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 "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "

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MessageSujet: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Ven 30 Déc - 0:02


   
Woody Allen a dit...
“La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir.”  
La fumée s'infiltre dans mes poumons. Bordel que ça fait du bien! Après plusieurs heures de vol, c'était indispensable. Je mentirais si je disais que ce voyage ne me stressait pas. Je n'ai jamais vraiment quitté New-York. Là je me retrouve en Grande-Bretagne dans la ville qui était la plus peuplée du monde au XIXe siècle. À ce niveau, ça ne sera pas trop dépaysant. Par contre, pour ce qui est de la météo, on est loin du compte. Souvent pluvieux, brumeux et totalement pas New-York! Il faut que j'avoue cependant qu'un simple regard à l'horizon et l'inspiration est à son comble. Kurtis avait raison, c'est l'endroit propice pour mettre en image ce que mon cœur a mis sur papier quelques mois auparavant.

Assez rêvassé, il faut que je me rende à mon hôtel pour déposer mon sac et jouer à la touriste. J'ai pas trop le choix d'en profiter maintenant parce que je sais pertinemment que lorsque la roue va commencer à tourner, je n'aurai pas deux minutes à moi. D'une pichenette - Je déteste ce mot - j'envoie valser mon mégot et replacer d'une main ma tuque tandis que l'autre s'accroche solidement à mon sac. Et c'est parti! Premier pas vers les prochains mois de ma vie. J'ai toujours été persuadée que rien n'arrive pour rien et j'ai confiance en la vie. Elle peut être décevante, déchirante ou intensément déstabilisante, mais elle reste fidèle à elle-même et j'ai beaucoup de respect pour ça. Une mèche rebelle sort de dessus ma tuque et tombe devant mes yeux. Un petit sourire en coin, je lui laisse son indépendance. Je suis un peu plus occupé à regarder sur le GPS de mon portable les indications pour me rendre à l'Hôtel. Que 30 minutes de marche. Juste ce qu'il me faut pour réellement m'imprégner de l'ambiance qui m'entoure.

Depuis que j'ai mis les pieds hors de l'avion, j'ai ce sentiment qui me serre le cœur. Comme si je pouvais sentir sa présence. Preuve que cet endroit reflète à merveille l’idéal du roman. Pas la peine de s'alarmer, je ne suis pas schizophrène. Évidemment, c'est un peu beaucoup pour ça que j'ai accepté de faire ce film. Pour sentir sa présence. Retravailler chacun des paragraphe que j'ai pu écrire, relire encore et encore, les centaines de phrases, les milliers de mots qui dégagent son odeur. Me plonger corps et âme dans le modelage de personnages qui vont prendre vie. Ça pourra peut-être vous sembler un peu masochiste, mais comme a déjà dit Woody Allen : ''La seule façon d'être heureux, c'est d'aimer souffrir''. Il s'avère que je suis prédestinée à être vraiment très heureuse! Et vous savez quoi ? Je ne changerais tout ça pour rien au monde. Ah bah voilà, enfin arrivé à l'hôtel. Une bonne douche, un énorme cheeze burger et je serais fin prête pour un petit tour de ville.
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Fauve G. Mortis
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Lun 9 Jan - 7:18


J’ai signé un contrat pour collaborer avec le salon de tatouages de Lachlan O. Carlson. Un loup qui sait manier l’aiguille. J’aime les tatouages. J’en ai plein. Tous importants pour moi à leur façon. Evident. Les tatoués ne s’encrent pas le corps à la légère.
J’ai décidé d’établir ce contrat après avoir demandé au jeune homme de graver ma dernière pièce… Un motif presque… Essentiel. J’en avais besoin de cette peau de panthère en filigrane sur ma hanche et ma cuisse… Parce que… C’est devenu une partie de mon identité. J’ai eu beau quitter New-York, je ne pouvais pas envisager de laisser « Fauve » derrière moi. Même si j’ai eu l’air de prétendre vouloir agir comme ça avec celle qui l’a vue en moi… Mais revenons-en au présent immédiat. Le contrat.

J’ai mis mon image de modèle, que je pense maintenant aguerri au service de Lachlan. Il m’a rapidement mise en confiance, et puis… On voit qu’il est vraiment passionné par son art, et j’aime ça, la passion. En plus, dans le monde des artistes, savoir se faire des contacts, et de la pub, ça ne peut jamais nuire, quand on veut vivre de ça. Alors… On se soutient mutuellement.

C’est comme ça que je me suis retrouvée dans cet hôtel plutôt chic de la capitale anglaise. Un photographe m’a donné rendez-vous ici pour une série axée sur mes tatouages. Il doit rendre son travail à un magasine spécialisé là dedans, si j’en crois ce qu’il m’a dit au téléphone. Il m’attendait à la réception, tout sourire. Le regard pétillant. C’était plutôt agréable. Ses longues dreadlocks  allaient bien avec sa peau mate et ses yeux clairs… Il avait un look plutôt original… Et je dois bien reconnaître que c’est le genre de chose qui me met à l’aise. J’approche pour le saluer, vêtue d’une petite robe noire assez basique, et juchée sur des talons hauts, comme presque chaque fois que je ne suis pas pieds nus. Je sais très bien que ce ne sont pas mes vêtements qui l’intéresseront aujourd'hui, même s’il prend la peine d’attarder son regard sur mon allure générale.

« Hey la belle ! Tu es là ! » lance-t-il le plus naturellement du monde en attrapant une de mes mains dans l’une des siennes, qui était assez grande pour contenir les deux.

Je lui souris en retour, un peu timidement… Comme à chaque fois que quelqu’un s’adresse à moi, sans me connaître, avec une aisance qui me surprend sans que je ne trouve ça déplacé pour autant. Parce que quand c’est comme ça, je tiens plus du serpent que du chaton timide…

« M… Merci… » bredouillai-je en décidant de prendre ses salutations pour un compliment.

Sans plus attendre, il passe un bras autour de mes épaules pour m’entrainer dans le couloir qui menait à un escalier, qu’on emprunte pour arriver à une enfilade de chambres

« J’en ai réservé deux. » M’explique-t-il « Comme ça, y en a une qui te servira de loge, tu vois c’que je veux dire ? Parce que j’ai pris une petite chambre pour que ça fasse plus…. Intime tu vois ? Moins artificiel. Mais du coup, après avoir installé le matos et tout, on se rend compte qu’il y a plus des masses de place pour faire autre chose que poser. Donc voilà. Tu pourras déposer tes fringues tranquille avant qu’on commence. »

Son intention de me laisser de la place me touche. Et je me surprends à être étonnée qu’un personnage comme lui ait pu passer les portes de cet hôtel, quand on voit à quel point le personnel est guindé. Mais du coup, je n’ai le temps de rien dire avant qu’on arrive aux pièces dont il parlait. Il désigne une des portes.

« C’est par là ! Prends ton temps, je vais mettre l’éclairage en place, et on verra si on a besoin de retoucher le maquillage. »

J’allais lui dire que ce ne serait pas nécessaire. Que j’ai l’habitude de faire ça moi-même presque à chaque fois, mais il est déjà parti derrière la porte d’à côté. Bien. Cet humain a l’air de savoir où sont ses objectifs… Nous verrons bien s’il sera comme ça toute la durée de la séance… Si un lien se tisse… Une complicité qui pourrait nous amener à retravailler ensemble, ou bien s’il veut juste tirer ses clichés… En tous cas, je dois bien admettre qu’il a tout pour me pousser à vouloir tarir ce flot de parole en un autre flot… Sans violence pour le moment… Mais… Je sens déjà mes canines forcer contre mes gencives. Je respire un grand coup, et m’engouffre dans la chambre qu’il a prévue pour moi. Sommaire, mais propre. Après tout, je ne devrais pas trop m’y attarder. Un peignoir en satin noir m’attend sur le lit. Je défais la fermeture sur le coté de ma robe pour la laisser glisser au sol, révélant des bas noirs, fins, qui laissaient voir mes motifs, retenus par une porte jarretelle assorti, et mon soutien-gorge, assez sobre met habilement en avant le dessin qui orne ma poitrine. Mon intimité lui sera cachée par un shorty en dentelle. Mais s’il y tient, je pourrais retirer ces pièces là également. La nudité ne m’effraie pas si elle n’est pas accompagnée de soumission. Je garde mes chaussures, et enfile le peignoir, puis sort de la chambre pour m’accouder à la baie vitrée dans le couloir, et me perdre dans la contemplation de la ville à perte de vue en attendant que le jeune m’appelle.
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Mer 11 Jan - 0:39


   
Woody Allen a dit...
“La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir.”  
Eh bah, y'a pas à dire, Kurtis n'y est pas allé de main morte dans les dépenses. Ce n'est pas le plus gros des palaces, mais je ne m'attendais pas à un endroit aussi classe. C'est avec un large sourire aux lèvres que j'entre dans l'hôtel et range mon portable dans la poche arrière de mon jeans. Ouais, c'est définitivement mon genre de place. Aller direct vers la réception. Une belle rousse tenait le comptoir d'accueil. ''Bonjour, une réservation pour Ashley Higgins'' De suite, la mam'zelle pitonne sur son clavier ''Effectivement, j'ai ça juste ici. Bienvenue mademoiselle Higgins, nous sommes très honorés de vous compter parmi notre clientèle. S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, il vous suffit d'appeler le service aux chambres, tout est inclue pour votre séjour'' Elle me remet une clé, enfin, plutôt une carte magnétique avec le chiffre de la chambre. J'étais sur le point de la remercier quand elle prend à nouveau la parole ''Je dois cependant vous aviser. Sur votre étage, il y a présentement eu une réservation pour une séance de photos. Il risque donc d'y avoir un peu de circulation, mais ne vous inquiétez pas, ça ne devrait pas durer longtemps. J'espère que cela ne vous importunera pas'' J'ai totalement conscience que la petite ne fait que son boulot, mais c'est d'un réconfort hors du commun d'entendre une si jolie femme parler de la sorte. Aujourd'hui, la langue s'est tellement dégradée que de voir que ce n'est pas totalement disparu, ça me fait sourire. ''Il n'y a aucun soucis, ne vous en faites pas'' Un petit clin d'oeil de ma part avant de replacer mon sac sur mon épaule et je tourne les talons pour me diriger vers l'escalier. J'allais presque oublier!! Je me retourne vers la réceptionniste ''Je donnerais cher pour un énorme cheeze burger et une grande assiette de frite'' La belle rousse rigole et hoche la tête pour montrer qu'elle avait compris la demande. Sourire aux lèvres, je monte finalement l'escalier qui doit m'amener à ma chambre. Je tuerais pour une longue douche à l'eau presque bouillante. Mais avant, y'a pas moyen que je passe à côté. Il me faut laisser tomber mon sac sur le sol, me laisser tomber sur le dos, les bras ouverts, sur le grand lit -parce que oui, il y a assurément un grand lit-, rester quelques minutes ainsi avant de me redresser et sauter dessus. Bah quoi ? C'est pas ce que tout le monde fait en entrant dans une nouvelle chambre d'hôtel ? C'est un peu le même principe que marque son territoire, mais de manière un peu plus honorable.

Arrivée sur l'étage, je regarde un peu autour de moi. Pour l'instant il ne semble pas y avoir beaucoup de va et vient. De toute manière, je serais bien mal placée pour me plaindre vu la cacophonie qui risque de régner prochainement à cause du tournage. Carte magnétique en main, je me dirige vers ma chambre. Une ombre sur ma gauche attire mon attention.

Mon corps entier de fige. J'y crois pas. C'est une blague. Il y a vraiment quelqu'un qui se fou de ma gueule en quelque part. Bon la blague a assez duré, vous pouvez sortir les caméra et cette femme qui ressemble trait pour trait à ma.. à Fauve peut se tourner et crier ''On t'a eu'' avec Kurtis qui sort de la pièce d'à côté. J'ai chaud, j'ai froid. Putain c'est pas possible cette connerie. Elle ne peut pas.. elle n'est pas.. Bordel elle peut pas être ici. Dans tous les pays du monde, non, je refuse de croire à une telle coïncidence. Pourtant, au fond de moi, je sais que c'est elle, je peux le sentir dans mes tripes.

Je fais quoi là ? Je tente de rentrer dans ma chambre sans faire de bruit ? Je tourne les talons en espérant qu'elle ne m'a pas vu ? Je fonce direct sur elle en lui demandant ce qu'elle fait là ? Elle va me prendre pour une psychopathe qui est partie à sa recherche et qui fait semblant de tomber sur elle par hasard. Mes mains tremblent. Je sers la bandoulière de mon sac tellement fort que je commence à avoir les jointures blanches. Prise de panique, je me tourne vers la porte de ma chambre et tente d'ouvrir ma porte. Je tremble tellement que la carte refuse de fonctionner. Sans mentionner que je la tiens de tous les côtés sauf le bon. ''Putain!!''  
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Fauve G. Mortis
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Lun 23 Jan - 17:43


Mon esprit divague dans les hauteurs du centre-ville de Londres… En réalité, je suis loin d’ici. Souvent, je me demande ce qu’elle fait, où elle est, avec qui… Si elle sourit… Je n’ose pas l’imaginer pleurer. Pas elle… Elle était tellement belle… Et puis j’adorais l’entendre rire… Tant de joie de vivre en elle. Et pourquoi elle pleurerait, puisque son livre a été si bien accueilli par le public qu’on le demande à l’écran ? Elle le mérite. Sa plume est aussi belle que les harmoniques de piano de Sasha… Si sincère… C’est ça. Elle était si naturelle… Et moi… Je cours, je fuis mes démons comme on s’évertue à rattraper le temps. Chose absurde en soi. On ne rattrape pas le temps. Il passe, c’est tout. Mais je refuse de me laisser ensevelir par mes cauchemars. Alors je cours. Mais qu’arrivera-t-il si je m’essouffle un jour ? Je n’ose pas y penser…

Je soupire… Mes yeux se ferment… J’ai presque l’impression de sentir son parfum…

Je sursaute et rouvre les yeux brusquement, en regardant instinctivement si la porte de la chambre derrière laquelle avait disparu le photographe s’était rouverte quand quelqu'un jure, mais rien… Et… Le parfum persiste… Combien de fois ai-je rêvé si fort de croiser Sasha au détour d’une ruelle que j'ai cru le voir, le sentir, l'entendre… ? Je ne les compte plus. Je fronce les sourcils, et me tourne, presque sûre de me retrouver face à un ou une parfaite inconnu(e)… Mais… Je connais ce profil… Qui osait donc l’arborer? La copier, elle ? Evidemment qu’elle suscite l’admiration, et sûrement la jalousie aussi…. Avec de tels charmes si spontanés et sans artifice… Physiques et intellectuels… Mais à ce point-là… qui ose voler à ce point ce qu’elle est ? C’est interdit !

J’approche avec une forme de colère, tapie en moi. Mes talons claquent au sol. J’étais prête à déverser ma colère sur cette personne irrespectueuse et impertinente alors que je posais la main sur son épaule pour la tourner vers moi. Ceci fait, je me fige… Il n’y avait pas que le profil… Et nul ne pouvait avoir le même regard bleu, vif et saisissant… Si doux par moment… Brûlant aussi parfois… Le même nez… Et cette bouche…
Mon souffle se coupe, et ma main retombe. Sans doute que si mon cœur avait battu, il se serait arrêté…

« Mon dieu… »
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Mer 25 Jan - 2:42


   
Woody Allen a dit...
“La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir.”  



''Non.. pas Dieu.. juste Ash'..'' Sérieusement ? J'ai rien de mieux à dire que ça ? Y'a pas à dire, je bats des records aujourd'hui. T'façon, qu'est-ce que j'aurais bien pu lui répondre ? Déjà que je n'arrive même pas à la regarder. Je continue d'essayer d'ouvrir cette satanée porte sans résultat. Évidemment, ma main tremble tellement qu'il n'y a aucune chance que j'arrive à quoi que ce soit de performant. Je suis sensée faire quoi maintenant ? L'inviter à prendre un café ? En fait, je me vois mal me tourner vers elle avec un air de ''Hey Salut toi, contente de te voir, quoi de neuf ?'' !! C'est pas croyable comment elle me fait perdre mes moyens. Franchement, je ne sais même pas comment je dois me sentir en ce moment. Une grosse bouillie d'émotions autant complices que contradictoires. Il n'y a qu'avec elle que je perds mes mots..

''Je t'ai pas traquée en passant, je savais pas que tu étais ic..'' Alléluia !! La porte s'ouvre et moi je disparais derrière. Et tout ça, sans l'avoir regardée une seule fois. J'avais déjà assez de la main et de la voix qui tremblaient je n'avais pas besoin de me mettre à avoir le coeur qui palpite de croiser son regard. Quoi que avec ou sans son regard, juste de sentir sa présence près de moi, le résultat était le même. Je ne me souviens pas d'avoir déjà été aussi mêlée qu'en cet instant. Le soucis c'est pas seulement de vivre des émotions pêle-mêle, c'est que leur intensité plafonne. Je suis heureuse de la voir, un bonheur que j'ai du mal à décrire tellement c'est fort, puisque j'étais persuadée que jamais plus je ne reverrais son visage. En même temps, je ressens une profonde colère de la voir, de ramener le fait que si je la retrouve ici, c'est qu'en premier lieu, elle m'a quitté, elle a disparu du jour au lendemain, ne laissant qu'un cratère fumant dans ma vie. Je suis soulagée de la voir en un seul morceau, mais confuse de la voir ainsi vêtue. Bordel, quelqu'un à les instructions qui confirment combien de temps ça dur cette sensation ?

Rendue au milieu de la pièce, je laisse tomber lourdement mon sac au sol et m'assoit sur le bout du lit avant de me laisser choir sur le dos, les bras allongé bien ouverts et les yeux fermés. Évidemment, je n'avais pas fermé la porte derrière moi, trop pressée de m'éloigner. En fait, tout venait de se passer tellement vite que j'en venais à me demander si c'était bien réel. Peut-être qu'elle me manquait au point que je commence à l'imaginer sur mon chemin dans les endroits et situations les plus improbables. Dans un profond soupire de désespoir, je glisse mes deux mains sur mon visage en poussant un gémissement de découragement.
 
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Fauve G. Mortis
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Sam 25 Fév - 18:17


Ces mots résonnent dans ma tête sans que je ne les comprenne vraiment. Tout s’enchaine trop vite. Idée risible quand on y pense, si on considère que je peux me mouvoir trop rapidement pour être suivie par un œil humain. Mais dans le cas présent, je ne peux compter sur mon instinct de bête sauvage pour me guider quant à l’attitude à adopter. Les sentiments sont des notions qui dépassent de loin cet état primaire. Je reste figée là, à essayer de comprendre la situation qui se déroule sous mes yeux, et m’échappe totalement… Elle disparait avant que j’aie le temps de donner un sens à ces paroles qui, j’en suis persuadée, ne devaient pas être si désordonnée que j’en avais l’impression. Ashley avait toujours su s’exprimer… Trouver les mots. Autant pour traduire ses pensées que celles des autres. En lisant son manuscrit, j’avais plusieurs fois craint qu’elle me déchiffre. Qu’elle me perce à jour. Mais je dois rester dans l’ombre. Ma nature est un signe. Mes secrets sont jusqu’à présent, restés saufs.
Hébétée, je fais face à la porte entre ouverte, sans savoir si c’était une invitation, ou un oubli… Etais-je simplement en droit de la suivre ?

Je n’ai pas le temps de m’adonner au débat intérieur qui s’annonçait en moi, puisque l’autre porte s’ouvre sur le jeune dreadeux, son sourire ensoleillé aux lèvres… Pour ce que je me souviens du soleil. Je me surprends, une fraction de seconde, à me demander quel goût pouvait bien avoir sa peau après avoir emmagasiné une dose de rayonnement de l’astre de jour, mais sa voix me rappelle pourquoi je suis là.

« Tout est prêt la belle ! »

Son enthousiasme m’aurait fait sourire si mon ventre n’avait pas été noué par l’étrange échange avec l’écrivaine, réfugiée dans une pièce à, à peine quelques mètres de moi… Et cette impression d’inachevé presque douloureuse. Devant mon absence de réaction, le photographe approche et prend ma main pour m’attirer vers la chambre transformée en studio de shooting. Impossible de manquer son regard qui me parcoure de pied en cape alors qu’il recule vers son but sans me lâcher.

« Tu es encore plus belle quand tu bouges… »

La vibration dans de sa voix relève le coin de mes lèvres tant il est facile pour moi d’imaginer quel genre d’image pouvait bien lui effleurer l’esprit. Une partie de moi voulait se défaire de sa prise pour rejoindre l’androgyne. Mais… J’étais dans cet hôtel pour des raisons professionnelles. Et en ce genre de circonstances, les aléas de la vie privée sont assez mal venus. Ainsi, je suis mon partenaire, en soutenant ses iris aux airs de lagon tropical.

« A vous de le laisser voir à travers une image fixe… » Répondis-je sur un ton de défi.

Mes talons claquant sur le sol du couloir, aussi focalisée sur ma tâche que je pouvais paraitre, mon pas était en réalité réglé sur les battements du cœur de celle que quatre de mes sens percevaient, puisque en disparaissant derrière ce battant, elle m’avait rendue aveugle…
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Mar 7 Mar - 20:57


   
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Ça tambourine dans ma tête au même rythme que les battements de mon coeur qui sont, je dois l'admettre, loin d'être synchronisés sur une balade d'Aznavour. Je parierais sur du Avenged Sevenfold ! Je serre un peu les dents pour me donner une certaine contenance totalement inutile et pousse un profond soupire avant de me redresser sur mes coudes et ouvrir les yeux. Faut pas fuir la réalité. Déjà qu'en tant qu'écrivaine, j'ai tendance à vivre plus souvent dans l'imaginaire que dans la vie réelle, il faut que je fasse un petit effort pour prendre le dessus sur moi. C'est là que je remarque que je n'ai même pas fermé la porte. Mais quelle plaie ! Elle aurait pu prendre ça pour une invitation. Quoi que visiblement, je suis encore seule dans cette triste chambre ce qui veut probablement dire qu'elle a cru bon de tourner les talons et de repartir en courant. Ça ne me surprendrait pas, c'est pas comme si elle ne l'avait jamais fait.. Oh ça suffit, tu deviens mesquine !

À moins que... D'un bond, je me remets sur pied et marche à pas de louve ( Rolling Eyes ) jusqu'à la porte de la chambre. Lentement, subtilement, du moins le plus discrètement possible, je glisse ma tête au travers l'embrasure de la porte. L'espace d'un instant, je me suis surprise à l'imaginer là, hésitante et nerveuse à l'idée de se retrouver auprès de moi. Fais-toi à l'idée Ash' les contes de fées c'est que dans les livres. Je viens pour retourner dans la chambre quand j'entends des talons claquer au loin. Je sais pas pourquoi, mais je sais que c'est elle­. D'ailleurs, pourquoi elle était dans cette tenue ? Non.. impossible. Ma Fauve ne peut être ce genre de fille. Ça a beau être un hôtel classe, je ne peux pas l'imaginer faire ce genre de choses. J'ai besoin d'en avoir le coeur net.

Je referme la porte, clé magnétique en main et je marche silencieusement vers l'endroit d'où provient quelques éclats de voix. ''Tu es encore plus belle quand tu bouges'' WHAT?! La gorge nouée, j'approche encore. Les bruits que j'entends me rendent complètement dingue. C'est plus fort que moi, après m'avoir glissé une main dans les cheveux et sur le visage en soupirant, je pousse dans la porte de la pièce, un peu plus brutalement que je ne l'aurais voulu. On se calme la miss, on est pas dans un western ici. Pour le coup, j'ai l'air conne. Vraiment conne. De suite, je vois les toiles, les lumières, les installations. Je sais parfaitement ce que c'est pour l'avoir vécu à maintes reprises. Je regarde les gens présents dans la pièces qui me dévisagent. ''Je.. salut.. heum.. désolée.. ''

Bah bravo, digne d'un discours aux oscars! Avant de me ridiculiser encore plus, je sors de la pièce à la vitesse de la lumière c'est à peine si je ne me prends pas les pieds dans les fleurs du tapis. Je fais quelques pas dans le couloir avant de m'arrêter en appuyant mon front contre le mur. Je me fait violence pour ne pas donner un bon coup contre celui-ci, peut-être que ça me remettrait les idées en place ?
 
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Fauve G. Mortis
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MessageSujet: Re: "« Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être. » "    Lun 10 Avr - 19:58



Le photographe mord à mon hameçon… Son égo de mâle est attisé par mes mots. Je le vois dans ses yeux. Il a envie de m’impressionner, sous ses airs nonchalants. Comme les autres, il a envie de ses démarquer, et dans le métier, c’est essentiel. J’aime tester mes partenaires, dans tous les domaines. Savoir où sont leurs limites. Ca me permet généralement de savoir lesquelles des miennes je vais devoir mettre en avant, pour le bien et l’intégrité de tous… En temps normal, j’aurais donc, sans aucun doute, continué à souffler sur cette petite flamme de provocation, pour voir à quel point il aurait été capable de plier devant moi, en pensant que c’est moi qui suis en pâmoison devant lui… Les hommes…
Je soupire mentalement, en essayant de me concentrer sur la série de clichés qu’il a envisagés de faire. Comme je m’y attendais, mon peignoir tombe rapidement au sol. Même si j’ai quand même été photographiée avec, de dos…. Visiblement, il aime mes épaules dénudées, qui suggère la chute imminente du tissu. Je tiens mon rôle de muse faussement ingénue, sans y être vraiment… Parce que je l’entends, Elle… Sa tension… Elle approche… Aussi proche de la nudité que je puisse être, je peine à être lascive… A présent allongée sur le lit, je me cambre, offrant à l’objectif la souplesse d’un soupir suggéré par un souvenir brûlant. Pour mieux me concentrer, je ferme les yeux. Mais son odeur, je la sens… Et même les paupières closes, c’est son regard embrumé qui me revient…

Brusquement, la porte de la chambre-studio s’ouvre. Je rouvre les yeux en prenant sur moi pour me redresser à une vitesse qui ne trahirait pas ma nature…. Mais je me relève rapidement quand même, en jetant un œil au photographe qui, au regard de son  expression, s’apprêtait à signifier son mécontentement. Mais je suis déjà à la porte avant qu’il ait le temps de dire quoi que ce soit. J’imagine sans mal son souffle en suspens, stupéfait de me voir quitter la pièce avec mes sous-vêtements et mes chaussures pour seule parure… Si l’on fait abstraction de l’encre sous ma peau… Mon corps ne m’a que rarement fait honte… Ca n’est arrivé que lorsque j’étais encore captive en Enfer… Alors heurter la sensibilité des âmes qui pouvaient décider de traverser le couloir était le dernier de mes soucis.
J’ai le souffle un peu court. C’est ridicule, mon cœur ne bat plus depuis assez longtemps pour que j’en ai oublié la sensation de cette résonnance dans ma poitrine… Mais il faut croire que certains réflexes ont la vie dure.
Une fois dans le couloir, je me fige. Elle est là. En un sens, ça me rassure de la voir… Mais… Que faire maintenant… ? Apres avoir écouté ces sons qui martelaient déjà mon esprit pendant la séance photo pendant plusieurs secondes, je décide d’approcher après avoir ôté mes talons pour pouvoir rester silencieuse. Un pas… Puis deux… Le passage n’est pas si large… Quatre…. Cinq… Me voilà. Si proche que quelques centimètres seulement nous séparent. Je n’ose pas la toucher… Plusieurs fois, j’ouvre la bouche, puis là referme sans savoir quoi dire avant de briser le silence de la seule façon qui me vient à l’esprit. Hésitante et timide, c’est à peine si je reconnais ma propre voix quand elle franchit mes lèvres :

« Ashley… ? »
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