. Loin s’en faut. Malheureusement pour lui, j’avais du promettre de ne pas accorder cette libération à mon ennemi juré. Certes, j’avais promis de ne pas le tuer, parce qu’elle y tenait à cette Vermine, ma Vipère. Soit. Mais à aucun moment j’avais promis de laisser de coté mon objectif. J’allais seulement devoir m’y prendre différemment. Et pour ainsi dire, ce n’était peut-être pas une si mauvaise chose.

A cette doucereuse pensée, un sourire fendit mes lèvres. J’attendais le rapport d’une de mes collaboratrices humaine. J’avais été assez patient… Peut-être même trop. Mais quoi de plus délectable que de se rendre compte que petit à petit la vigilance de la proie s’amenuise… Voire même, qu’elle prend de l’assurance… ?
En effet, si Jake Hale craignait Luxus à son arrivée à Londres, il a eu tendance à s’en remettre à l’Ombre qu’il détient comme on se cache derrière un bouclier en se persuadant que c’est une arme… Pauvre âme… Bref.
Je l’avais fait suivre toute la journée par des membres différents de mon réseau, de nature différentes répartis un peu partout en ville, qui n’ont rien fait d’autre que me transmettre sa position. J’attendais le moment idéal, qui finit par arriver… La montagne… L’air pur, le calme… Le rare passage. Rien de mieux pour régler ses comptes. Et au regard de ce qu’on me raporte, Hale en a eu la même conception que moi. Ironie du sort.

Je décidai d’y aller seul, avec mes vêtements pour seule couverture tangible. Une cigarette aux lèvres je me dirigeai d’un pas léger vers les sentiers escarpés, guidé par  l’odeur de peur et de sang qui amplifiait à mesure que j’approchais… Je me mordillai la lèvre inférieure rien qu’à l’idée de ce qui pourrait se passer là haut tandis que mes prunelles se teintaient de nuances infernales…
J’approchai sans bruit, tous mes sens à l’affut de ce qui avait pu faire couler le sang de l’homme que j’avais entendu hurler depuis le sentier… A quelques mètres de ma cible je grimpai à un arbre pour me poser sur une branche légèrement en hauteur.

« Pas mal… » Commentai-je de la voix caressante du Péché, un sourire sensuellement provocateur aux lèvres, avec la ferme intension de lui montrer ce qu'était punir sans tuer...

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Joker:

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PéchésPéchés
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Jake Hale
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MessageSujet: Re: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Lun 30 Mai - 17:50

Il sait qui se trouve dans les alentours, il en est parfaitement conscient. Il sent cette aura sombre et, d'une certaine manière, sucrée. Il connaît ce frisson de mise en garde, qui lui intime de s'enfuir en courant bien qu'il ne s'y résoudrait jamais. Impensable de fuir devant qui vous considère déjà comme une vermine rampante et grouillante, n'est-ce pas ? Malgré tout, il sent son corps se contracter, il se tasse légèrement, comme pour se faire plus solide, ou moins visible, qui sait ? Il hume l'air, analyse le moindre bruit proche ou lointain, scrute la nuit à la recherche de ces deux yeux brillants et méprisants, de cette odeur insupportable, de ce souffle à la sonorité unique. Une proie guettant un prédateur qu'elle sait proche d'elle. Une proie fière mais au fond d'elle effrayée.

Soudain, la voix tranche les sons de la nuit, chaude, lente, caressante :

« Pas mal... »

Il sait qu'il est ironique, complètement moqueur. Il l'est toujours envers lui, et ça l'énerve au plus haut point. Il le prenait toujours de haut, le voyait comme un insecte inutile, méprisable. Foutaises ! Il avait bâti son groupe, avait réfléchi longuement à une organisation viable, avait travaillé d'arrache pied pour empêcher les débordements, les abus en tout genre. C'était son empire, son clan, sa meute presque, sauf qu'elle n'était pas faite que de loups, elle comprenait toutes les espèces. Il avait réussi à les faire vivre ensemble, dans une sorte d'harmonie contrôlée. Et ce type osait le prendre de haut ! Lui, Jake Hale ? Il lui ferait renier son mépris un jour, lui imposerai sa valeur ! Renforcé par cette conviction, il lève vers son opposant un regard sévère, assuré :

« T'es venu profiter du spectacle, caché sur ta branche ? Tu fais donc dans le voyeurisme ? »

Il ne fléchirait pas. Il s'y refusait. Au fond de lui, le loup savait que l'autre était plus âgé. Pas de beaucoup, mais suffisamment pour faire la différence. Et il y avait Luxus. Oui, mais lui avait Invidia. Et même s'ils étaient en conflit, elle le rendait immunisé contre l'influence de l'autre Pêché, il en était certain. D'ailleurs, il avait l'impression de la sentir s'éveiller et rire, au fond de lui. C'était bon signe, non... ?
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PéchésPéchés
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Angel L.Crow
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MessageSujet: Re: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Jeu 2 Juin - 13:04

L'heure a sonné

Jake & Luxus



Sans me défaire de mon sourire, je sautai agilement au sol, sans lâcher ma cigarette, quand il s’adresse à moi. Me cacher ? Quelle idée… Me faire voyeur ? Je suppose que si tel était le cas, j’aurais fait en sorte qu’il ne sache pas me localiser.
Evidemment, je savais que dans sa bouche ces mots, n’étaient pas à prendre à la lettre.  Les voyeurs sont  pervers, malsains, méprisés et rejetés. Parmi tous ces qualificatifs, deux pouvaient m’être attribuer de manière constantes quand j’entreprends de me venger : malsain et pervers. Je le sais, et ne m’en cache pas. Je dois dire que c’est même ce qui fait ma réputation.

Pour être crédible, il y a une chose à essentielle à respecter : Il est capital de mettre ses menace à exécution, sans quoi, les mots n’ont aucun poids, et la provocation de l’adversaire ne fait qu’amplifier. A cela j’ajouterais qu’il faut connaitre suffisamment pour savoir comment frapper pour la faucher en vol. Et la mienne, je la connais mieux encore qu’elle ne peut le concevoir. Précisément.

Je fais quelques pas vers le loup blond, en tirant sur l’incendiaire blonde que je tenais entre mes doigts… Entre mes lèvres, qui, en laissant s’échapper la fumée, se muèrent en un sourire moqueur. Luxus jouait le jeu à merveille. Je m’arrête à environ un mètre de lui et regarde le cadavre qui git à ses pieds. Hale ne concevait même pas que je puisse l’observer par admiration… Voilà au moins un point sur lequel il est lucide.
Un petit rire caressant résonna depuis ma gorge.  Je consumai ma cigarette en une dernière inspiration, tandis que la cendre rougit de la même manière que mes yeux, annonçant ainsi la prise de pouvoir de mon Obscurité. J’écrase mon mégot dans la terre humidifiée par l’atmosphère nocturne et glisse les vestiges. de ma cigarette dans la poche de ma veste en cuir sans manche, ouverte sur mon torse, lacée finement  sur les cotés. (Mon pantalon étant conçu sur le même modèle). Je trouverais bien un cendrier plus tard.
Mon sourire toujours peint sur mes lèvres je réponds enfin à sa question :

« Ne puis-je pas simplement être curieux… ? »

Puis je penche la tête sur le coté en fronçant les sourcils, comme absorbé par la contemplation du corps sans vie du présumé traitre.

« Quelque chose me taraude néanmoins… » débutai-je sans lever les yeux « Si tu tues ceux qui fautent sans témoin… Qui donc retiendra les valeurs que tu tentes d’inculquer ? »

Je lève de nouveau les yeux vers le jeune loup, illuminant le regard incandescent de Luxus d’une nuance joueuse… Oui... Malsain disai-je, fait bien partie de mes qualificatifs.
Insane - Escape the Fate:

I'll take you back to the beginning,
I was awoken to screams,
The day that I realized there was a devil in me,
Who gives a fuck,
If I'm a sinner conceived,
By the flames you know immaculate conception is me,
But we started broken hearted,
Falling apart at the seams,
Don't blame me for your problems,
You should fix yourself before you're gonna fix me,

Stand back as your world decays,
I can't explain why you're fallin' apart,
You need to find someone else to blame,
For the hurt and the pain,
I'm not the reason that you're insane!

Cette chanson me tournait dans la tête sur le chemin qui m’avait mené jusqu’ici… Et plus le temps passait, plus je la trouvais à propos.

« Il doit toujours y avoir une leçon à tirer d’une punition… Par le fautif, ou le reste de la communauté… Sinon… Quel perte de temps… » Ronronnais-je presque en approchant de lui de ma démarche gracieuse de fauve… Mais non… J’avais promis de ne pas bondir…

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PéchésPéchés
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Jake Hale
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MessageSujet: Re: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Dim 19 Juin - 14:59

Le loup brun saute de sa branche souplement, à la manière d'un félin agile, sous le regard dur du blond que cette élégance naturelle insupporte. Son regard... Rien que son regard le mettait hors de lui. Jake grogne légèrement en voyant l'autre approcher, comme pour le menacer, lui signaler qu'il n'avait pas intérêt à le toucher. Une menace, oui, mais une menace consciente du peu d'influence qu'elle peut avoir sur le Corbeau. Et pour preuve, celui-ci rit lentement, d'une manière naturellement sensuelle :

« Ne puis-je pas simplement être curieux… ? »


Le blond lève les yeux au ciel, incrédule. Simplement curieux hein ? Bien sûr, et lui était un simple randonneur ce soir. Il va pour lui faire remarquer sèchement, quand l'autre reprend la parole, le réduisant au silence sans rien avoir à faire ou dire :

« Quelque chose me taraude néanmoins… Si tu tues ceux qui fautent sans témoin… Qui donc retiendra les valeurs que tu tentes d’inculquer ? »

Le Démon Blanc remarque le regard de son nemesis posé sur le cadavre du traître, comme s'il l'étudiait, en appréciait l'aspect, en évaluait la valeur. Il fronce les sourcils. Encore. Il remettait encore en doute l'efficacité de ses méthodes, la qualité de son travail. Il reniait encore son mérite. Mais il ne se laisserait pas abattre :

« Tu n'es pas à la tête d'un aussi grand groupe que moi, tu ne sais pas ce que c'est ! Alors garde tes jugements pour toi ! Un groupe, c'est comme un corps humain, il faut en éliminer rapidement les virus et autres infections, avant qu'elles ne touchent le reste du corps. »

A son commentaire, le Corbeau répond d'abord par un regard qui glace le sang de Jake, parce qu'il sait qu'il n'annonce rien de bon. Un regard malsain, dérangeant, lourd de menaces muettes. Le blond se tasse un peu sur lui-même, mais soutient ce regard, renforcé par Invidia qu'il sent s'agiter en lui.

« Il doit toujours y avoir une leçon à tirer d’une punition… Par le fautif, ou le reste de la communauté… Sinon… Quelle perte de temps… »

Pourquoi poursuit-il autant sur le sujet de la punition... ? Il ne s'intéresse sûrement pas au bien-être du groupe du dealer en chef, c'est certain. Non, ça doit être autre chose. Quelque chose de plus directement lié à Jake... Sa punition... Oui, il profite de l'avoir seul pour le punir lui... c'est ça son plan, il en est certain. Cette révélation achève de réveiller Invidia, qui pousse le loup blond à saisir Angel par les pans de sa veste pour le tenir fermement et proche de lui, ses yeux se teintant en un fraction de seconde de la plus pure des lueur orangées, signe d'un contrôle total du péché que Jake lui offre sans la moindre résistance, persuadé qu'ainsi elle le défendra contre le danger que représente le second loup. Elle glisse un sourire sur ses lèvres, et le fait les approcher très lentement de celles en face, tout en prononçant à voix basse :

« Tu la veux, hein, ta vengeance... ? Alors vas-y, prends-la... je te laisse le champ entièrement libre... »

Elle achève sa phrase à quelques millimètres des lèvres du Corbeau, après avoir bien insisté sur le mot « entièrement », puis s'efface aussi rapidement qu'elle s'est imposée, laissant le loup blond seul, démuni, et bien trop proche de son adversaire. Il reste d'ailleurs ainsi une dizaines de secondes, n'en revenant pas de ce qu'il avait entendu, son cœur comme en suspend. Elle l'abandonnait totalement ? Elle le laissait à sa merci, acceptait qu'il se fasse tuer, peut-être ? Juste parce qu'il lui avait refusé Jared... ? Elle le désavouait à ce point pour un simple refus... Il savait qu'elle lui en voulait, elle ne se privait pas de le faire souffrir régulièrement en lui griffant mentalement la tête, et il avait fini par l'accepter, mais jamais n'avait-il imaginé qu'elle puisse souhaiter sa mort, qui plus est tué par l'hôte de Luxus, qu'il savait qu'elle détestait. La révélation lui fit un choc, suivit d'un second quand il reprit conscience de sa position. D'un geste brusque, il repoussa le brun, reculant vivement avec un grondement enragé :

« Fous-moi la paix ! Lâche-moi ! Dégage bordel ! Va faire chier quelqu'un d'autre ! »


De la colère pour masquer la panique, des hurlement pour étouffer les sanglots intérieurs, de l'agressivité pour camoufler une supplique inavouable. Oui, la mort lui faisait peur. La mort par les mains de son ennemi encore plus. Le regard méprisant face à son corps sans vie le torturait par avance. L'idée de n'être plus rien le hantait. Vivre. Il veut vivre, et surtout, la tête haute...
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Angel L.Crow
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MessageSujet: Re: L'heure a sonné [ft. Angel Crow]   Lun 20 Mar - 13:49

Je ne peux retenir Luxus quand elle sent la présence d’Invidia. Et d’ailleurs, ca ne me passe même pas par l’esprit. Elle sait parfaitement ce que je veux, et pourquoi. Et si sur un certain nombre de points, nous sommes en discorde, il se trouve que l’affaire Jake Hale n’en est pas un… Ce soir en particulier, je m’en réjouis, alors que l’Envie nous donne sa bénédiction… Non, ne riez pas. A-t-on seulement trouvé un mot équivalent pour le Mal ? « Approbation » manque de cette dimension… Immuable. « Accord » a des airs de légèreté. Il s’agissait plus d’un pacte. Et Invidia semble parfaitement savoir comment s’y prendre avec mes Ténèbres, qui d’ailleurs prennent l’ascendant sur moi, aussitôt que mes lèvres rencontrent celles du prétendu Démon Blanc…

Comme elle l’avait promis, l’Envie laisse le jeune loup seul… A ma merci… Aux griffes de Luxus, qui jubile déjà. Mes braises braquées sur lui, j’arbore toujours se sourire qu’il sait très bien interpréter, au regard de sa réaction, et de ce qui émane de lui… Colère, et panique. Je consens à lui faire le plaisir de reculer sous son impulsion… Oui, je peux faire mine d’être magnanime. Ce sera probablement la seule fois… Non, je ne reviens pas à la charge immédiatement. C’est tellement mieux d’avoir le temps de voir l’inéluctable nous arriver dessus. Je marche alors, posément, décrivant de large cercles autour de lui.

« Certains se damnent pour un instant seul à seul avec moi… »

L’intonation de Luxus ronronne dans ma voix, et je sais très bien qu’il saura l’entendre.

« Te "faire chier" ? Non… Loin de moi cette idée… Voyons… » Repris-je sur un ton faussement badin « Je vais… T’enseigner… Et exaucer encore un de tes souhaits… A croire que je ne fais que ça, si on réfléchit bien… »

Les cercles se resserrent, le pouvoir du Péché se déploie… Je sens sa peur, je hume sa colère… Je le vois. Mieux que ca… Je le regarde… J'approche. Et pour la première fois, je le trouve beau…

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